Le Protocole de Montréal peut-il aider le climat ?

Les pays signataires du protocole de Montréal, qui se rencontrent cette semaine à Bangkok, pourraient faire progresser la lutte aux changements climatiques en débarrassant la planète des hydrofluorocarbures (HFC), de puissants gaz à effet de serre.

Les HFC sont la seconde génération de produits de synthèse à avoir remplacé les fameux CFC (chlorofluorocarbures) visés par le protocole de Montréal lors de sa signature en 1987.

Avec quelques autres produits, les CFC, des substances surtout utilisées comme produits réfrigérants, étaient les principaux responsables de l’appauvrissement rapide de la couche d’ozone stratosphérique (le fameux «trou»).

En 2009, le protocole de Montréal avait été ratifié par tous les membres des Nations Unies. Les CFC ont à peu près disparu de la planète, et la couche d’ozone a commencé à se remettre, selon le dernier état des lieux (résumé en pdf) réalisé en 2006.

Ce traité international en environnement est considéré comme un modèle du genre, puisqu’il est l’un des seuls à avoir atteint son objectif.

Après leur mise au ban, les CFC ont été remplacés par les hydrochlorofluorocarbures (HCFC), considérés comme un moindre mal mais encore capables de détruire l’ozone, en plus de contribuer à l’effet de serre.

Selon le protocole de Montréal, les pays signataires avaient droit à un plafond dans les quantités de HFCF émises. Mais en 2007, il a été décidé d’éliminer progressivement ces gaz, dont la production et l’importation seront interdites partout dans le monde au plus tard en 2030.

Le problème, c’est que les HFC, qui ont commencé à remplacer les HCFC, sont de très puissants gaz à effet de serre (11 700 fois plus que le gaz carbonique) et que leur consommation grimpe en flêche, notamment parce que les besoins en climatisation sont à la hausse dans le monde.

Selon une étude publiée l’an dernier, les émissions de HFC dans le monde pourraient atteindre de 5,5 à 8,8 milliards de tonnes équivalent CO2 d’ici 2050, soit à peu près autant que le totale des émissions américaines de GES en 2007 !

Pour l’instant, le protocole de Montréal ne vise pas les HFC, qui font partie du vaste problème que les Nations Unies ont vainement tenté de régler grâce au protocole de Kyoto.

Mais à Bangkok, les négociations vont bon train pour tenter d’inclure les HFC dans une version renouvelée du protocole de Montréal qui, lui, a déjà fait les preuves de son efficacité.

Le Canada fait partie des pays qui poussent pour que les HFC passent sous la houlette du protocole de Montréal.

Si les négociateurs s’entendent, ce pourrait être un bon pas en avant dans la lutte aux changements climatiques.

Reste à savoir par quoi on remplacera les HFC si ceux-ci sont interdits…

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Pour la derniere question ,étant un frigoriste ,il y a déja un remplacement pour pour les hfc et spécialement le R-22,le plus utiliser pour pour la climatisation et la réfrigération…soit le MO 29 .Donc le protocole et facilement réalisable …étant moi même frigoriste…le tout est toujours une question de cout….

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