Les galères du télescope James Webb

Le télescope spatial James Webb, remplaçant du télescope Hubble, risque de ne jamais voir le jour si le gouvernement américain donne raison au comité du congrès qui demande l’abandon complet de ce projet, qui a déjà coûté 3,5 milliards de dollars depuis son lancement en 1996.

La semaine dernière, un autre comité, du Sénat celui-ci, à majorité démocrate, a toutefois proposé que le budget prévu pour le télescope soit maintenu en 2012.

À l’origine, le télescope devait être lancé en 2011 et coûter 500 millions de dollars.

La Nasa, qui collabore avec l’agence spatiale européenne et l’Agence spatiale canadienne, parle désormais d’un lancement possible en 2018 et d’un coût de 8,7 milliards de dollars.

Le comité du Congrès qui a examiné le budget prévisionnel de la Nasa pour 2012 propose de diminuer de 1,6 milliards de dollars le budget de l’agence par rapport à 2011, et de mettre fin au programme James-Webb pour lequel la Nasa prévoyait dépenser 375 millions de dollars en 2012.

Fin août, 32 prix Nobel ont signé conjointement une lettre publiée dans le New York Times pour demander la poursuite du projet, vital pour la poursuite des recherches en astronomie.

Le télescope James Webb, beaucoup plus puissant que Hubble et conçu pour observer l’univers dans l’infrarouge, permettrait par exemple d’observer la formation des toutes premières galaxies, nées seulement quelques centaines de millions d’années après le Big Bang.

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Encore la preuve que le « pragmatisme économique » à la sauce républicaine est tout sauf éclairé…

Des milliers de milliards dans deux guerres sans se poser de questions, mais un frein pour la connaissance à une fraction du prix…

Tu parles d’un dépassement de coûts ! On se croirait dans le domaine de la construction ! Sans vouloir faire de mauvais jeu de mot, l’erreur d’évaluation est astronomique… juste 17x plus cher que prévu…

Sans blague, c’est quand même dommage et une idiotie d’abandonner après avoir engagé autant d’argent dans ce projet. Et effectivement, c’est pas mal plus porteur qu’une guerre où on a aucune raison de participer.

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