Le poêle à bois du 21e siècle

Chauffer des hôpitaux et des écoles avec des copeaux de bois, c’est l’ambition de Ducova, de Beauport. Déjà, les hôpitaux d’Amqui et de Roberval ont emboîté le pas.

Le poêle à bois du 21e siècle
Photo : Ducova

Il y a deux ans, l’Hôpital de Roberval, au bord du lac Saint-Jean, s’est mis à chauffer ses bâtiments avec des déchets forestiers. Car voilà que le poêle à bois se réinvente. Réduites en copeaux, l’écorce et les branches laissées au sol après la coupe entrent en contact, dans la chaudière, avec un véritable lit de lave : du sable chauffé à 850 ˚C. Ce feu de l’enfer consume presque tout. « La cheminée émet très peu de poussières, 24 fois moins que la norme permise ; c’est crucial, car l’hôpital est situé à proximité d’un quartier résidentiel », dit Marc-André Dumais, président de Ducova, la société de Beauport, près de Québec, qui a mis au point cette technologie.

Le chauffage à la biomasse, en vogue dans les pays scandinaves, commence à séduire les gestionnaires des immeubles publics québécois. Depuis 2009, l’Hôpital d’Amqui, dans le Bas-Saint-Laurent, se chauffe aussi avec des déchets forestiers, grâce à la technologie d’un concurrent de Ducova, la société sherbrookoise Idéal Combustion. Quatre autres hôpitaux et une vingtaine d’écoles des quatre coins de la province suivront l’exemple de Roberval et d’Amqui dans les mois à venir.

L’avantage d’une transition vers le chauffage au bois est double. Les résidus forestiers abondent dans la province, alors qu’il faut importer le gaz naturel et le mazout avec lesquels la plupart des immeu­bles publics sont actuellement chauffés. Et la collecte des résidus permet de sauvegarder quelques emplois dans une industrie forestière déprimée.

 

Lire le dossier «Vivre sans pétrole» >>

Et aussi : «Les champions québécois des nouvelles énergies» >>

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie