Le pouvoir anticancer des émotions: arnaque!

Peut-on se protéger du cancer, voire en guérir, par la pensée positive et le contrôle de ses émotions, comme l’avance dans «Le pouvoir anticancer des émotions», un livre du radio-oncologue Christian Boukaram déjà best-seller quelques semaines après sa parution ?

Non! Les innombrables études menées sur ce sujet n’ont jamais réussi à démontrer un tel pouvoir.

Les centaines de références avancées par ce médecin de l’hôpital Maisonneuve Rosemont à Montréal ne sont qu’une sélection choisie qui ne rend absolument pas compte de l’état de la recherche.

Le médecin n’a d’ailleurs jamais fait aucune étude à ce propos. Dans la base de données Pubmed, qui recense toutes les publications scientifiques en santé, je n’ai trouvé qu’un article signé de son nom. Il porte sur la récidive du cancer de la prostate après une radiothérapie.

Pire, la pensée positive peut être dangereuse, parce qu’elle fait reposer sur le malade une partie de la responsabilité de son cancer, comme l’explique très bien la Dr Josée Savard, dans «Faire face au cancer – avec la pensée réaliste», un livre autrement plus intéressant publié l’an dernier.

Cette spécialiste en psycho-oncologie de l’Université Laval, elle, a publié plusieurs articles scientifiques sur le sujet. Elle sait vraiment de quoi elle parle.

L’encadrement psychologique des malades du cancer et de leurs proches est fondamental et pas toujours bien assuré par les services de santé.

En leur donnant de faux espoirs, le Dr Christian Boukaram ne fait que risquer d’accroître leurs problèmes avec une pensée magique qui n’a absolument pas fait ses preuves.

Verdict? Arnaque.

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Je trouve vraiment dommage que vous jugiez ce livre en ne l’ayant même pas lu (ce qui est évident à en juger par votre critique). Vous dites que ce livre traite de pensée positive, alors qu’il n’en est rien! Il parle d’amour, d’acceptation de la maladie et de soi, et même de la mort comme d’une fin normale et indéniable. Le Dr Boukaram nous livre un message très important, qui va en fait à l’encontre de la pensée positive et de l’idée d’une recette magique anticancer : chercher à avoir du pouvoir sur la maladie, c’est lui donner du pouvoir. Il faut arrêter de penser qu’on peut “se battre” contre une maladie, car cela équivaudrait plus ou moins à se battre contre soi-même. Ce médecin qui a eu l’audace de se prononcer contre la rigidité de toute une communauté scientifique propose une approche globale pour favoriser le bien-être émotif, spirituel et physique, qui inclut de poser des actions en réaction à la réponse émotive. Cet ouvrage peut aider des tas de gens à accepter leur maladie, à cheminer plus sereinement dans leur traitement et ainsi à augmenter leurs chances de guérison. Je vous mets donc au défi de lire le livre en entier, et d’en faire une nouvelle critique!

Avez-vous seulement lu le livre ?
Il n’y est pas du tout question de pensée positive ou de pensée magique.
Ce livre, au contraire, nous donne une belle ouverture sur nous- même et fait du bien. J’ai adoré et je le recommande à tous.

Merci Dr Boukaram

Véronique

À lire votre texte, on s’étonne, car dans « Le pouvoir anticancer des émotions », il n’a jamais été question de guérir par la pensée positive. C’est plutôt un ouvrage qui propose d’équilibrer toutes les composantes de la santé, ce qui inclut l’aspect psychologique.

Comme vous le dites, l’encadrement psychologique des malades et de leurs proches est fondamental. Dr Boukaram prône d’ailleurs l’accès à davantage de ressources (psychologues, travailleurs sociaux, etc) pour les patients atteints de cancer.

En ce qui concerne les recherches effectuées, l’auteur dit clairement qu’il s’agit d’une revue de la littérature. Il n’a jamais prétendu rendre compte de ses propres recherches dans cet ouvrage.

Enfin, loin de donner de faux espoirs, « Le pouvoir anticancer des émotions » est un livre, très réaliste, qui met l’accent sur l’importance de traitements médicaux adéquats. De grâce, lisez le livre avant de le condamner!

Réaction du Dr Boukaram
Le pouvoir anticancer des émotions : un ouvrage à mille lieux de la pensée magique

Ceux qui ont lu le livre Le pouvoir anticancer des émotions le savent : ce livre ne parle ni de pensée positive, ni de pensée magique. Il prône plutôt un réalisme face à la mort et à la maladie. Les taux de cancer n’ont jamais diminué au cours des trente dernières années. À mon avis, il est temps de réexaminer cette question face à de nouvelles preuves scientifiques – provenant d’études effectuées sur des humains – démontrant l’impact de l’environnement sur le cancer.

Notre environnement est autant matériel qu’immatériel et comprend maintenant la souffrance émotive et l’adrénaline. On ne peut plus seulement faire la guerre aux cellules cancéreuses sans tenir compte de l’environnement dans lequel elles évoluent. En plus d’affaiblir les défenses naturelles du corps, l’adrénaline active les cellules cancéreuses par la libération de facteurs inflammatoires, par l’accélération de la néo-vascularisation des tumeurs et par l’inhibition de l’apoptose. Ceci fait en sorte de doubler, voire tripler la vitesse de propagation de cellules cancéreuses. Nous savons aussi maintenant que les périodes de souffrance catalysent les autres facteurs de risque du cancer et peuvent activer directement les gènes associés aux cellules cancéreuses via des phénomènes épigénétiques. Une étude prospective effectuée auprès de 10 000 femmes a démontré que celles qui vivaient un deuil non résolu doublaient leur risque de développer un cancer.

Une grande confusion vient du fait qu’en anglais, on fait une distinction entre healing et curing alors qu’en français, il n’existe qu’un seul mot: guérir. Dans mon livre, nulle trace de cure miracle. J’y traite plutôt de la possibilité que le bien-être potentialise les traitements médicaux reconnus (healing). J’ai toujours spécifié que le cancer n’est pas une maladie psychologique. Cela ne nous empêche pas de regarder l’évidence et de cesser de jouer à l’autruche face à des voies d’avenir. Dr David Servan-Schreiber a défié ses statistiques médicales alors qu’il était atteint d’un cancer fulgurant: il a réussi à tripler son temps de survie ! Il est un exemple parmi tant d’autres cas « inexpliqués » prouvant que les statistiques ne peuvent pas évaluer la complexité de l’être vivant.

Ensemble, nous pouvons travailler afin de développer un réseau de bien-être qui nous permettra de mieux traiter les personnes atteintes du cancer. Bien qu’il n’y ait pas de recette miracle, on peut certainement offrir des outils et de l’information aux gens afin qu’ils puissent cerner leurs propres besoins. J’applaudis d’ailleurs la décision de l’Université de Montréal d’impliquer davantage les patients dans les décisions médicales qui les concernent.

La majorité de mes patients font appel à des thérapies complémentaires. Ils le font car cela leur procure une paix intérieure et qu’ils espèrent ainsi contribuer à leur guérison. Pourquoi alors ne pas leur offrir des thérapies dont l’efficacité a été reconnue, à l’hôpital même, sous surveillance, avec des thérapeutes expérimentés ? Tout le monde y gagne : les médecins, les patients et les thérapeutes.

Les études effectuées dans le passé étaient des études quantitatives subjectives. Si certaines étaient négatives, ce n’est pas parce que le lien entre le mental et le cancer n’existe pas, c’est simplement que nous n’avions pas encore tous les outils pour établir cette relation. Nous avons maintenant des preuves biologiques directes. On réalise aujourd’hui que le corps et l’esprit interagissent ensemble et qu’il est préférable d’aborder la santé avec une approche intégrative qui permet de soigner une personne sous toutes ses facettes. Mais pour éviter toute confusion, je le répète: le cancer n’est pas une maladie émotive et personne ne peut guérir d’un cancer sans traitement médical. La pensée positive ne guérit rien. La pensée magique non plus.

Dr Christian Boukaram
Radio-oncologue
Auteur du livre Le pouvoir anticancer des émotions

Voici deux extraits du livre pour justifier mon opinion sur cet ouvrage.

page 83
«Voici une expérience peu appétissante, mais magique. En 1948, le Dr Meryl Rose étudiait les salamandres. Il sectionnait leurs pattes et mesurait la vitesse de leur régénération. Un jour, il s’est dit : «Et si je greffais une tumeur cancéreuse sur la patte d’une salamandre, que se passerait-il?». Après la greffe, si rien n’était fait, la tumeur poussait, envahissait les pauvres salamandres et les tuait. Le chercheur eu alors l’idée géniale d’amputer les membres malades des salamandres, juste sous le site des greffes. Comme d’habitude, la régénération survenait. Le membre de la salamandre repoussait en quelques jours, et la tumeur… fondait comme un glaçon et disparaissait sans laisser aucune trace ! En plus de faire repousser les membres, cette force tuait les cellules négatives et guérissaient le cancer». Ces résultats ont par la suite été confirmés par d’autres études. Il existe donc une force véhiculée par les nerfs, qui agit de manière miraculeuse et guérit le cancer.»

Voici aussi un extrait de la quatrième de couverture du livre:

«Par notre capacité à limiter nos émotions négatives et à émettre ou à capter des vibrations positives, nous disposons de potentialités insoupçonnées pour moduler notre ADN et repousser la menace croissante du cancer. ce livre nous propose de jeter un regard nouveau sur le monde et d’activer nos mécanismes de santé afin de connaître le bonheur de vivre que seuls l’équilibre émotionnel et la prise de conscience peuvent offrir.»

Trouvez-vous vraiment qu’on ne parle pas de pensée positive et de magie dans ce livre?

Vous n’avez clairement pas lu le livre avec ouverture d’esprit et vous êtes teintée d’opinions pré-concues. Vous citez des paragraphes complètement hors contexte (p.83). Si non, vous auriez également citez ceci:
« Ce guide complète les conaissances médicales actuelles, mais ne les remplace pas. nous ne sommes pas des salamandres et TOUS les conseils médicaux actuels de dépistage, ainsi que les traitements reconnus, doivent être intégralement respectés. »
p.95
Des interprétations comme les vôtres ont le pouvoir de nuire au message beaucoup plus profond du livre.

Mme Borde, en réponse à votre extrait de la 4e de couverture:
Non, on ne parle pas de pensée magique ou de pensée positive. On parle de vibration positive, tirée du concept de résonance, une réalité du monde physique bien expliquée dans le livre. Votre extrait nous dit d’ailleurs que « ce livre nous propose de jeter un regard nouveau sur le monde et d’activer nos mécanismes de santé afin de connaître le bonheur de vivre que seuls l’équilibre émotionnel et la prise de conscience peuvent offrir. » On parle d’équilibre, de conscience, de bien-être global, pas de pensée magique!

Pour ce qui est de votre exemple de la page 83, vous manquez un peu d’imagination pour prétendre qu’on parle de magie simplement parce que le mot « magique » est utilisé, bien sûr au sens figuré. Le contexte de cette anecdote de la salamandre est de montrer que le pouvoir de regénération et de guérison du cancer par les ressources de l’organisme est possible. On parle de la force intrinsèque de la vie! Pas de guérir des humains par la magie!

Des remarques en passsant …

« chercher à avoir du pouvoir sur la maladie, c’est lui donner du pouvoir »

« On parle d’équilibre, de conscience, de bien-être global, pas de pensée magique! »

» On parle de la force intrinsèque de la vie! Pas de guérir des humains par la magie! »

Non non utiliser des concept foireux ou des « théories » (pas dans le sens de théories scientifiques) qui reposent sur rien … c’est l’equivalent de faire appel a la magie …

Des internautes nous sortent des « force intrinseque de la vie » par-ci ou des « équilibre » par la comme Hermione dirait « Allohomora » ou « Oqulus reparo » sans qu’on sache trop pourquoi
dire un mot plutot qu’un autre aurait tel ou tel effet.

« des thérapies complémentaires »

Complémentaire le nouveau mot a la mode … disons que c’est moins ambitieux que « medecine alternative » …

J’imagine qu’on voudrait pas qu’un m.chose ou mme.chose décede de nos précieux conseils parce qu’il ou elle a arreté son traitement. Il y a toute une « science » de la denomination de ces chimeres ….

Médecine douce, médecine alternative, médecine complémentaire, médecine traditionnelle, médecine naturelle, médecine homeopathique, biologie totale, etc …

Moi je propose la médecine complémentaire alternative ….

Ultimement on peut bien dire :

» le cancer n’est pas une maladie émotive et personne ne peut guérir d’un cancer sans traitement médical »

ou

» le cancer n’est pas une maladie psychologique. »

mais si on ajoute :

» ce n’est pas parce que le lien entre le mental et le cancer n’existe pas »

pour nous dire egalement :

» c’est simplement que nous n’avions pas encore tous les outils pour établir cette relation »

C’est disons faire du style libre avec les mots …

Donc on resume le cancer n’est pas une maladie émotive ou psychologique mais il y a un lien entre le mental et le cancer, mais qu’on a pas encore les outils pour etablir cette relation.

Ouf … on n’a pas d’outil pour etablir la relation mais on semble en savoir assez pour faire un livre et nous dire » cesser de jouer à l’autruche face à des voies d’avenir ».

Mais le plus fabuleux c’est le tout de meme le titre « Le pouvoir anticancer des émotions » …

Mais comme d’habitude on cible des malades chroniques, maladie tel le cancer avec une évolution qui peut etre longue ( et donner du temps au patient pour se culpabiliser ) …

C’est drole on voit moins de livre le pouvoir anti-chez pas quoi pour les patients atteint de la bacterie mangeuse de chair ou les grands brules …

Les concept de « vibrations positives » et de « résonance » tels que décrit en (pseudo)biologie n’ont aucune réalité. Ce sont eux-mêmes des illusions.

Bonjour,

Merci pour ce petit encart d’esprit critique.
Contrairement à des idées reçues bien répandues, les études montrent que l’attitude du patient (optimiste ou pessimiste) face au cancer n’a pas d’impact sur le pronostic.
Alors un livre titré « Le pouvoir anticancer des émotions », ça ne peut qu’être une arnaque.

Cordialement.

@Olivier

C’est également ce que disent l’American Cancer Society et La Clinique Mayo, deux organisations qui, me semble-t-il, ne souffrent pas d’un déficit de crédibilité.
http://www.cancer.org/Treatment/SurvivorshipDuringandAfterTreatment/UnderstandingRecurrence/WhenYourCancerComesBack/when-cancer-comes-back-positive-attitude
http://www.mayoclinic.com/health/cancer/HO00033

Un succès de librairie n’étant pas un critère de validité scientifique, si le docteur Boukaram pense avoir en main une avenue prometteuse de traitement, il doit la soumette à ses pairs en publiant.. ailleurs que chez Les Editions de L’Homme.

Question intéressante, et complexe (voir lien), que celle des placebos. Il est généralement reconnu que ceux-ci peuvent avoir un effet réel sur les symptômes mais pas forcément sur la maladie elle-même. Avant de proposer de les éliminer, il faudrait se demander si on ne se prive pas d’un outil utile d’intervention, ne serait-ce que sur le bien-être et la qualité de vie du patient.
http://www.cancer.org/Treatment/TreatmentsandSideEffects/TreatmentTypes/placebo-effect

Pour l’avoir vu à mainte reprise de mélanger médecine douce à médecine traditionnelle avait des effets positifs tant sur la guérison réelle que morale, je trouve dommage de voir des gens qui s’obstine à l’essayer. Il perde quoi à l’essayer… Il y en a que s’ils n’ont pas de preuves scientifiques, ça ne fonctionne pas… Tant pis

quelles économies pour les états !!! alors nouvelles modes? ?
on a aussi nos émissions en france…

ARTE 22 nov 2011 à 20.40 – QUAND L’ESPRIT GUÉRIT LE CORPS

Comment pouvons-nous prendre une part active à notre guérison ? Tour d’horizon des méthodes susceptibles de renforcer notre « médecin intérieur ».
À chaque blessure légère, une petite coupure par exemple, nous constatons la capacité d’auto-guérison de notre corps. Mais cette aptitude se manifeste-t-elle dans des cas plus sérieux ? La médecine occidentale actuelle, axée sur la haute technologie et les traitements chimiques, semble faire peu de cas des solutions aussi simples et naturelles qu’un dialogue avec le patient. Certains praticiens, persuadés de l’importance et de l’efficacité de la collaboration avec le « médecin intérieur » présent en chacun de nous, développent des méthodes d’accompagnement originales. Quelles que soient leurs différences théoriques ou pratiques, ces approches encouragent le patient à explorer sa propre voie de guérison. Au-delà du profit personnel que chacun peut en tirer, l’ensemble de la société a tout à y gagner, en maîtrisant mieux le coût du système d’assurance maladie.

=========================
Documentaire de Sabine Goette (Allemagne, 2010, 52mn)
à voir et méditer.

@Paullus Les concept de “vibrations positives” et de “résonance” tels que décrit en (pseudo)biologie n’ont aucune réalité. Ce sont eux-mêmes des illusions.

J’ai exactement le même commentaire. Cette affirmation n’a absolument aucune base physique. De la part d’un radio-oncologue, cela fait peur! Heureusement, que ce sont les physiciens médicaux qui calculent les doses de radiations, alors que les radio-oncologues se limitent à suivre les protocoles!

En tant que radio-oncologue, exerçant la même vocation que le Dr. Boukaram, je tiens absolument à le féliciter pour son ouvrage remarquable. Selon statistiques Canada en 2011, l’incidence du cancer continue à augmenter. Toute les heures, à chaque jour, en moyenne 20 personnes seront diagnostiquées et 8 personnes
mourront de cette maladie. On estime donc 177 800 nouveaux cancer au Canada en2011 et 75 000 décès.

Comme le Dr. Boukaram, je travaille avec des patients atteints de cancer tous les jours. Il ne s’agit certainement pas d’un travail facile, peu de gens argumenterons le contraire. Prendre soin des patients atteints de cancer, c’est élaborer un plan de traitement qui offre le plus de chance de guérir ou de soulager leurs symptômes. Certes, ça exige que l’on soit au courant de toutes les nouvelles données rapidementchangeantes dans la littérature afin de prodiguer les meilleurs soins possibles. Cependant, ceci n’est selon moi qu’une partie et seulement une partie de notre
travail. Être oncologue, c’est écouter les patients, c’est les suivre pendant et après leurs traitements, c’est partager leur joie, leur peine, leur peur, leur souffrance et leur incertitude face à un avenir qui est très souvent incertain.

Je côtoie le Dr. Boukaram en tant que collègue, et son approche avec ses patients est exemplaire. C’est un médecin extrêmement humain et réaliste avec une curiosité scientifique inusitée. Par son ouvrage remarquable, il a été capable avec un langage simple et captivant de remettre sur la table des concepts déjà connus sur l’existence d’autres perceptions de la vie. À travers son ouvrage philosophique, il nous montre des points de vue différents et agit ainsi comme conciliateur. Il réunit comme il le dit si bien, la science et la conscience.

Ce n’est pas parce que les notions de ce livre sortent du discours conventionnel qu’elles sont fausses ou mauvaises. Au contraire, c’est en ouvrant nos perspectives qu’on évolue. Le nouveau paradigme n’est d’ailleurs pas inventé par le Dr.
Boukaram. Il fait tout simplement le réexpliquer à sa manière.

Le travail des journalistes est de demeurer objectif et non de défendre leurs croyances. Je suis attristé de voir cette critique complètement vide de tout argument valide. Contrairement à ce que dit la journaliste Valérie Borde, ce livre, si elle l’a bien
lu ou compris, n’a rien à voir avec la pensée magique. Il s’agit d’un ouvrage qui nous redonne le pouvoir, qui nous aide à faire face a beaucoup de problème de la vie, dont un qui risque certainement de nous toucher dans le futur : le cancer.

Nader Khaouam MD
Radio-oncologue

En tant que radio-oncologue, exerçant la même vocation que le Dr. Boukaram, je tiens absolument à le féliciter pour son ouvrage remarquable. Selon statistiques Canada en 2011, l’incidence du cancer continue à augmenter. Toute les heures,
à chaque jour, en moyenne 20 personnes seront diagnostiquées et 8 personnesmourront de cette maladie. On estime donc 177 800 nouveaux cancer au Canada en 2011 et 75 000 décès.

Comme le Dr. Boukaram, je travaille avec des patients atteints de cancer tous les
jours. Il ne s’agit certainement pas d’un travail facile, peu de gens argumenterons le contraire. Prendre soin des patients atteints de cancer, c’est élaborer un plan de traitement qui offre le plus de chance de guérir ou de soulager leurs symptômes. Certes, ça exige que l’on soit au courant de toutes les nouvelles données rapidement
changeantes dans la littérature afin de prodiguer les meilleurs soins possibles. Cependant, ceci n’est selon moi qu’une partie et seulement une partie de notre travail. Être oncologue, c’est écouter les patients, c’est les suivre pendant et après leurs traitements, c’est partager leur joie, leur peine, leur peur, leur souffrance et leur incertitude face à un avenir qui est très souvent incertain.

Je côtoie le Dr. Boukaram en tant que collègue, et son approche avec ses patients est
exemplaire. C’est un médecin extrêmement humain et réaliste avec une curiosité scientifique inusitée. Par son ouvrage remarquable, il a été capable avec un langage simple et captivant de remettre sur la table des concepts déjà connus sur l’existence d’autres perceptions de la vie. À travers son ouvrage philosophique, il nous montre des points de vue différents et agit ainsi comme conciliateur. Il réunit comme il le dit si
bien, la science et la conscience.

Ce n’est pas parce que les notions de ce livre sortent du discours conventionnel qu’elles sont fausses ou mauvaises. Au contraire, c’est en ouvrant nos perspectives qu’on évolue. Le nouveau paradigme n’est d’ailleurs pas inventé par le Dr.
Boukaram. Il fait tout simplement le réexpliquer à sa manière.

Le travail des journalistes est de demeurer objectif et non de défendre leurs croyances. Je suis attristé de voir cette critique complètement vide de tout argument valide. Contrairement à ce que dit la journaliste Valérie Borde, ce livre, si elle l’a bien lu ou compris, n’a rien à voir avec la pensée magique. Il s’agit d’un ouvrage qui nous redonne le pouvoir, qui nous aide à faire face a beaucoup de problème de la vie, dont un qui risque certainement de nous toucher dans le futur : le cancer.

Nader Khaouam MD

Tout d’abord, j’aimerais spécifier que je suis un avocat qui a perdu des personnes proches à la suite de cancers.

Bien que le livre ne puisse malheureusement changer l’issue de la maladie, il peut certainement aider les personnes atteintes du cancer durant les périodes plus difficiles, et, avec un peu de chance, les aider à grandir et s’en sortir avec le moins de séquelles psychologiques possible.

De plus, je trouve très insultant de condamner un livre que vous n’avez clairement pas lu.
Votre interprétation du livre, qui éloigne du message plus poussé et profond de l’ouvrage, me conduit même à me questionner si vous êtes teintée d’opinions pré-conçues, soit à la suite d’expériences personnelles négatives, ou peut-être par l’influence des gens de votre entourage.

Bonne ou mauvaise critique, il y aura toujours divergence d’opinions.
Le problème que j’ai avec votre critique, c’est que vous qualifiez le livre « d’arnaque ».
En tant qu’avocat, je sais que les mots veulent dire quelque chose, qu’ils ont un certain impact. Même chose en journalisme. Un mot n’est jamais écrit pour rien.

Le Petit Robert définit le terme arnaque comme suit:
« Escroquerie, tromperie, fait de tromper qqn pour obtenir qqch. »

Je prends offense dans l’usage spécifique de ce terme.
Les docteurs ne décident pas de pratiquer la médecine pour les bénifices monétaires que la profession peut leur rapporter.
Surtout, ils ne prennent pas de leur temps personnel, en coupant aussi sur les heures de travail, pour écrire un livre, en pensant aux avantages. Ils le font, comme Docteur Boukaram l’a fait en écrivant ce livre, non pas pour donner de faux espoirs, mais parce qu’il est important de mettre sur papier l’évolution de la compréhension scientifique du corps et de l’esprit.

Et si c’était juste de moi, je vous poursuivrais en diffamation.

Wael Kilani

D’abord, félicitations au Dr Boukaram pour le succès de son livre et merci de nous partager le fruit de plusieurs années de recherche. Un livre rafraîchissant et écrit pour un large public! Oui, je suis d’accord, c’est une nouvelle façon d’aborder la question du cancer, mais pourquoi pas???
Il faut être ouvert à ce qui est offert à nous pour prendre soin de notre âme, de notre corps, de nos émotions… Ce livre nous explique bien toutes ces différentes possibilités. Libre à nous d’adhérer à l’une ou l’autre de ces options pour grandir! C’est peut-être à différents moments de notre vie que nous allons adopter une façon de faire plus qu’une autre… tout dépend de notre cheminement personnel. Nous sommes en constante évolution et il n’y aura jamais assez de moyens pour prendre soin de nous.
Nous vivons dans un monde ou tout va vite et ou le stress et le cancer sont omniprésents. Prendre le temps de m’arrêter et de lire ce livre en soit, m’a permis d’élargir encore plus mes horizons et d’être plus à l’écoute de moi…
»Le pouvoir anti-cancer des émotions », un livre à lire et à relire!

Madame,
je suis désolée que votre profession de journaliste scientifique ne vous a pas enseigné la différence entre jugement et discernement ou diffamation.
Votre qualification du livre de Dr Boukaram comme une « arnaque » ne contribue nullement à l’avancement de la science et d’un débat éclairé.

Peu importe l’intervention médicale, tous les médecins sont d’accord que la collaboration de leurs patients est grandement nécessaire pour favoriser les résultats souhaités.
Peu importe la méthode, si le patient s’occupe de son « terrain », c’est-à-dire de sa personne sous tous les aspects ne contribue pas nécessairement à une « guérison » physique, mais éventuellement à équilibrer d’autres aspects de sa personne.
Il me semble que le métier de médecin n’est pas de combattre la mort – illusion répandue du paradigme mécanique – mais de contribuer à la qualité de vie d’une personne.
C’est la personne seule qui a un pouvoir sur sa vie intérieure et qui désire ou non collaborer avec le médecin.
Je salue le Dr Boukaram et ses collègues médecins qui encouragent leurs patients à s’occuper d’eux-mêmes et de chercher des réponses qui augmentent leur bien-être en leur redonnant du pouvoir sur eux-mêmes, au lieu de promouvoir l’ignorance et l’unique crédo aux pharmaceutiques.

Pour une lecture plus avisée et pertinente du livre du Dr Boukaram, je vous réfère à l’article de votre collègue Denis Méthot (paru dans L’actualité Médicale du 23 novembre 2011).

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