Le Québec cancre de la médecine de première ligne

Les médecins du Québec sont-ils trop payés pour les services qu’ils rendent à la population ?

Alors que plusieurs reportages se sont penchés récemment sur les généreux salaires de certains spécialistes, un sondage international mené auprès des médecins omnipraticiens montre que ceux-ci sont très peu disponibles quand les malades ont besoin d’eux rapidement.

Le Fonds du Commonwealth sur les politiques de santé et le Conseil canadien de la santé ont interrogé 10 766 médecins de soins primaires dans 10 pays industrialisés, dont 387 au Québec, et leur ont notamment posé la question suivante :

Quel pourcentage de vos patients peuvent obtenir un rendez-vous le jour même ou le lendemain quand ils en font la demande?

Presque tous [>80 %] – La plupart [60-80 %] – Environ la moitié [~50 %] – Plusieurs [20-40 %] – Quelques-uns [<20 %])

Voici maintenant le pourcentage de médecins qui ont répondu «presque tous» ou «la plupart» :

France : 95 %

Suisse : 88 %

Nouvelle-Zélande : 87 %

Royuame-Uni : 86 %

Allemagne : 76 %

Norvège : 75 %

États-Unis : 74 %

Australie : 63 %

Colombie-Britannique : 62 %

Ontario : 59 %

Nouvelle-Écosse : 54 %

Canada : 47 %

Manitoba : 46 %

Saskatchewan : 45 %

Terre-Neuve et Labrador : 42 %

Alberta : 41 %

Nouveau-Brunswick : 38 %

Québec : 22 % !!!!!!!!

Voilà pourquoi d’innombrables personnes sont obligées de faire la file pendant des heures aux cliniques sans rendez-vous ou à l’urgence pour des problèmes parfois bénins !

Et pour le suivi des problèmes de santé, on repassera.

Seuls 8% des omnipraticiens du Québec sont toujours informés quand leurs patients ont dû aller à l’urgence, contre 30% en moyenne au Canada.

Un sur 10 reçoit toujours les renseignements requis des spécialistes qui ont vu leurs patients (26 % en moyenne au Canada).

Pas fort !

Les études montrent pourtant qu’une médecine de première ligne forte et bien organisée a d’importantes répercussions sur la santé de la population et la maîtrise des coûts en santé, comme l’ont souligné notamment les 38 experts en analyse des systèmes de santé qui, en janvier 2011, signaient une lettre ouverte adressée au ministre de la santé d’alors, le Dr Yves Bolduc, et aux associations médicales.

Dans le sondage mené par le Fonds du Commonwealth sur les politiques de santé, les médecins du Québec sont aussi ceux au Canada qui jettent le regard le plus critique sur leur système de santé : 27% d’entre eux estiment que la qualité des soins a empiré depuis 3 ans, et 36% estiment que leurs patients reçoivent trop ou pas assez de soins.

Comment faire pour progresser ? Il existe plusieurs solutions, et elles ont bien connues.

Le manifeste résume les principales: réorienter les efforts de première ligne vers des services de proximité accessibles en tout temps, donner plus de pouvoir aux professionnels de la santé non-médecins, comme les pharmaciens ou les infirmières, former plus de médecins de famille et moins de spécialistes, et leur donner la responsabilité de coordonner les soins.

Mais de plus en plus de voix s’élèvent, y compris parmi les médecins eux-mêmes, pour dénoncer le corporatisme médical qui freinerait considérablement les progrès, comme vous pourrez le lire dans le grand dossier que L’actualité consacre à cette question, en kiosque ces jours-ci.

Si les médecins ne parviennent pas d’eux-mêmes à déléguer une partie de leurs tâches à d’autres professionnels de la santé, s’ils s’entêtent à défendre des modes de rémunération qui découragent les gains de productivité ou s’ils refusent simplement de changer leurs façons de gérer leur agenda, le Québec risque d’être encore à la traîne pour un bon moment.

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Cette déplorable état de la médecine au Québec est d’autant plus évident quand on vient d’Europe où, comme le montre le sondage, on a accès à un médecin dans les 24 ou 48 h, et souvent à domicile. En approfondissant le fonctionnement de leurs systèmes de santé, les patients d’ici y gagneraient beaucoup !

S’il est ici question de la médecine de première ligne, la situation n’est guère plus réjouissante dans plusieurs spécialités. Bien que la priorité du premier gouvernement de monsieur Charest ait été la santé, c’était voici presque dix ans. Les sondages les plus récents montrent que la première priorité pour les gens est encore la santé et pas : l’économie, l’emploi, le sport ou encore l’éducation ou la recherche du bonheur.

Pourtant toutes ces choses sont liées. Les personnes bien éduquées, qui ont un emploi, qui perçoivent une rémunération satisfaisante et qui bénéficient de loisirs sont mieux outillées pour prévenir bien des problèmes de santé. Quand ces personnes sont devant un médecin, elles sont en meilleure situation pour documenter le médecin à fin qu’il puisse établir un diagnostic.

Qui plus est, la médecine a toujours été un art de proximité. Hors, on met de l’argent dans du béton avec des centres hospitaliers universitaires qui servent le prestige médical et non le service direct à la population. Lorsque ce sont les soins à domicile qui devraient être priorisés.

On verra bien ce que fera le docteur Réjean Hébert qui me semble plus intelligent que ses prédécesseurs. Encore faudrait-il qu’on lui laisse le temps pour compléter son travail. Hors nous sommes en démocratie et dans ce cas la priorité, ce n’est plus la santé mais bel et bien de faire tomber le gouvernement.

C’est pourquoi, je pense que vous êtes encore optimiste quand vous considérez que nous risquons d’être à la traine pour un bon moment. Je redoute que ce moment ne dure encore très longtemps. Mais je ne doute pas que d’ici cent ou cent cinquante ans, il n’y ait du mieux….

Pourtant, voir un patient de plus n’exige ni ouverture d’une salle d’opération, ni aucune autre contrainte externe hors du contrôle du médecin, mais simplement terminer la journée 15 minutes plus tard (ou la commencer 15 minutes plus tôt le lendemain) pour rendre service à autrui.

Il est acceptable de mal paraitre quand on se compare (nul ne peut être premier en tout, et peu peuvent être premier en quoi que ce soit), mais SI mal paraitre devient gênant, presqu’honteux.

« Les médecins du Québec sont-ils trop payés pour les services qu’ils rendent à la population ? »
Parfois j’ai l’impression que oui.
Il y a plusieurs bons médecins qui offrent des très bons services, mais malheureusement il y a aussi les mauvais médecin sans valeur qui pense probablement plus à leur chèque de paye qu’au bienfait de la population.
J’ai pu assister, dans un contexte de stage, à un hôpital dont je nommerais pas le nom, au pire service médical: le spécialiste (dont le travail aurait tout aussi bien pu être fait par un omnipraticien) à vue 16 patients en moins de 15 minutes. Il leurs à consacrer autour de 30 secondes chacun pour leur donner une prescription de médicaments puissants sans explication, sans répondre à leur question et en les repoussant rapidement de son bureau d’une manière très brusque. J’ai été très choqué par cette réalité (attention à la généralisation: ils ne sont pas tous comme ça). Il a été tellement rapide et brusque que 2 patients sont sortie sans avoir reçu de prescription. Ils ont eu beaucoup de difficulté à être capable de lui adresser la parole sans se faire ignorer pour lui faire remarquer son erreur…

Bref, ce médecin va recevoir un haut montant pour ses 16 actes offrant un service médiocre. Je me suis senti très mal pour ces personnes qui avaient des problèmes de santé important d’où la médication qui leur à été donné et je me suis dit que si j’étais une de ces personnes j’aurais effectivement préféré payer pour aller au privé et recevoir un service humain (mais ça c’est une autre histoire).

Je crois que offrir plus de pouvoir aux pharmaciens et aux infirmières va permettre une meilleur accessibilité aux différents services de santé et une meilleur division de ces services ce qui va en long terme désengorger l’accessibilité aux services tertiaires.

Avec votre question d’ouverture: «Les médecins du Québec sont-ils trop payés pour les services qu’ils rendent à la population?»
Vous posez très, très mal le problème.
En fait, la question serait: «Est-ce que la disponibilité des médecins de famille répond aux besoins de la population?», ce à quoi on se doit de répondre NON.
Vous sous-entendez que les médecins offrent moins de disponibilité parce qu’ils sont mieux payés. Rien ne prouve ça, et à ma connaissance rien ne démontre que les médecins font moins d’heures qu’auparavant. Seul le nombre d’actes a diminué, ce qui n’est pas la même chose.
Effectivement, l’accès à un médecin de famille est difficile au Québec pour des urgences. J’ajouterais que l’accès est également difficile pour des «non urgences» (suivi de maladie chronique, examen périodique, etc.). Ce n’est pas que les médecins décident de ne pas recevoir les patients quand ils sont malades. C’est qu’ils manquent de temps, en toute circonstance, pour répondre à la demande de la population. C’est hors sujet, mais en passant, l’accès aux spécialistes et aux examens radiologiques est également moins bon au Québec qu’ailleurs.
À mon avis, l’ampleur du salaire n’a aucune incidence sur l’offre de service des médecins. Le mode de rémunération, par contre, peut avoir une incidence. En outre, l’écart de rémunération entre les spécialistes et les omnipraticiens explique en bonne partie le choix d’une majorité d’étudiants en médecine de ne pas faire de la médecine de famille leur spécialité. La récente mode médiatique de taper sur les médecins de famille ne fera rien pour aider.
Ensuite, est-ce que le corporatisme médical peut nuire? Sûrement, mais il ne faut pas croire que c’est si facile de remplacer des médecins par des infirmières. D’abord, il faut les former, ce qui est presque aussi long que pour des médecins. Le nombre actuel d’infirmières spécialisées en première ligne tout à fait marginal, donc c’est trompeur de sous-entendre que la main d’œuvre est déjà disponible. Ensuite, il faut les payer, et rien ne dit que des infirmières en première ligne sont plus rentables que des médecins. La littérature à ce sujet démontre qu’en fait, tout dépend de la différentielle entre les salaires de chacun. Quant aux pharmaciens, le rôle qu’ils peuvent apporter est à mon sens plus limité, étant donné leur peu de formation au travail clinique, leur manque d’accès aux dossiers médicaux et le risque majeur de conflit d’intérêt pour un prescripteur qui vend le produit. À mon avis, ils peuvent faire plus, mais quantitativement moins que d’éventuels nouveaux médecins ou infirmières praticiennes spécialisées. L’argument financier ne tient pas la route non plus pour les pharmaciens, si on prend pour exemple les généreux honoraires aux pharmaciens propriétaires pour chaque prescription remplie (et le terme maximal de un mois pour chaque prescription, ce qui permet de recevoir ces honoraires 12 fois par an).
En somme, il faut augmenter l’offre de services. Il faut arrêter de se taper sur la tête et reconnaître l’apport que les différentes professions peuvent apporter. Au niveau des salaires, il n’y a pas d’aubaines parmi les professionnels cités. Si on diminue les honoraires des médecins omnipraticiens, il faudra aussi diminuer ceux des médecins spécialistes, des pharmaciens propriétaires, des infirmières praticiennes spécialisées, etc.

Pierre-Hugues Blanchard,
médecin de famille

Selon mon expérience personnelle, au début des années 2000,je pouvais avoir un rendez-vous avec mon médecin à l’intérieur d’une à deux semaines. Maintenant, je dois m’y prendre trois mois d’avance ! Alors, un rendez-vous le même jour, j’aurais plus de chance avec un billet de Loto !

Compte tenu de la proportion d’impôt que le gouvernement prélève, je ne comprend pas pourquoi je dois faire la file pendant plusieurs heures et à l’occasion me faire ordonner de revenir le lendemain pour attendre un peu plus. Ma femme et moi ne prenons plus la peine d’aller à la clinique pour nous même et on se réserve ces longues journées d’attente pour nos enfants. La prochaine fois que je consulterai, j’attendrai jusqu’à ce que je doive être évacué en ambulance. Je ne peux vous dire ici ce que je pense réellement de notre système de santé et des médecins. Les résultats de cette étude sont intéressants et ça donne un argument de plus pour émigré en Ontario. C’est d’ailleurs suite à ma prise de conscience de l’immobilisme qui sévit au Québec- santé, services publiques, responsabilité des citoyens, etc – que j’ai tourné le dos au projet souverainiste et je suis devenu un fédéraliste pragmatique car au moins, ailleurs au pays, on peut obtenir de meilleurs services pour nous et nos enfants.

@Gilles Daoust, « la proportion d’impôt que le gouvernement prélève » sur les médecins est plus faibles que vous croyez. Plusieurs médecins s’incorporent. Ils deviennent des compagnies et sont soumis à l’impôt corporatif plutôt que l’impôt sur le revenu des particuliers.

L’impôt corporatif est beaucoup plus faible que l’impôt sur le revenu des particuliers.

Plusieurs médecins paient $ 80 000 de moins d’impôt que ce à quoi on s’attendrait grâce à ce stratagème.

En somme, quand on parle du « salaire » ou des « revenus » des médecins, il faut savoir que l’argent en poche est PLUS élevé que ce qu’on nous dit ou que ce qu’il parait, sauf, bien sûr, pour les médecins salariés qui, eux, sont soumis à l’impôt sur le revenu des particuliers, comme le commun des mortels.

Quelques détails sur l’incorporation des médecins, incorporations qui prive le gouvernement de plus de $ 100 millions en revenu par an:

argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2012/07/passe-droit-110-millions-pour-les-medecins.html

PS: de plus, l’incorporation facilite des pratiques douteuses telles que le fractionnement des revenus entre membres d’une même famille.

Et c’est encore pire quand vous souffrez de maladies chroniques et que vous êtes en milieu rural. Attendre 32 heures à l’Urgence , cela m’est d’ailleurs arrivé. Et une célèbre ex-chef syndicaliste a passé devant tout le monde en 15 minutes…entendre l’ex-minitre Couillard dire que c’est politique le problème , c’est admettre que nous sommes la risée du premier monde sur cette planète.Des erreurs , des oublis ,il y en a. Le pire c’est que ce n’est pas que ds ce domaine que nous sommes cancres…

Autres détails sur l’incorporation des médecins qui fait que leurs revenus sont plus élevés qu’on le croit:

« les membres de votre famille et vos enfants pourront être actionnaires de votre société professionnelle, ouvrant la porte à des stratégies de fraction- nement de revenus. Le versement de dividendes en faveur de votre conjoint(e) ou de votre enfant majeur permet le versement des sommes supplémentaires à un moindre taux d’imposition, dans la mesure où ces individus ont un faible revenu ou n’en ont pas du tout. »

(…)

« Les médecins qui participeront à la deuxième croisière-formation Santé inc., qui aura lieu du 10 au 17 février 2007 dans les Caraïbes, pourront assister à une conférence plus approfondie sur l’incorporation, en plus de bénéficier de consultations indivi- duelles avec un expert en planification financière et incorporation médicale. »

http://www.santeinc.com/file/jul06-11.pdf

Voilà une autre étude intéressante. En premier lieu une constation, si on en avait encore besoin, que le système de santé public au Québec ne fonctionne tout simplement que très mal. En corollaire, on pourrait aussi dire que le système ne peut que devenir pire si on n’y fait rien: en ne faisant pas de place pour la médecine préventive, celle qui coûte peu mais permet d’éviter les problèmes futurs pénible et couteux, on perpétue la demande sur la charge du système médical.
En deuxième lieu, et celà est pour moi une très belle opportunité, l’étude nous dit que les solutions existent et qu’elles ont été implantées avec grand succès ailleurs. Pas besoin d’inventer des solutions douteuses non-prouvées. Nous n’avons qu’à regarder ce que les autres font, tenter d’en apprendre le plus possible et appliquer ce qui fonctionne à notre système défectueux.
Bien sur, la situation des autres pays et des autres provinces est différente de la nôtre. il n’y a jamais de comparaison parfaite. Voyons au delà des différences et appliquons au plus tôt ce qui pourrait nous sortir de cette situation lamentable

J’etais inf. de salle d’urgence 1974-77 Je suis maintenant Infirmiere anesthesiste aux EU. J’aie malheureusement vue le déclin du service de santé au Qc depuis tout ce temps. Je crois que le manque de compétition d’affaire & le fait que tous les citoyens peuvent se présenter a toute hopital sans débourser, a noyé tout d’abord, le systeme & ensuite,le personnel est tellement surchargé que leur désir de servir la population deviens épuisé.Nous avons bien nos problemes,ici, aux EU, mais la disponibilité est encore la.Les bureaux de Médecin on aussi des infirmieres praticienes; ces derniers permettent aux Médecin de voir plusieurs personnes de plus ,chaque jour, pour les maladie chroniques, ou semi-urgence comme un mauvais rhume, tout en étants tres pres du médecin, si elle a une question ou hésitation. Elle libere le Médecin pour etre capable d’accomplir plus, avec son temps. Naturellement, le revenu du médecin doit etre assez, pour pouvoir la payer! Meme systeme avec nos dentistes et leur hygieniste.Quand le santé Etatisée a commencé, au Qc, nous avions le plus grand nombre de lit d’hopital/population;le service étais hors pair. Ouvrir l’acces a tous, sans demander quoi que se soit, a tué le service. Sans mentionner, les décisions imbéciles des ministres pour changer la mission d’un hopital sans avoir considérer toutes les implication d’un tel changement.(Opération a coeur ouvert déplacé de Montréal a Qc)Grosse dépenses pour rien du tout!!!Le moto du Qc est « Je me souviens » vous en rappeller vous?

Il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier et simplement cibler soit les médecins ou le gouvernement sur les résultats du système de santé, le seul problème à cibler c’est le manque d’imagination. Il y a eu de l’évolution avec les années mais il faut faire plus, suite des conditions d’âge moyen de la population. Notre médecin de famille a été obliger d’accepter un volume supplémentaire de patient qui a été partagé par tous les médecins de notre clinique, lors du départ à la retraite d’un des médecins, ça ne fait qu’aggraver la situation, il y a moins de médecin remplaçant, résultat, les rendez-vous sont porté à 2 mois d’avance. Il faut arrêter d’être assis confortablement sur ses lauriers autant par les médecins que le gouvernement. Il faut sortir des tempêtes d’idée et agir pour faire partager proportionnellement certain acte médicaux et pondérer les risques de ce transfert aux autres disciplines. Car de toutes façon, il y aura toujours des gens qui ne voudront jamais recevoir un vaccin contre la grippe d’une infirmière et iront quand même voir leur médecin de famille pour gruge de son temps, qui aurait été évidemment sous utilisé. Par contre, ceux qui prendront conscience selon les actes transférés, rencontreront une infirmière pour le vaccin de la grippe ou encore rencontreront un pharmacien pour obtenir le médicament préventif du touriste voyageur ou pour les fumeurs, qui avant n’était disponible que par une prescription d’un médecin, ces gens libéreront le temps d’un médecin, nous sommes donc aussi responsable de la façon que nous grugerons le temps des médecins, chacun de nous devons donc en prendre conscience et pousser le gouvernement d’agir, nous n’avons plus les moyens du statu-quo.

J’habite en France et je confirme que la situation est à l’opposé du Québec. Les 95% sont peut-être un peu exagérés, mais à peine. Je peux sans problème trouver un médecin pour le lendemain au plus tard.

C’est quand même un signe : on a le Québec en fin de liste et la France en tête… Il serait peut-être indiqué de vite s’inspirer de ce qui se fait ici, non ? Perso, je trouve que ça fonctionne très bien et je pense que le Québec pourrait importer le système illico. Quand je pense à un retour au Québec, et que je vois ce problème, je me dis que c’est peut-être pas le moment.

Mais bon, j’ai confiance. Les Québécois ont déjà montré qu’ils savaient régler les problèmes ! Il faut juste accepter de briser certains tabous. L’universalité en est un. J’ai une demande : svp, venez vite étudier comment ça se passe ici, décortiquez le système jusqu’à comprendre pourquoi ça fonctionne et construisez le nouveau système de santé québécois !! Ca presse !!

Bésnise is bésnise ou business is business c’est comme vous voulez.

Les médecins et les cliniques de médecins généralistes ou spécialistes c’est du domaine du PRIVÉ. Donc ils font de la « bésnise » et sont indifférents du temps d’attente et du confort du client.

Si le temps d’attente dans les urgences est long ou court cela dépend du nombre de médecins disponibles et le nombre de médecins ce sont les médecins qui en décident.

Autrement dit, ce sont les médecins qui décident du nombre de médecins et par le fait même du temps d’attente dans les urgences. Moins il y a de médecins au Québec moins il y a de compétition et plus les médecins peuvent charger en dollar$.

Donc les médecins généralistes et spécialistes n’ont pas intérêt à ce que le temps d’attente diminue è l’urgence au contraire.

La « bésnise » il faut que sa roule au max et le temps d’attente est à l’avantage des médecins. Moins il y a de compétition, plus li y a d’ouvrage pour les médecins et plus la gastonguette clique vite, plus l’argent entre vite.
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@ Elizabeth no 14

Vous devez qu’y a évidemment des Élvis Gratonnes.

Vous en profitez pour faire les louanges des USA dans le domaine de la santé.

Vous êtes dépassée.
Nous les Québécois pour plusieurs, savons que le système de santé des USA est a l’agonie. Plus de 8 000$ par individus contre environ 3 500$ pour le Canada.

En effet, les USA sont en arrière sur plusieurs plans par rapport aux pays développés égaux aux pays arriérés. Ils ont un taux de mortalité infantile du double des communistes de Cuba. Nous au Québec contrairement aux USA, nous avons la moitié moins de morts chez les enfants.

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« derniers parmi les Santé: les États-Unis bons pays riches. »

Jean-Louis SANTINI
Agence France-Presse
Washington.

« Les Américains, plus souvent victimes de blessures ou d’homicides, sont en moins bonne santé et meurent en moyenne plus tôt que les habitants des autres pays riches, malgré des dépenses médicales par tête plus élevées, révèle un rapport alarmant publié mercredi.

«Les Américains meurent et souffrent dans des proportions qui ne se justifient pas puisque les populations des autres pays à hauts revenus vivent plus longtemps et jouissent d’une meilleure santé», résume le ——Dr Steven Woolf, professeur de médecine à l’Université de Virginie——- et président du groupe de dix experts indépendants qui a rédigé ce rapport de l’Institut de médecine.

Ce désavantage en matière de santé se retrouve dans toutes les tranches d’âge de la naissance à 75 ans, selon l’étude. Même les Américains les plus aisés paraissent être plus souvent malades que leurs homologues dans les autres nations riches.

—-«Ces résultats nous ont choqués», avoue le Dr Woolf.——

Ce rapport est le premier à se pencher sur de multiples maladies, blessures et comportements à tous les âges de la vie aux États-Unis pour faire une comparaison avec 16 nations riches dont l’Australie, le Canada, le Japon et de nombreux pays d’Europe occidentale.

« Dans ce groupe de pays, les États-Unis sont au dernier rang ou presque dans de nombreux domaines clés de santé publique, dont la mortalité infantile, les blessures graves et les homicides, la grossesse des adolescentes, les infections transmises sexuellement, les décès liés à la drogue, l’obésité, le diabète, ou encore le taux de personnes handicapées.

Mais ils sont bon premiers pour la puissance de feu!! »
(rogiroux)

Ce n’est pas moi qui le dit c’est un américain, le Dr Steven Woolf qui le constate.

Contrairement à ce que vois dites, nous n’avons pas de leçons à recevoir des américains et de loin, de très loin.

Claude Buysse claude buysse

« Attendre 32 heures à l’Urgence , cela m’est d’ailleurs arrivé. »

Pourriez-vous nous donner des détails?
Cela implique que vous pourriez être entré à l’urgence le midi et attendre jusqu’au lendemain en fin de soirée!!

« Et une célèbre ex-chef syndicaliste a passé devant tout le monde en 15 minutes… »

Désolé mais vous ne connaissez pas le système de santé ou vous voulez nous « enfiroiper ».

Voyez-vous il y a un système de triage à l’urgence des hôpitaux et je vous met au défi de soudoyer une personne au triage. Cette personne se doit d’avoir des compétences telles que son salaire est en conséquence et qu’une ex-chef syndicaliste ne peut pas se payer. Presque personne ne peut se payer le triage. La job de l’employé est en jeu et à environ 70 000$ et plus par année, sa prends un criss de gros cash en argent sonnant et dans la minute qui vient pour risquer sa job. Pas de chèque!

Si une célèbre ex-chef syndicaliste est passée devant vous en 15 minutes, c’était que son cas était extrêmement plus urgent que le votre à 32 heures (???) d’attente. J’ai accompagné des gens à l’urgence et ils ont passés en 0 secondes d’attente. Moi-même j’ai attendu plusieurs heures à l’urgence plusieurs fois et j’ai passé plusieurs fois en 0 secondes d’attente.

Si le temps d’attente moyen est élevé, c’est à cause des médecins qui ne veulent pas de compétition. Le lobby des médecins fait que manque de compétition les rend insouciants du temps d’attente ou d’un rendez-vous.

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