L’épuisement se lit dans la salive et le sang

Une simple analyse de la salive et du sang pourrait déceler les signaux précoces d’un épuisement professionnel.

L’épuisement se lit dans la salive et le sang
Photo : iStockphoto

C’est ce qu’avancent la professeure Sonia Lupien et le doctorant Robert-Paul Juster, du Centre d’études sur le stress humain de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine.

Le surmenage dérègle de nombreux systèmes biologiques et peut accroître les risques de diabète, de maladies cardiovasculaires ou de problèmes immunitaires, font valoir les chercheurs.

L’équipe a recruté 30 volontaires et mesuré dans leur sang 15 marqueurs biologiques, dont l’insuline, le sucre, le cholestérol et la protéine C réactive, un indicateur de la santé immunitaire. Elle a ainsi pu mesurer la « charge allostatique » de chaque participant, soit le degré d’usure de leur corps attribuable au stress chronique.

Dans la salive, les chercheurs ont mesuré le taux de cortisol. « Chez les personnes déprimées, cette hormone du stress est présente en quantité trop élevée, explique Robert-Paul Juster. Chez celles qui sont surmenées, son niveau est trop bas. Pour l’instant, les médecins confondent souvent les deux diagnostics. Les personnes souffrant d’épuisement sont traitées avec des antidépresseurs qui abaissent le taux de cortisol, alors qu’on cherche l’effet inverse ! »

Les chercheurs espèrent que les tests pourront être offerts d’ici une dizaine d’années.

 

 

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