Le projet délirant de Philippe Couillard

Quelle mouche a bien pu piquer le premier ministre pour qu’il relance l’idée farfelue d’un monorail entre Québec et Montréal ?

La fièvre électorale avait dû frapper vraiment fort le premier ministre Philippe Couillard, au dernier congrès du Parti libéral, pour l’amener à parler de la possibilité de construire un monorail entre Québec et Montréal, « le projet d’un mandat », a-t-il dit.

Un monorail suspendu au milieu de l’autoroute 20, ça frappe l’imagination. Ça flatte aussi la fibre nationaliste, quand on apprend qu’il pourrait fonctionner avec le fameux moteur-roue québécois, conçu par Pierre Couture. Seulement voilà. Dans l’état actuel des choses, je ne vois pas comment on pourrait arriver à réaliser un tel projet… en moins de 10 mandats !

Pour l’instant, ce monorail est une vue de l’esprit défendue par un petit groupe de personnes, le regroupement TrensQuébec, qui opère en dehors de tout cadre institutionnel. On n’en entendrait jamais parler s’il n’était pas régulièrement remis dans l’actualité par des politiciens (de toutes allégeances) prompts à tirer profit du rêve et de la méconnaissance qu’ont bien des gens de la manière dont s’élabore une nouvelle technologie de transport. Je ne dis pas que ce monorail est impossible à réaliser. Mais la route risque d’être très, très longue avant un éventuel succès.

Les partisans du monorail demandent au gouvernement du Québec de mettre 200 millions de dollars sur la table pour faire un banc d’essai de cinq kilomètres. Mais où sont les études techniques préliminaires, les partenaires industriels et scientifiques qu’on s’attendrait à retrouver derrière une telle proposition ?

Pourquoi aucune université ni entreprise ne s’est-elle engagée dans ce projet depuis l’estimation de son coût de revient (12 millions de dollars du kilomètre), un calcul présenté en 2010 dans un document de l’Institut de recherche en économie contemporaine ?

Pourtant, l’argent et la volonté ne manquent pas dans le monde afin de soutenir la recherche de nouvelles solutions pour le transport de passagers. Le monstre né de la fusion d’Alstom avec la division des transports de Siemens a un chiffre d’affaires de plus de 22 milliards de dollars… soit deux fois moins que le chiffre d’affaires du géant chinois CRRC. Pour réussir à demeurer concurrentielle face au faible coût des produits chinois, Alstom-Siemens n’a d’autre choix que d’innover.  La même logique s’applique à Hitachi, Bombardier et des centaines d’autres équipementiers.

Un peu partout sur la planète, des dizaines de nouveaux systèmes de transport de passagers par voie ferrée et par monorail voient le jour chaque année.

En Chine, la société d’État CRRC a annoncé en juillet qu’elle a conçu un prototype de monorail suspendu avec un système d’aimants permanents qui pourrait ressembler au projet québécois. La construction d’une ligne de 55 km a débuté l’an dernier. Fin octobre, BYD, autre géant chinois des transports électriques, a signé un contrat avec le gouvernement égyptien pour la construction d’un réseau de monorail de 128 km dans la ville d’Alexandrie. En août, Bombardier a décroché un contrat de production de 288 nouvelles voitures pour le monorail de Bangkok. Tous ces projets ont un point commun qui les distingue de ce qu’imagine TrensQuébec : la vitesse du monorail qui, au mieux, atteint 80 km/h. On est très loin de pouvoir faire Québec-Montréal en une heure avec ça !

Il est très surprenant que le projet québécois, s’il est à ce point révolutionnaire, n’ait pas fédéré quelques appuis industriels, au moins en Chine. Surtout que c’est là-bas que le fameux moteur-roue qui ferait avancer ce monorail a finalement trouvé une application à grande échelle : TM4, filiale d’Hydro-Québec, en équipe principalement des autobus.

Si les promoteurs veulent vraiment que leur projet avance, ils doivent suivre les règles du jeu : trouver des partenaires prêts à y consacrer un minimum d’argent, réaliser de vraies études préliminaires en s’associant avec des chercheurs (qui pourraient être financées par les fonds de recherche du gouvernement du Québec) et monter un plan d’affaires.

Dans l’état actuel des choses, l’Hyperloop d’Elon Musk, un concept autrement plus futuriste, avec des capsules voyageant sous vide à près de 1 000 km/h, est plus avancé que le projet de monorail Québec-Montréal. En Ontario, la jeune pousse Transpod s’investit aussi dans le transport sous vide et a commencé à publier ses analyses. Il reste qu’il faudra sans doute des décennies avant que l’Hyperloop puisse devenir réalité, compte tenu des défis techniques et des coûts.

Car faire mûrir ce genre de technologie demande du temps. Par exemple, le premier brevet pour le Maglev, le train à lévitation magnétique, nettement moins révolutionnaire que l’Hyperloop, a été déposé dans les années 1950 et les essais initiaux ont eu lieu dans les années 1970. Mais encore aujourd’hui, aucune grande ligne de Maglev n’a vu le jour dans le monde. Trop cher.

De tels moyens de transport ultrarapides tiennent du rêve pour un endroit comme le Québec, où la densité de population ne permettra pas de rentabiliser des innovations aussi coûteuses dans un avenir prévisible.

Agir plutôt que rêver

Pour le trajet Québec-Montréal, le ministre des Transports, André Fortin, a tenté de ramener sur le plancher des vaches les plans annoncés par Philippe Couillard, en précisant hier qu’un projet futuriste n’est pas incompatible avec les plans de VIA Rail de mettre un train à grande fréquence sur cette ligne, un projet de quatre milliards de dollars à l’étude par le gouvernement fédéral. On aurait effectivement tort de lever le nez sur cette option, qui a l’immense mérite… d’être réaliste. Peut-être que c’est ce qu’on peut se payer de mieux pour l’instant.

Mais Québec insiste : il veut un projet « plus grand ».

Pourtant, il suffit de consulter le dernier budget de Québec pour voir que le gouvernement provincial ne fait rien d’important pour essayer d’améliorer la desserte Québec-Montréal. Un chapitre entier du budget s’intitule « Des initiatives majeures pour favoriser la mobilité durable ». L’offre actuelle de transport collectif entre Québec et Montréal — basée sur des trains et des autocars polluants, trop chers et trop lents pour vraiment entrer en compétition avec l’auto — est l’archétype de ce que l’on peut faire de moins durable…

Or, pour soutenir le transport collectif en dehors des villes de Québec et de Montréal, le gouvernement a décidé que l’aide financière sera désormais versée aux organismes de transport selon leur performance afin de les inciter à offrir des services plus efficients. Mais avec quel argent pourraient-ils y parvenir sans une hausse considérable de la fréquentation ?

Sur le trajet Montréal-Québec, Keolis Canada, à qui appartient Orléans Express, se débat comme un diable à essayer toutes sortes de structures tarifaires et à trouver des moyens de contourner les éternels travaux et la congestion pour arriver à l’heure. Elle est maintenant capable de proposer des trajets à 25 dollars à certaines conditions. Mais pour y parvenir, elle a dû diminuer la flexibilité de son service (les réservations sont désormais obligatoires), allonger certains trajets (en incluant un arrêt à Drummondville) et réduire ses services ailleurs au Québec.

Dans la même catégorie
47 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Demander que des « chercheurs » s’intéressent à ce projet, alors qu’il a déjà été « pensé » par un des plus réputés chercheurs que nous ayons, et qui a été cavalièrement « tabletté » par l’incurie de nos administrations publiques, nous montre encore une fois que l’inefficacité a un avenir glorieux devant elle. Oui ce type de transport risque de réduire les pertes de temps et de matériels, oui il demanderait à ce que nos industries sidérurgiques dégagent leurs carnets de commandes américains pour faire de la place aux projets locaux, contrairement à ce que notre bon gouvernement leur a indiqué de faire par son comportement. Oui ça « conserverait » de l’argent plutôt que d’en « importer » de notre gros voisin, oui ça risque de demander moins de réparations et d’énergie épuisable et polluante, contrairement à ce que toute « la planète » nous demande de faire. Mais est-ce que la prudence suite à l’affaissement économique de 2008 serait nuisible aux familles et à l’État? Il nous a été clairement interdit en 1996 d’imaginer un véhicule « hybride », qui eusse pu nous permettre de traverser plus sereinement les crises pétrolières, ou énergétiques récurrentes, alors, est-ce qu’on doit absolument se mettre la corde au cou pour le plaisir de la princesse? Je ne le crois pas. J’ajouterais même qu’il serait plus opportun pour celle-ci de prévoir à long terme pour le cas de coups durs ou de soubresauts de l’économie locale et mondiale. Des véhicules personnels auraient été plus adéquats sur nos infrastructures disparates, mais faute de volonté politique et cause de vues commerciales restreintes, il semble qu’on ne nous laissera pas accomplir l’utile et le nécessaire…

La « réputation » d’un chercheur n’est pas un critère en science. ll faut des publications, des données, bref, des faits solides. À cet égard, les expériences en cours en Chine et ailleurs sont beaucoup plus parlantes et offrent des données sur lesquelles on peut s’appuyer, au contraire d’une opinion basée sur la réputation d’une personne.

Il est juste en effet que de voir une liaison rapide par monorail entre Montréal et Québec en l’espace d’un mandat, cela semble un peu trop beau pour être vraiment réaliste… au train-train où vont les choses. Mais le REM était encore inconcevable voici seulement deux ans et cela va pratiquement voir le jour prochainement.

L’idée à tout le moins de remettre ce projet sur les rails, cela me semble digne d’intérêt. Reste bien sûr à voir et savoir quels moyens et quels outils on se donne pour pouvoir réaliser un tel projet. J’espère ou j’aimerais bien qu’on ait des annonces en ce sens dans les prochains mois.

Le fait est bien pourtant qu’entre le nouveau Pont-Champlain, la reconstruction de l’Échangeur Turcot et même le décollage de la Cseries, on observe un bouillonnement qui n’existait pour ainsi dire plus depuis 50 ans. Alors, allons savoir, peut-être que c’est l’heure du Québec pour finalement connaître une nouvelle reconnaissance et une envolée.

Ainsi, nous aurions comme tort de ne plus vouloir recommencer à rêver. Quand la volonté y est, il y a un chemin.

Pour utiliser votre formulation cinglante, « quelle mouche a bien pu vous piquer vous qui déclamer la vérité et ridiculiser des politiciens, des scientifiques et des milliers de personnes qui croient en un projet comme celui du TrensQuébec?

Votre brûlot ressemble à de la détestation plus que d’une analyse sérieuse basé sur des observations scientifiques avec des « l’idée farfelue » … « Ça flatte aussi la fibre nationaliste », …ce monorail est une vue de l’esprit défendue par un petit groupe de personnes, » … » des politiciens (de toutes allégeances) prompts à capitaliser sur le rêve et sur la méconnaissance ».
Vous faites des amalgames et donner des informations incomplètes pour ne pas qualifier encore plus vos références.

De deux choses l’une, où bien ce projet mérite d’être pris en compte pour une faisabilité ou bien l’idée du monorail ne tient pas « la route ». D’un côté vous décriez le projet québécois et de l’autre vous nous énumérés des projets en développement dans le monde.
Le Québec n’a pas à demeurer spectateur du développement technologique dans un domaine. Il a les capacités technologiques, sciatiques et professionnelles pour en développer.
Vous écrivez que ce projet est « une vue de l’esprit défendue par un petit groupe de personnes », or c’est plus de 55,000 personnes qui ont voté en sa faveur (nom et adresses). De plus, une pétition de 7,400 personnes à été déposé à L’Assemblée nationale en 2012, des analystes éminents comme Louis-Gilles Francoeur l’ont soutenu, Claude Béland, ancien président du Mouvement Desjardins a été sur la Conseil d’administration, Réjean Porlier, président du syndicat des technologues d’Hydro-Québec, etc.
Je vous suggère fortement de demeurer dans votre sphère d’expertise sans biais politique, cela maintiendra un certain intérêt pour vos écrits.

Bonjour Daniel,
Votre premier argument est de faire appel à la fibre nationaliste, votre deuxième argument est de mentionner que des personnes souhaitent un meilleur service et votre troisième argument est de citer des gens qui font de la politique et qui n’ont pas de titre qui démontre leur expertise technique. Tous ces arguments sont justement réfutés dan sl’article original. L’avez-vous lu?

Mme Borde j’ai ce commentaire et ça n’a rien à voir avec mes convictions partisanes mais je pense que sur cette question vous faites votre travail à la perfection: éteignoir.

Bonjour Madame Valérie Borde, je suis un peu étonné de ce que vous avancez ! D’autant de la plume d’une journaliste scientifique ! Je n’ai lu là dans votre charge contre le monorail aucun argumentaire probant susceptible de convaincre le pragmatique que je suis. Ce qui est étonnant ici ce n’est pas que la Chine ou d’autre pays ne s’intéressent pas pour le moment à la dite technologie, un commentaire qui sois dit en passant n’a rien d’un argument de causalité ; non, ce qui est étonnant c’est que dans votre démarche vous sautiez allégrement aux conclusions en omettant une ‘’véritable observation’’ objective ! Vous faite une hypothèse sans observation exhaustives, sans connaitre tous les faits, et puis vous escamotez la ‘’démonstration’’ pour finalement interpréter et conclure ! Est-ce là ce que vous avez appris de la démarche scientifiques ? Mais encore ? La Chine extrait et absorbe presque la moitié de la production mondiale de charbon ! Le charbon fournit les trois-quarts de l’électricité chinoise. La Chine est maintenant le plus grand consommateur mondial d’énergie ! Pétrole, charbon… donc pas encore trop intéressé par les énergies vertes… Demander vous quelles sont les motivations d’un pays et vous comprendrait ses choix ! Rien à voir avec cet argument que vous sous-tendez ‘’objectif’’ à l’effet que si la Chine et les autres pays ne s’intéressent pas au monorail c’est parce que c’est pas ‘’bon’’.

Il est un fait notoire voir patent que nombre de technologies intéressantes dorment sur les tablettes de l’oublies. Vous ne saviez pas ? Et bien oui ! C’est un fait ! Que ce soit en matière d’environnement, technologies, médicales, etc. ce qui ralenti une bonne idée ne tient pas toujours de la nécessité objective… C’est le moins que l’on puisse dire ! Ceci étant, je ne suis ni pour ni contre le monorail, trop d’inconnus encore, ce qui n’interdis pas de s’y intéresser ! Comme en toutes choses nouvelles, la première étape est de tester la ‘’mécanique’’ ainsi que sa rentabilité avant de convaincre la planète d’acheter cette nouvelle technologie. Dans le contexte environnemental actuel, toute nouvelle technologie ‘’verte’’ mérite d’être étudier. Aussi il n’est pas déraisonnable de tester ce monorail. Il est impératif à ce stade-ci de notre histoire d’explorer toute les avenues possibles susceptibles de remplacer les énergies fossiles. Quant aux réelles motivations de notre clown national M. Philippe Couillard, ça c’est une autre histoire…. Faut pas tout mélanger. S’il s’avère que technologie n’est pas rentable ou fantaisiste et bien ne la faisons pas. Mais avant de s’opposer pour s’opposer, attendons la suite…. En tout respect Madame Borde.

« Je n’ai lu là dans votre charge contre le monorail aucun argumentaire probant susceptible de convaincre le pragmatique que je suis. »
1) Le monorail est testé ailleurs dans le monde et file à 80 km/h.
2) Les promoteurs de la version québécoise du monorail sont incapables de trouver des partenaires financiers pour leur idée, alors que des partenaires financiers pleuvent ailleurs dans le monde pour des projets similaires. Ça devrait éveiller les soupçons du pragmatique que vous êtes.

Le monorail c’est beau mais c’est un rêve technologique qui n’existera peut etre jamais, dont le budget de développement (comme tous les budgets de développement risque d’exploser) et surtout qui n’a pas grand avantage comparé aux solutions déjà existantes. Pas moins dispendieux, pas plus rapide … que par exemple les trains à grande vitesse qui existent un peu partout. On peut très bien imaginer une ligne Québec-Montréal-Ottawa-Toronto en TGV. La technologie existe et est éprouvée, l’Ontario et le Fédéral financerait une partie et c’est un trajet qui a du sens. A plus de 300km/h, Québec Montréal se ferait en 1h!!

D’accord mais avec une approche de gestion XXIe siècle ce qui fait défaut à Via Rail qui gère le train comme dans la première moitié du XXe. Utiliser et stabiliser l’emprise actuelle pour permettre une plus grand vitesse, doubler les rails, électrifier si c’est possible, avoir des départ plus tôt et en soirée, sont des pistes à explorer pour rendre le train plus attrayant et diminuer de moitié le temps du déplacement.

Deux documents sur le projet du corridor Québec-Windsor sont disponibles au ministère des transport (fédéral). Ce sont les rapports de faisabilité en 1998. Déjà à cette époque, les coûts étaient astronomiques compte tenu que ce projet exige une voie dédiée. Les côuts d’achat des terres où il s’établierait dépasse 35% du coût total du projet, si ma mémoire est bonne.

20 ans plus, je ne conçoit toujours pas un TGV qui, en passant, ne passe pas le test d’une assise stable (dont le sol ne gèlerait jamais). En France, les trajet du Nord exigent que les TGV réduisent leur vitesse à 235 km heure durant les mois d’hiver, i.e. le nombre de jours où il y a possibilité de gel des sols qui ne représente que 16% de ceux du corridor Québec-Windsor, surtout en sol Québécois.

Je vois mieux adapté, le monorail suspendu dont l’empreinte au sol est minime par rapport à une voie ferrée dédiée.

ce n’est pas Mr Couillard qui en as eu l’idée en premier, mais, cela est une bonne idée . je souhaite que le projet se réalise.

Ce que je vois dans cet article est fort parti contre
Je n’ai aucune confiance dans le projet de Via-Rail il devais améliorer le service et il fait le contraire le service est plus mauvais qu’il y a 30 ans. Il a déjà toute une série de bonnes raisons à nous servir pour justifier ces échecs. Nous aurions probablement des voitures électriques, si nos politicien aurait été plus audacieux il y 20 ans, mais on tués tout ça dans l’œuf, des monorails il y a qui existe depuis 100 ans, le journaliste devrait faire ces devoir comme il faut… Une chance que l’a pas écouté ces trouble-fête, on serait encore ç la chandelle. Pas de lignes Haute-tension à 735 kv. Et un TGV Québec Montréal en hivers je n’y croit pas du tout.

Le plus gros défaut, aux yeux de plusieurs « commentateurs/influenceurs », de ce projet? Simple: il vient tout droit des Libéraux et de M. Couillard. Point!

Si le même projet avait été présenté par les Solidaires ou les Péquistes, alors là, il aurait trouvé grâce aux yeux de tous.

En effet, mais ils ont la mémoire courte, c’est bien les péquoistes qui étaient au pouvoir en 94 et qui ont mis la hache dans ce projet. Sans compter leur opposition contre le projet de la Baie James parce qu’ils prévilégiaient le nucléaire.

Vous avez tout à fait raison Mme Borde. J’ai fait des recherches et il n’existe actuellement aucun monorail à grande vitesse dans le monde le plus rapide,celui de Chongqing Rail Transit en Chine, va à moins de 100Km/hre. Pour relier Montréal-Québec en 1 Hre il faudrait un monorail qui va à environ 250Km/hre. Si un tel monorail existait déjà ce sera plus censé d’acheter la technologie existante que de tenter d’en recréer une nouvelle version. J’espère que le gouvernement du Québec ne se lancera pas dans une telle aventure car ça risquerait d’être le Muskrat fall du Québec. i.e. référence au projet de barrage de la province voisine.
Les politiciens ignorants de la technologie se laissent berner facilement par les lobbies.
Le chef de la CAQ avec sa baie James du 21ème siècle n’est pas mieux. Le complexe de la Romaine n’est même pas complété qu’on est déjà en surplus de production.

Les surplus ne dureront pas très longtemps avec l’électrification des transports. En fait c’est le contraire, le projet Poste de la Baleine devrait voir jour dès que possible puisqu’il exigera 12 années de travaux. Si les péquoistes n’avaient pas mis la hache dans le projet en 94, il serait terminé avec des coûts raisonnables. Le même projet aujourd’hui coûtera trois fois plus.

Pourquoi on se mêlerait de ça au Québec? Un petit peuple qui a nationalisé l’hydroélectricité et est devenu une référence en la matière à travers le monde. On n’est pas capable d’accoucher d’un projet innovant, voyons donc. Laissons VIA Rail s’occuper du transport des passagers sur rail au Canada. Il me semble qu’ils ont su démontré plus d’une fois leur efficacité en matière de service-client, de ponctualité et d’efficacité.
😉

Vraiment, qu’en savez-vous?
Le seul avantage que je peux voir à la gestion à la chinoise est qu’eux, contrairement à nous, peuvent planifier à long terme

Un monorail entre Gatineau et Ottawa au Centre-ville des deux villes et un monorail au lieu de la ligne rose à Montréal. Entre Toronto et Montréal, un TGV. Voici des projets qui ont du Gros Bon Sens. pour le reste ce ne sont que des Ballons politiques pour jeter des mirages à nos visages.

Très intéressant et article sur le monorail. Mais il serait très dommage que cette initiative se termine par la réalisation d’un projet à grande fréquence (TGF) comme celui désuet de Via Rail au lieu d’un projet d’avenir à très grande vitesse (TGV).

Des journalistes étaient en Chine dernièrement et vantaient le TGV reliant l’aéroport au centre ville en quelques minutes. la Chine d’ailleurs en voie de promouvoir des TGV de sa technologie aux États-Unis. Des pays moins populeux que nous ont des TGV. Nous avons une compagnie qui construit des trains et des wagons pour des pays partout dans le monde et nous devons nous contenter ici de trains lents. C’est une aberration qu’il faut corriger rapidement. Le projet à grande fréquence (TGF) de Via n’est pas la solution d’avenir qu’il nous faut.

Il ne s’agit pas de mesurer la population absolue mais la densité de population. La question est la suivante. Étant donner que le développement d’un monorail grande vitesse risque de coûter des milliards de dollars est-ce justifié économiquement. Ça dépend de l’achalandage du monorail en question une fois installé. Est-ce qu’ils y aura suffisamment d’utilisateurs pour le rentabilisé. Je ne suis pas convaincu.

Pouvez vous nous donner le nom de ces pays s.v.p. car la technologie des trains à grande vitesse existent sur papier et non sur le terrain à ce que je sache.

Je ne suis ni pour ni contre! Je suis québécois après tout. Tout ce qui me vient en tête lorsque je pense à un monorail c’est un épisode de la série des Simpsons ou tout Springfield devient chaotique en 22 minutes! Évidemment, c’est moi le cynique… pas les politiciens! Commençons par aligner les boulons du nouveau pont Champlain, grâce à notre génie québécois des PPP! Que je suis fatigué…

You hou…..Suis-je la seule à me poser cette question qui me semble fondamentale et qui explique pourquoi nous n’ayons pas de solution plus rapide et alternative à ce jour : combien coûterait le billet pour faire le trajet ? C’est beau mettre des milliards de $ dans la colonne «dépenses» pour bâtir un projet futuriste qui flattera notre fibre nationaliste et soignera notre besoin insatiable de reconnaissance, mais que met-on dans la colonne «revenus» pour équilibrer le tout ? Combien de passagers seront nécessaires pour payer ce beau projet et à quel prix prévoit-on devoir vendre le billet de passage ? On donne des exemples de mégalopoles en forte croissance où le volume de passagers permet de se payer des solutions coûteuses. Mais ici dans notre réalité démographique, est-ce un projet qui fait un minimum de sens ? La créativité n’est pas de proposer le projet le plus futuriste mais la solution la plus progressiste et adaptée aux besoins. Je vote pour un projet d’une voie réservée de l’autoroute 20 sans limite de vitesse où circuleraient des voitures électriques en conduite autonome construites ici et mettant à profit nos cerveaux les plus créatifs en transports électriques. Ça ca fait du sens et c’est tout à fait possible à coûts moindre et sans risque d’éléphant blanc de plus à nourrir pour les 30 prochaines années !

Son projet délirant! Simple voyons ça se résume à ceci: « Je veux être réélu et vais tout fairer, même promettre la lune s’il le faut ». Voilà. Maintenant lui reste à apprendre à sourire comme la mairesse Valérie, ce qui se pas chose facile.

J’aborde dans le même sens que Yonel: la CAQ risque de prendre le pouvoir et les libéraux paniquent et essaient avec ce projet d’aller chercher des votes même s’ils savent qu’ils ne pourraient jamais le réaliser!!! On n’est pas des valises!

Est-ce que tout le monde est tombé dans le piège tendu par le PM Couillard pour faire dévier Jean Charest des écrans radars braqués sur son personnage lors du dernier congrès du parti libéral à Québec pendant la fin de semaine dernière?
L’affaire Ouellet, Bibeau et compagnie était pourtant proche de soulever beaucoup de poussières balayées sous le tapis pour embarrasser l’ancien PM. Voilà pourquoi notre actuel PM a rappeler un projet gigantesque pour changer les « humeurs » du peuple.

C’est du n’importe quoi … pourquoi ne pas investir dans l’éducation … notre vrai avenir ce sont nos jeunes …

Je suis en accord d’investir sérieusement en éducation.
Mais améliorer les transports collectifs électrifiés c’est essentiel et incontournable … alors quand nos jeunes seront des travailleurs et concepteurs ils seront fiers des innovateurs Québécois qui auront conçu ce monorail électrique qui peut être exporter partout dans le monde. c’est le lien entre des AGV/TGV et des services de transports de proximité .

Je crois que ce projet pourrait réussir si on osait y réfléchir , faire un projet pilote, fignoler tous les détails et finaliser sa réalisation avant de dire que c’est impossible.
Dans, les années 60 on disait que le transport THT à 735 Kv était illusoire. une démonstration de labo, maintenant il y a des millions de KM de lignes 735 Kv partout dans le monde, et en Chine on installe du 1100 Kv.
Le projet moteur a fonctionné 17 ans avant la Volt de GM , les politiciens l’ont déclaré illusoire et il a été tabletté.
Je pense que ce MGV électrique suspendu doit être construit pour des raisons de conditions énergétiques, climatiques et géographiques d’ici ; alimenté par notre électricité propre et économique en abondance, peu sensible aux tempêtes de neiges ou de verglas, surplombant facilement les nombreuses traversées de rivières et de croisements routiers.
A 12 M$ du Km nous devons reconnaître que c’est un prix bien abordable en ce 21 ième siècle considérant les couts actuels de faire une route à 4 voies comme le projet de la suite de la A 19 au delà de Laval , de la A 13 jusqu’à la A 50 ou A 35 jusqu’au frontières du Vermont

Excellent article madame Borde. Ce projet est effectivement irréaliste compte tenu de l’achalandage entre les deux villes et des coûts de développement et de mise en oeuvre de la technologie proposée. A-t-on déjà oublié les déboires de la C Series?
Ce projet « délirant » est effectivement la « balloune » d’un premier ministre qui sent qu’il va manquer le train de la prochaine élection.
On veut un grand projet? Attaquons-nous aux lacunes de nos systèmes d’éducation et de santé.

Il y a une compagnie néerlandaise Overhead Train System qui offre exactement ce produit. Elle a soumissionnée partout dans le monde et n’a jamais gagné un seul contrat.

Cela en dit long sur l’intérêt.

Un projet de monorail est tout à fait possible, la technologie existe depuis l’avénement de la roue motrice de monsieur Couture mais fut tabletté par Hydro-Québec, plus friante de vendre cette avancée importante pour 1994. Monsieur Couture et son équipe voulait plutôt la faire avancer au Québec.

Le problème réel n’est pas une question de technologie mais bien de coût / bénéfices. Le trajet en train est d’environ 35$ par train et autobus. TrensQuébec parle plutôt de 75$ par trajet.

L’offre actuelle entre Montréal et Québec est d’un peu moins de 3,000 sièges par jour (avion, train, autobus). Hors ce n’est certainement pas suffisant pour dépenser de 3$ à 4$ milliards pour un seul trajet. Il faudrait ajouter un tronçon Montreal-Ottawa dont le trajet serait en sol Québecois pour mieux amortir les coûts. Ce tronçon doublerait le nombre de passager sans toutefois doubler le montant d’investissement. TrensQuébec croît que le projet amènera 5,000 passagers par jours, je n’en suis pas certain car pour ce qui est de l’avion, plus de 68% des passagers se dirigent vers une autre destination au Canada, USA et partout sur la planète, (selon les données de l’IATA pour 2015). Ce n’est pas sans raisons que le gouvernement du Québec considère que le trajet Québec-Montréal doit s’étendre au delà du centre-ville pour parvenir à l’aéroport P.E. Trudeau.

À 35$, les soi disant 5,000 passagers par jour (10,000 dans les deux directions) généreraient 127$ millions par année. Desquels il faut déduire, les coûts d’exploitation et d’entretien. À 15% de rendement (profit), et c’est énorme selon les normes, les profits seraient de 19$ millions par année.

TrensQuébec nous fait miroiter des trajets, Montréal-Sherbrooke, Montréal-Trois-Rivières, Montréal-Drummondville, voire Québec-Rimoouski etc. C’est totalement farfelu de la façon dont c’est présenté. Un Montréal-Québec qui donnerait la possibilité d’arrêt que pour certaines voitures à Drummondville est plus plausible que de faire un trajet séparé. Un tronçon Trois-Rivières – Drummondville pourrait sans doute être la meilleure solution alors que dans ce cadre, vous avez trois fois plus de passagers et trois fois moins d’investissement.

Ce qui n’est pas quantifié et demeure indispensable est la vente des équipements (voitures) dans plusieurs provinces dont celle de l’Ontario serait sans-doute intéressée pour en faire un couloir Ottawa-Toronto et au delà vers Hamilton qui compte près d’un million de citoyens puisque celui-ci aurait à son origine, Montréal.

Le trajet Calgary-Edmonton serait le plus profitable puisque la population desservie dépasse 2.8 millions d’habitants pour seulement 300 km de distance mais ne comporte pas les difficultés du trajet Montréal-Québec.

Aucune donnée n’est présentement disponible sur le travail effectué par TrensQuébec pour se trouver des clients au Canada, voire aux États-Unis.

C’est bien de rêver d’un tronçon Montréal-Québec mais nous ne pouvons penser qu’à celui-ci pour engouffrer des sommes colossales dans ce projet. Les revenus qu’auraient la fabrication des équipements en sol Québécois ne sont générés que par les voitures et aucune pour les infrastructures. Du ciment et de l’acier il y en a partout, les travaux de génie qui s’y apparentent n’auront aucune retombée pour le Québec.

Je ne suis pas contre, bien le contraire mais il y a beaucoup à faire du point de vue marketing et assurance de vendre des milliers de voitures avant d’aller plus loin et de savoir quels sont les entreprises qui voudont bien payer le plein prix pour envoyer de la marchandise.

Il n’y a rien de farfelu pour le monorail suspendu desservant des municipalités le long d’un trajet principal. C’est une nouvelle forme de logistique qui pourrait se développer en utilisant les différents formats de navette pour de la marchandise.
Je suis conducteur et les longues distances me fatiguent de plus en plus sans parler des intempéries. Ce projet répond à cela. Ce qui est remarquable, c’es l’acharnement pour démolir le projet qui a cour depuis un temps et que nous ressortant de temps en temps. N’est-il pas vrai qu’en 1950, un comique ingénierie électrique propose une ligne de très haute-tension. Hydro-Québec construit sa ligne de 735 Kw pour Manic, C’était impensable à l’époque. Aujourd’hui, Russie et USA utilisent notre expertise. Alors rêvons !

ben voyons donc !!!! On n’est même pas foutu de faire marcher raisonnablement le train ordinaire entre Québec et Montréal. On pourra commencer a penser à songer a l’idée de rêver d’un monorail lorsqu’on aura rempli le train…
Avant de dépenser pour un monorail, on pourrait peut-être trouver l’argent pour repeinturer le pont de Québec avant qu’il ne s’écroule sous la rouille. Ça va être difficile d’aller à Mtl avec un seul pont…

Pas besoin d’études, le gros bon sens suffit amplement…

En effet si on n’a pas l’argent pour entretenir correctement un pont existant où trouvera t’on l’argent pour inventer un monorail grande vitesse qui engloutira des milliards de dollars. Il serait moins coûteux d’améliorer le chemin de fer qui relie Montréal et Québec et d’y faire rouler des trains plus rapides. Mieux encore comme la majorité préfère rouler dans sa propre voiture il vaudrait mieux investir dans le développement des voitures électriques.

Le concept de monorail de la coop MGV pourrait améliorer considérablement le système de transport en commun pour tous le Québec. Étant une navette suspendue et rapide, ce type de monorail a plusieurs avantages comparativement aux trains; faible emprise au sol, très peu d’expropriation, nécessite que des petites gares et très peu daménagement du territoire et d’infrastructures, rayon de braquage très court donc une meilleur pénétration dans le villes, plus facilement aiguillable, accélérations et freinages très rapide ce qui permettrait des fréquences plus courtes et adaptées selon la demande donc plus de flexibilité, des navettes plus facilement modulables selon les besoins comme par exemple des navettes pour les longues distances, d’autres pour les villes et balieux et d’autres pour le fret et autres… Bref, c’est une nouvelle technologie qui sera facilement exportable car partout dans le monde ils ont le même problème avec les vieux systèmes de transport en commun comme le train; c’est son emprise au sol et ses coûts faramineux s’y associant.

Humm dans l’étude Polytechnique/HEC, le monorail interurbain a été évalué comme étant sans intérêt. En milieu urbain c’est autre chose, car c’est une alternative au métro.

Pour le reste le concept est mal foutu. C’est l’équivalent de construire une autoroute pour des bus.

En terme de temps de parcours, il n’y a pas de gain notable comparé à un train classique qui roule à 160 km/h.

L’usage de pneu à de telles vitesse est une recette pour la catastrophe.

À j’oubliais, le moteur-roue est inutile, sauf pour faire fantasmer les québécois.

C’est la qualité essentielle de ce projet faire fantasmer les québécois, parce qu’il n’y a aucun intérêt à développer cette technologie.

Le fait que des gens y croît montre à quel point la société québécoise est malade.

Le monorail Mtl-Qc est une folie furieuse. On va quelque part parce qu’on y a affaire (vacances, affaires, famille), pas parce que tout d’un coup on peut gagner une heure de trajet. Donc achalandage augmenté = un gros zéro. L’étalement urbain a fait en sorte que la moitié de la population du grand Mtl vit à l’extérieur de l’île. Qui serait assez fou pour partir de St-Eustache, Terrebonne, Repentigny, Chambly, St-Constant etc et s’engager sur l’île, y naviguer entre les chantiers routiers jusqu’au centre-ville (polluer un peu plus et surtout stationner où et à quel prix ?)… Tout ça pour gagner une heure ?

MM Legault et/où Lisée, Combien coûterait un ensemble de véhicules électriques intelligents de n places et voies réservées entre centres-villes Québec et Mtl pour commencer un projet pilote intéressant dès 2020? (construction des véhicules à Bromont par exemple…)