Le réchauffement climatique a trop longtemps été sous-estimé

En 25 ans, les climatologues n’ont pas su anticiper l’ampleur des conséquences des incendies de forêt, des sécheresses, des averses et des ouragans. Retour sur un raté historique.

Photo : AP Photo/David J. Phillip

WASHINGTON — Les climatologues ont raté des tas de choses il y a environ un quart de siècle, quand ils ont essayé de prédire l’ampleur de l’impact du réchauffement climatique.

Ils n’ont pas su anticiper l’importance des conséquences des incendies de forêt, des sécheresses, des averses et des ouragans. Ils ont échoué à prédire à quel point les calottes glaciaires de l’Antarctique occidental et du Groenland fondraient et comment cela contribuerait à l’élévation du niveau de la mer. Ils ont négligé une grande partie de la myriade de problèmes de santé publique et de sécurité mondiale.

Les scientifiques disent maintenant que le réchauffement climatique est plus rapide, plus étendu et tout simplement… pire que ce qui était anticipé.

Les négociateurs internationaux se réuniront la semaine prochaine en Pologne pour discuter d’un renforcement des mesures à prendre dans le cadre de la 24e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP24). La compréhension que nous avons du réchauffement de la planète a considérablement évolué depuis la première conférence, en mars 1995. Depuis ce moment, le monde s’est réchauffé en moyenne d’environ 0,41 °C, mais l’histoire est bien plus complexe que ça.

L’augmentation annuelle de la température mondiale est légèrement inférieure à certaines prévisions du début des années 1990. Pourtant, plus d’une douzaine de climatologues ont déclaré à l’Associated Press que, privés des données actuellement disponibles et d’une compréhension améliorée du climat, les chercheurs d’il y a plusieurs décennies étaient trop modérés et ne pouvaient pas se rendre compte de l’impact du réchauffement climatique sur la vie quotidienne.

Une étude scientifique réalisée ce mois-ci a montré combien de fois — directement et indirectement — le réchauffement avait déjà transformé la Terre et la société. Le total était de 467.

« Je pense qu’aucun d’entre nous n’avait imaginé que ce serait aussi grave que ça l’est déjà », a admis un climatologue de l’Université de l’Illinois, Donald Wuebbles, coauteur du récent rapport National Climate Assessment des États-Unis. « Par exemple, l’intensité du temps violent. Nous ne savions rien de cela à l’époque. Et ces choses sont plutôt effrayantes. »

Dans les années 1990, lorsque les scientifiques parlaient de réchauffement, ils se concentraient sur la température moyenne annuelle mondiale et l’élévation du niveau de la mer. Le problème est que les gens n’habitent pas toute la surface du globe et ne ressentent pas de températures moyennes. Ils ressentent les phénomènes extrêmes — chaleur, pluie, sécheresse — qui les frappent chez eux un jour ou une semaine, a expliqué Richard Alley, climatologue à l’Université Penn State.

« Les jeunes générations grandissent là où il n’y a pas de normalité », a dit Kristie Ebi, scientifique en climatologie et en santé publique à l’Université de Washington, soulignant que, durant 406 mois consécutifs, le monde était plus chaud que la moyenne du XXe siècle.

Plus récemment, des économistes se sont joints à des scientifiques pour prévoir un avenir coûteux. William Nordhaus, économiste à Yale et lauréat du prix Nobel d’économie 2018 pour ses travaux sur les changements climatiques et d’autres problèmes environnementaux, a déclaré à l’Associated Press que, selon ses calculs, les changements climatiques coûteront 4 000 milliards de dollars américains par an à la fin du siècle aux États-Unis, en tenant compte d’une projection raisonnable du réchauffement.

Des conséquences observables par tout un chacun

La façon dont la science envisage le réchauffement climatique a changé au cours du dernier quart de siècle grâce à de meilleures connaissances, de meilleurs ordinateurs, de meilleures observations, davantage de données — et en grande partie parce que les chercheurs examinent de plus près ce qui touche le plus les gens. Ajoutez à cela ce que bon nombre de scientifiques considèrent comme une accélération des changements climatiques et le tableau est beaucoup plus sombre que dans les années 1990.

À l’époque, Michael Mann était un étudiant diplômé qui explorait le réchauffement climatique.

« Honnêtement, je ne pensais pas que, lorsque je serais en milieu de carrière, nous verrions les conséquences des changements climatiques à la télévision », ni qu’elles seraient aussi fortes, a déclaré M. Mann, actuellement spécialiste du climat à l’Université Penn State. Cela se traduit par des incendies de forêt, des ouragans accompagnés de pluies diluviennes, des inondations, des sécheresses, des vagues de chaleur et d’autres phénomènes météorologiques extrêmes, a-t-il ajouté.

Les scientifiques comprennent maintenant mieux comment les fluctuations des courants atmosphériques — tels que le courant-jet — et le cycle de la pluie peuvent provoquer des conditions météorologiques extrêmes. Et des recherches récentes montrent comment les changements climatiques modifient ces facteurs naturels.

Un lien direct avec l’activité humaine

La plus grande différence apparue dans la science au cours du dernier quart de siècle est que « nous pouvons maintenant attribuer les changements des températures mondiales et même certains événements extrêmes à l’activité humaine », a affirmé le Britannique Sir Robert Watson, ancien climatologue de la NASA qui a présidé le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU de 1997 à 2002.

Avec des connaissances et des outils améliorés, les scientifiques peuvent mieux comprendre les phénomènes météorologiques extrêmes tels que les ouragans et les sécheresses, et effectuer des simulations informatiques complexes attribuant les phénomènes extrêmes au réchauffement provoqué par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel, a précisé M. Watson.

Les scientifiques attribuent les événements extrêmes au réchauffement provoqué par l’homme en comparant ce qui s’est passé dans la vie réelle à des simulations sans gaz à effet de serre provenant de combustibles fossiles. Ils ont conclu que les changements climatiques avaient notamment causé plus de pluie lors des ouragans Harvey, Maria et Katrina.

Des études ont montré que les changements climatiques avaient aggravé les sécheresses, les pluies diluviennes et les vagues de chaleur, comme celle qu’a connue la Russie en 2010, qui ont tué des milliers de personnes. Et elles ont lié les changements climatiques à la quantité croissante de terres incendiées dans l’ouest des États-Unis, ce qui n’était pas considéré comme un problème climatique majeur il y a quelques décennies, a souligné Phil Dennison, spécialiste des incendies à l’Université de l’Utah.

De la pollution atmosphérique provoquée par les incendies de forêt qui a poussé les habitants du nord de la Californie à enfiler des masques respiratoires aux attaques d’asthme de plus en plus fréquentes qui envoient des enfants à l’hôpital, les experts médicaux préviennent que les changements climatiques nuisent à la santé.

« Nous avons des surprises, a dit la professeure de santé publique Kristie Ebi. Nous projetons des changements et nous les voyons plus tôt que prévu. »

Cela inclut des moustiques porteurs de maladies autrefois tropicales au Canada et l’arrivée en Alaska des bactéries des mollusques et des coquillages des eaux chaudes, a-t-elle illustré.

La docteure Renee Salas, une urgentologue de l’Hôpital général du Massachusetts qui a écrit un chapitre dans les rapports annuels sur les effets sur la santé liés au climat du journal médical Lancet, a rappelé que ces statistiques n’étaient pas abstraites, mais bien réelles.

« Quand j’ai dû dire à une mère en pleurs que je devais admettre sa fille de quatre ans pour une crise d’asthme, lors de sa quatrième visite en une semaine, le changement climatique était vraiment une de mes préoccupations, parce que je savais que sa maladie était due à la hausse des niveaux de pollen », a raconté la docteure Salas.

Les calottes glaciaires massives de l’Antarctique occidental et du Groenland fondent beaucoup plus rapidement que ne l’avaient imaginé les scientifiques il y a un quart de siècle.

L’Antarctique a perdu près de 3 000 milliards de tonnes de glace depuis 1992, suffisamment pour recouvrir le Texas sur près de quatre mètres de profondeur, ont annoncé des scientifiques en juin. Le Groenland a perdu plus de 5 000 milliards de tonnes durant la même période.

La fonte en Antarctique et au Groenland au cours des dernières années « a littéralement doublé nos prévisions concernant l’élévation du niveau de la mer à la fin du siècle », a déclaré M. Mann, de l’Université Penn State.

Des chercheurs se disent encore prudents dans leurs scénarios

Les non-experts qui rejettent la science traditionnelle qualifient souvent les scientifiques d’« alarmistes », mais la plupart des chercheurs assurent qu’ils ont tendance à éviter les pires scénarios. Les scientifiques disent qu’il est dans leur nature d’être trop prudents.

Dans presque tous les cas, lorsque les scientifiques ont raté la cible, c’était davantage parce qu’ils avaient sous-estimé un problème que parce qu’ils l’avaient surestimé, a dit le climatologue britannique Robert Watson.

Mais il y a les pires cas possible. Ce sont les points de bascule, après lesquels les changements s’accélèrent et on ne peut plus revenir en arrière. La calotte glaciaire s’effondre. On voit des changements massifs dans la circulation océanique. Les extinctions se multiplient partout dans le monde.

« Au début des années 1990, nous n’avions que des indices sur le fait que nous pourrions pousser le système climatique vers des points critiques », a déclaré Jonathan Overpeck, le doyen de la Faculté de l’environnement à l’Université du Michigan. « Nous savons maintenant que nous sommes peut-être en train d’assister au début d’une extinction massive qui pourrait faire disparaître jusqu’à la moitié des espèces sur Terre. »

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22 commentaires
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On n’a pas battu plusieurs records de froid à semaine dernière?

Pur délire. La climatologie n’est justement PAS une science traditionnelle.
Cet article est remplis de mensonges. Ce genre d’article explique pourquoi la population se détourne de plus en plus des médias traditionnels….

Pauvre toi…tu as beaucoup de chemins à faire et d’informations à aller chercher !!Ce n’est pas parce que nous battons des records de froid en novembre au Québec que la température globale de la terre n’est pas en hausse ! Il y a une différence énorme entre la météo et les changements climatiques.

Wow ça c’est de l’argument. C’est comme si je disais que la cigarette doit être bonne pour la santé car mon arrière-grand-père a vécu jusqu’à 95 ans en fumant comme une cheminée…

@ Pedro:

Ben oui…plus on bat des records de froid et plus la planète se…réchauffe. Logique…!?&*

Le fait que la plus part du monde s’en fiche ou n’en croit rien a cas, ne nous aide pas…politiciens en premiers..

Faire signer une pétition par tous ceux qui sont convaincus qu’il est plus que temps de changer la paradigme de l’économie, ainsi que le culte de l’individu qui nous mènent droit vers la dénaturation de l’humain, et de la terre dont le citoyens du monde dépendent pour vivre heureux, en paix et mois d’immigration forcée. le développement durable passe nécessairement par moins de surfaces dures, dont les routes. La coopération s’impose, non la compétition.

Je serais curieux de connaître la surface totale des routes au Québec comparativement à la surface totale de la province pour comprendre le niveau d’influence de cette surface sur le climat. Je comprends que, préférablement, la surface routière devrait être blanche pour mieux réfléchir la lumière vers l’espace, mais il faudrait aussi que les pneus des véhicules soient blancs aussi afin de ne pas noircir les routes. Personnellement, je ne crois pas que le total des routes du monde aient une surface suffisante pour causer un problème de réchauffement vérifiable sur la surface totale du globe. La déforestation a plus de chances d’en avoir par contre.
Mon chalet avait une toiture presque blanche au départ, dans le but de mieux réfléchir les rayons, mais avec le temps et les champignons, elle a noirci. Tant pis, j’aurai fait un effort.

Au moins, il n’y à peu près plus personne qui « croit » encore que c’est faux, sauf peut-être ceux qui sont payés par les pétrolières et les minières. On peut enfin arrêter de faire comme s’il fallait tenir compte de ces profiteurs (et des naïfs qui les écoutent). Et travaillons fort pour rattraper le retard.

Tout le monde,je dis bien tous les habitants de cette ? doivent commencerAUJOURD’HUIE…..à poser des gestes concrets pour la sauvegarder cette terre,cette nature,cet air….A chaque geste…posons cette question? C’est pour la sauver,notre planète? Soyez courageux…..vous êtes capables!!!!!

C’est plutôt inquiétant… Le problème c’est que peu de gens agissent. Oui, il faut se réveiller, sans quoi dans 40 ans d’ici, nos enfants auront une planète en très mauvais état ! Plusieurs d’entre nous y serons encore.
La majorité des gens continuent à consommer comme si de rien n’était, à gaspiller de la nourriture, à tout jeter au lieu de trier, recycler voire réutiliser. Plusieurs changent de véhicule pour un plus gros VUS la plupart du temps tout seul dans leur auto dans le trafic le matin. On change de vêtements après les avoir porté 2-3 fois, on change les appareils électroniques alors qu’ils sont même pas au milieu de leur vie utile. On se soucie peu de l’électricité ou de l’eau consommée alors que ça a un coût économique et écologique.

J’ai 30 ans. J’ai peur pour mon avenir et l’avenir de mes enfants. Et quand je regarde la quantité astronomique de déchets produits par mes voisins, je me dis qu’on est loin de la coupe aux lèvres! Il faut se réveiller et ça urge ! Je suis pas parfait, mais chaque jour j’essaie de réduire mon impact. J’aimerais tant que les gens en fassent autant…

Trop longtemps sous-estimé? Par qui? Par des scientifiques asservis à l’idéologie du réchauffisme ? Car enfin, ce terrible réchauffement n’a été que de +0,7°C en 130 ans, et il a quasiment cessé depuis le début des années 2000, (le « hiatus » du GIEC), selon les mesures satellitaires UAH. IL serait temps d’arrêter de nous raconter des salades et de retrouver bon sens et raison.

On veut nous effrayer avec la montée des océans, mais l’on publie de préciser que, selon les mesures par marégraphes, ils montent depuis le début des années 1800 à raison de 1-1,5 mm/an, sans accélération.
Voir le site du climatologue Ole Humlum : climate4you, ,onglet oceans, sea level from tide gauges.

Ne rien accepter comme vrai sur un simple argument d’autorité, est louable.
Personne ne vous reprochera de vouloir vérifier les travaux scientifiques.

Seulement le scepticisme doit être méthodique, non pas dogmatique, et doit s’appliquer à tous ; ne pas avoir de pré-jugé ; bien se documenter et enfin, avoir de SOLIDES connaissances scientifiques.

Aujourd’hui on questionnent les rapports massifs du GIEC en écoutant quelques scientifiques aux voix dissonantes.

Les conclusions du GIEC s’appuient sur un ensemble considérable de données convergentes : 9 200 études.

Rejeter les travaux de la majorité des scientifique entraîne de la part des détracteurs, l’obligation de produirent pour chacunes des études, un travail scientifique, solide, qui viendrait réfuter ceux-ci.
Chose qu’aucun climatosceptique n’a été en mesure de produire.

Ils se limitent jusqu’à présent à semer le doute en se jetant sur des erreurs anecdotique de l’une ou l’autre modélisation.
Erreur que le GIEC rapelle d’ailleurs : « Nous savons que des incertitudes demeurent dans la modélisation
de ce risque climatique et dans les scénarios du futur ».

Il faudrait, pour avoir une légitimité scientifique, analyser toutes les études, et les éprouver.
Il faudrait pour cela maîtriser chacune des disciplines scientifique mise à contribution dans ces travaux.
Aucun comité de l’envergure du GIEC n’a été mis en place de la part des sceptiques.
Leurs arguments sont donc inaudible.

Vous doutez de milliers d’études, du consensus de plus de 97% de scientifiques, il s’agirait de l’escroquerie la plus vaste de l’histoire de l’humanité!
Lobbying ou pas, il est impossible d’acheter 97 % de la communaute scientifique.
Ce qui fait plus sens, serait de remettre en question l’honnêteté scientifique ou la solidité des travaux des 3%.

Cette poignée de scientifiques me rappelle la stratégie des cigarettiers mise en place en Amérique : jouer sur le doute, attaquer ad hominem les chercheurs, dénoncer la junk science et jouer sur le doute, sur la part d’impondérable et d’incertitude de toute science véritable.
Je vous renvoie au poids et à la puissance du lobby petrochimique et industriel,..

@Pedro, Vous avez raison de préciser qu’il ne faut pas confondre météo et climat. Toutefois, je vous signale que cette technique de cherry picking est largement utilisée par la propagande réchauffiste : dès qu’il fait chaud quelque part, fût-ce sur une zone limitée et pendant un temps court, aussitôt le tam-tam politico-écolo-médiatique nous affirme que c’est une preuve de plus du réchauffement climatique anthropique. Mais quand on fait du cherry picking sur du froid, vous ne l’admettez pas, à juste titre, alors que vous acceptez le cherry picking sur du chaud. Ne croyez-vous pas que c’est incohérent ?

Mais comment fait on pour être dans le déni à ce point?!!!
Faite un tour sous l’eau, les ravages causé dans la flore sous marine à cause du réchauffement vous laissera sans voix!!

Chers modérateurs : est-ce que, par hasard,vous refusez tout commentaire non conforme avec vos croyances ? Seriez-vous des censeurs de type Pravda, intolérants, manipulateurs, désinformateurs ?

Ben non: mes commentaires ont été publiés.

@ jipebe29;
c’est pour ça que vous avez écrit plusieurs textes ? Ça prend en moyenne 1 jour (un jour) avant d’être publié, à moins d’écrire le matin. Mais je ne crois pas que le modérateur ne censure qui que ce soit à moins qu’il y ait des injures, insultes, menaces ou autres choses semblables dans un texte. De ce côté, rien à craindre jusqu’à date.

Pour faire suite à vos écrits, tout ce que vous avez écrit dans vos interventions précédentes est considéré par les réchauffistes comme des arguments contre-scientifiques, car les émetteurs (scientifiques eux aussi) ne sont pas reconnus par les pro-GIEC comme tels. Eh non ! Il y a pourtant environ 30,000 scientifiques américains qui ne sont pas d’accord avec les rapports et conclusions du GIEC. Mais ça, ça ne compte pas, car ils ne sont pas du bon bord. Qu’on leur dise que l’Antarctique a augmenté son volume glaciaire depuis les trois ou quatre dernières années au lieu d’avoir fondu comme l’Artique, rien n’y fait; le GIEC a dit qu’il a fondu, même si les satellites disent le contraire. Qu’on leur dise que la reforestation a fait du progrès, justement à cause du CO2 en grande quantité, rien n’y fait.
Personnellement, je ne dis pas qu’il ne se passe rien, mais je ne crois pas que le CO2 y soit pour quelque chose. Il y a bien d’autres possibilités, mais de celles là, ils ne veulent pas en débattre. Pourquoi ? $$$ !
Alors, selon moi, seul le temps (15, 20, 30 ans) nous dira qui avait raison. Quant au génie qui a affirmé que d’une tonne de carbone émis dans la nature, il en reste encore 20% au bout de mille ans, j’espère seulement qu’il vive assez vieux pour savoir s’il a eu raison. Dommage que le ridicule ne tue pas !