Le sport à l’école et les obèses (la suite)

Le magazine Times relate ici les résultats de nouvelles études qui, comme celle que je vous ai rapportée récemment, mettent en doute les bienfaits des cours d’éducation physique dans la lutte contre l’épidémie d’obésité chez les enfants. Conclusion de l’article : on aurait peut-être mieux fait d’investir nos sous pour sortir la malbouffe des écoles que pour y faire rentrer plus de sport.

La découverte la plus surprenante rapportée par le Times vient de chercheurs britanniques. Ils ont demandé à 206 enfants âgés de 7 à 11 ans de porter pendant 4 semaines un appareil qui mesure précisément leur dépense énergétique à longueur de journée (sauf pendant le sommeil et les bains). Un tiers des enfants étaient inscrits dans une école privée dispensant 9,2 heures de cours d’éducation physique par semaine, les deux autres tiers dans deux écoles – dans un village et en ville – qui avaient 2,4 et 1,7 heures d’éducation physique par semaine à leur programme.

Bilan: à la fin de chaque journée, les enfants avaient dépensé en gros la même quantité d’énergie, quelque soit le nombre d’heures de sport au programme scolaire ! Il faut croire que ceux qui ne se défoulaient pas pendant les cours de sport se rattrapaient lors des récréations ou le soir.

Et vous, parents, qu’en pensez-vous? Avez-vous l’impression que vos enfants sont plus défoulés, fatigués, affamés, courbaturés ou que sais-je quand ils ont eu leur cours d’éducation physique? Voudriez-vous qu’ils fassent plus de sport à l’école? Moins?

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Je crois que c’est aux parents de s’assurer que leurs enfants font assez d’exercices, en activités parascolaires ou autres ,en donnant l’exemple et en leur donnnant des limites pour le temps passé devant la tv et l’ordi…

Évidemment, même si le bilan calorique n’est pas forcément frappant, il n’est certainement pas mauvais de les faire «se dépenser».
Je sais par expérience que de brûler de larges quantités d’énergie fait maigrir. Je viens tout juste de perdre près de 20 lbs à faire du cardio…
Le truc est si simple que c’en est ridicule: brûler plus que ce qu’on absorbe!
Couper en partie la malbouffe (diminuer l’apport calorique) est forcément l’une des solutions.
Mais comme le corps a tendance à ajuster sa consommation à ce qui lui est fourni, il est archi-important de maintenir une bonne dépense calorique pour éviter que le métabolisme ne se contente que d’abaisser sa consommation calorique.
Il faut donc viser les deux cibles à la fois.
Il faut dire aussi que dans nos villes, les parents sont souvent plus craintifs à laisser les enfants jouer dehors que ne l’étaient leurs parents à eux. Peut-être que de vivre dans une société surprotectrice qui nourrit toutes les peurs possibles a un impact sur notre niveau de sédentarité…

Vous n’évoquez en plus que des études sur le court terme il me semble. Qu’en est-il de ces enfants dans 10 ans? Aimeront-ils le sport, le percevront-il comme quelque chose qui apporte du bien-être alors qu’ils l’auront subi pendant leur scolarité,vécu pour certain comme une expérience humiliante (imaginez le cours de natation pour une jeune fille mal dans sa peau ou courir devant les camarades en tenue pour un enfant complexé ou mal intégré dans sa classe), le tout dans un rapport de force (les enfants sont obligés, évalués et n’apprennent pas à écouter leur propre corps et sensations). Bref, je pense que le sport à l’école est néfaste à moins d’être facultatif et d’apprendre, d’initier. Parler du sport à l’école comme d’un moyen de faire transpirer les enfants grassouillets, c’est pour moi encourager une certaine grossophobie qui peut faire plus de mal que de bien mais c’est surtout faire erreur et ne penser qu’à très court terme et en faisant abstraction du bien-être émotionnel de ces enfants. Car non les dégouter du sport, les violenter, n’aidera pas à faire baisser le taux d’obésité. On se doit de proposer, de rendre le sport accessible dans toute les écoles avec des offres variées et attractives de pratiques (danse, aérobic, pingpong pourquoi pas) afin de privilégier l’intérêt pour les activités plutôt que le nombre de calories brûlées mais penser qu’à l’âge adulte ces enfants qu’on aura fait courir aimeront le sport, auront développé de la confiance en eux relève je pense du leurre.