Le vin de jouvence

Vivre plus longtemps tout en mangeant goulûment : ce pourrait être possible, si l’on en croit les résultats d’une recherche de l’Université Harvard et de l’Institut national du vieillissement des États-Unis.

Des décennies de travaux ont déjà permis de conclure que manger peu contribue à prolonger la vie. En réduisant d’un tiers les calories absorbées quotidiennement, il est même possible de l’allonger substantiellement — parfois de 60 %! — dans le cas de certains mammifères, dont le singe rhésus. L’expérience est toutefois difficilement reproductible chez l’humain, dont la durée normale de vie est considérablement supérieure à celle des animaux de laboratoire.

Mais voilà que les scientifiques pensent pouvoir obtenir les bénéfices de ce régime… sans régime. Lors d’essais cliniques, ils ont donné à des souris du resvératrol, molécule aux pouvoirs antioxydants présente en abondance dans le vin rouge. Résultat : les souris ont vieilli en meilleure santé, et les analyses moléculaires ont permis d’observer chez elles les mêmes mutations cellulaires que chez les souris qui suivaient un régime hypocalorique. Leurs yeux étaient plus clairs, leurs muscles avaient conservé leur souplesse et leurs os leur fermeté, leurs mouvements étaient coordonnés et leur cœur battait comme un neuf. Le hic, c’est qu’elles n’ont pas vécu plus longtemps.

Le biologiste David Sinclair, un des auteurs de l’étude, se réjouit tout de même : « Nous ne pensions pas qu’il était possible qu’un animal mange à sa faim tout en bénéficiant des bienfaits sur sa santé d’un régime faible en calories. Maintenant, nous avons la preuve que cela est faisable. » Les chercheurs comptent donc reprendre leurs essais, mais cette fois en donnant du resvératrol à des souris plus jeunes, dans l’espoir de prolonger ainsi leur vie. Si les résultats sont concluants, le resvératrol deviendra la première d’une génération de molécules anti-âge fort attendues. Bien entendu, il restera à tester le médicament chez l’humain.

Techno
Gogo gadget au bronzage
Les adeptes de gadgets électroniques peuvent maintenant se bronzer sans risquer l’insolation. Le Personal UV Monitor, d’Oregon Scientific, appareil pas plus gros qu’un téléphone cellulaire, indique le moment précis où il faut se mettre à l’abri des rayons ultraviolets. Il suffit de le programmer en y introduisant le facteur de protection solaire (FPS) de sa lotion bronzante et son type de peau, de claire à foncée. Une fois sur le balcon ou à la plage, on active le capteur UV, qui mesure l’intensité des rayons. Il ne reste qu’à profiter de son bain de soleil, jusqu’à ce que l’alarme nous rappelle à la réalité.

Mauvaise nouvelle
Alcool, cigarettes… et cellulaire
Le téléphone cellulaire soulève à nouveau des inquiétudes, cette fois au sujet des femmes enceintes. Celles qui utilisent un portable risqueraient davantage de donner naissance à des bébés éprouvant des problèmes de comportement. Cette enquête, menée auprès de 13 000 enfants par l’Université de la Californie à Los Angeles, révèle que deux ou trois appels par jour suffisent pour augmenter d’environ 54  % les risques de concevoir un enfant hyperactif ou hyperémotif. À la lueur de ces résultats, des experts concluent que l’usage du cellulaire pourrait être presque aussi dommageable pour le fœtus que l’alcool ou la cigarette.

Conseil santé
Votre conjoint ronfle beaucoup? Il doit alors consulter son médecin. Car l’apnée obstructive du sommeil, fréquente chez les ronfleurs, touche surtout les personnes atteintes du diabète de type 2, et vice versa. Plus précisément, on estime que 40 % des personnes souffrant d’apnée du sommeil seront atteintes de diabète. Le lien est si clairement établi que la Fédération internationale du diabète recommande fortement aux médecins de faire passer des tests à leurs patients qui ronflent.

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