Les aliments anticancer n’existent pas

L’Agence nationale de sécurité sanitaire française vient de publier un bilan de ce que l’on sait sur les liens entre alimentation et cancer basé sur quatre ans d’études, par un panel d’experts, de la solidité des preuves scientifiques.

Sa conclusion est sans appel: «il n’existe pas d’aliment ou de nutriment anticancer en soi».

Malheureusement, il y a fort à parier que bien moins de gens liront les 78 pages du rapport Nutrition et cancer que les livres sur les aliments anticancer du Dr Béliveau

Selon l’ANSES, dont les conclusions rejoignent le consensus scientifique, il existe en tout et pour tout huit «facteurs nutritionnels ayant un effet convaincant ou probable sur le risque de cancer» pour la population française. Ce sont probablement les mêmes au Québec.

Les facteurs de risque augmentant le risque de cancer et évitables sont :

– les boissons alcoolisées : le niveau de preuve est convaincant pour plusieurs cancers (bouche, pharynx, larynx, oesophage, côlon-rectum chez l’homme, sein), dont certains sont fréquents (côlon-rectum, sein) et probable pour le cancer du foie et celui du côlon-rectum (chez la femme); l’effet est marqué pour les cancers de la bouche, du pharynx, du larynx et de l’oesophage ; l’exposition de la population est élevée ;

– le surpoids et l’obésité : le niveau de preuve est convaincant pour plusieurs cancers (oesophage, endomètre, rein, côlon-rectum, pancréas, sein après la ménopause) dont certains sont fréquents (côlon-rectum et sein) ; l’effet est modéré pour ces cancers et l’exposition de la population est élevée ;

– les viandes rouges et charcuteries : le niveau de preuve est convaincant pour le cancer colorectal, cancer fréquent ; l’effet est modéré pour ce cancer et l’exposition est élevée dans une partie de la population ;

– le sel et les aliments salés : le niveau de preuve est jugé probable pour le cancer de l’estomac et l’exposition est élevée dans une partie de la population ;

– les compléments alimentaires à base de bêta-carotène : le niveau de preuve est convaincant pour le cancer du poumon chez les fumeurs, cancer fréquent, et l’exposition est non négligeable.

Les facteurs pouvant contribuer à la diminution du risque de cancer sont :

– l’activité physique : le niveau de preuve est convaincant pour le cancer du côlon, cancer fréquent ; l’effet est modéré pour ce cancer ; le niveau d’activité physique de la population est insuffisant et ce facteur a des effets indirects via le surpoids et l’obésité ;

– la consommation de fruits et légumes : le niveau de preuve est jugé probable pour plusieurs cancers (bouche, pharynx, larynx, oesophage, estomac, poumon) ; la consommation de la population est insuffisante et ce facteur a des effets indirects via le surpoids et l’obésité.

Voilà! Vous pouvez continuer à suivre les études scientifiques sur le sujet si elles vous intéressent, mais pour ce qui est de savoir quoi faire au quotidien, vous devriez en tenir aux points ci-dessus.

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L’affirmation de l’agence qu’il n’y a pas d’aliment anticancer me semble directement en contradiction avec leur autre affirmation que la consommation de fruits et de légumes peut contribuer à diminuer le risque de cancer. Il me semble que c’est là une reconnaissance implicite faite à la dérobée sans vouloir avoir l’air de la faire. Cette façon de faire me laisse perplexe.

Quant aux recommandations qui sont faites par l’agence, ce sont les mêmes que fait Richard Béliveau dans ses conférences. L’agence n’a réellement rien apporté de neuf.

C’est exactement les conclusions du Dr. Béliveau: Mangez plus de fruits et de légumes et faites de l’exercice…

Si c’était le 1er avril, je comprendrais!

Comme ce n’est pas le cas, considérant les molécules utilisées en chimiothérapie, les aliments anti-cancer sont une évidence.

Cet article est une antithèse (tel que mentionné par Bertrand Ducharme).

La source de cet article est sûrement une fumisterie…

Je suis d’accord avec monsieur Ducharme. Le titre de l’article est sensationnaliste et amène le lecteur dans une mauvaise direction puisque les aliments anticancer sont majoritairement les fruits et les légumes tels que les résultats des recherches du Dr Belliveau le suggèrent. Je propose donc, madame Borde, de changer votre titre:
«Mode de vie: en grande partie responsable des cancers.»

Je vous propose aussi de rectifier les deux dernières puces de votre article puisque, telle que rédigées, elles suggèrent que l’activité physique et la consommation de fruits et légumes sont des facteurs de risque pour le cancer au même titre que les boissons alcoolisées, le surpoids et l’obésité, etc.

Merci de cette synthèse! Je lirai arrentivement les 78 pages de ce bilan.

Pas facile de comprendre votre texte!

Si je décode: il y a un lien réel entre la consommation de viandes rouges et de charcuteries et le cancer colorectal, un cancer fréquent (en fait c’est le troisième au Canada derrière les poumons, le sein ou la prostate)

«l’effet est modéré pour ce cancer» Ca je ne comprends pas? Effet modéré? Ca veut dire qu’il est curable???

«l’exposition est élevée dans une partie de la population» Ca veut dire que les gens consomment beaucoup de viandes rouges et de charcuterie?

Un conseil: vulgarisez. Écrivez pour que tout le monde comprenne facilement.

La conclusion s’impose: on peut manger n’importe quoi et avoir, ou pas, un cancer! Le régime alimentaire n’a pas grand-chose à voir avec l’incidence du cancer.

Du journalisme qui ne vole pas haut! Malheureusement, cet article va faire son chemin sur le Net et entacher inutilement la réputation du docteur Béliveau alors que ce dernier en arrive aux mêmes conclusions que l’ANSES… On joue sur les mots et cela nuit à la science… Quelle bourde!!!

Le titre du blogue est peut-être juste dans son sens le plus strict. Toutefois en science, les nuances et les précisions sont essentielles. C’est ce que l’étude française s’emploie à faire sur 75 pages.

Aussi est-il nécessaire – à l’encontre du titre du blogue – de citer l’étude de l’ANSES:

« -On dispose aujourd’hui d’un faisceau d’arguments montrant que la prévention
nutritionnelle des cancers est légitime et qu’elle peut être efficace.
– Il est estimé que, grâce à une prévention nutritionnelle, environ 1/3 des cancers les
plus communs pourraient être évités.» p.53

C’est moins sensationnel, mais plus utile.

@hippopotame
:-))) «La conclusion s’impose: on peut manger n’importe quoi et avoir, ou pas…» …un tour de taille d’hippopotame.

Moi aussi, je sympathise avec les victimes malheureuses ayant pourtant suivi toutes les recommandations.

Votre article porte à confusion. Pour avoir écouté la série d’émissions Kampai et les commentaires du Dr. Béliveau, j’ai compris que les éléments 2,3,4,6 et 7 de votre liste sont les facteurs importants dans le développement des cancers et qu’on peut agir en prévention mais pas en curatif.

J’ai également compris des présentations que le fait de faire de l’exercice, de réduire la consommation de viande rouge et de tripler notre consommation de légumes résulte en une hygiène de vie saine permettant de réduire les risques de développer un cancer actif, sans garantie de succès. La recommandation est effective sur des populations et non au niveau d’un individu en particulier. Une meilleure hygiène de vie dans une population se traduit vraisemblablement en une réduction des coûts de santé.

Mais je n’ai jamais entendu dire au cours de l’émission que la consommation de légumes permettait de combattre un cancer actif. Au contraire. Il a été expliqué que lorsqu’un cancer actif est déclaré, on doit recourir aux différentes thérapies en cours, incluant la chimiothérapie et la chirurgie.

Il faut faire attention à cet énonçé à propos des aliments anti-cancer.Pour avoir une relative bonne santé,il faut un ensemble de constituants dont l’alimentation,les exercices et une façon positive de voir la vie etc.Nos grand-mères nous répétaient sans cesse qu’on devait manger des légumes même les feuilles de céleri,les fibres des pamplemousses etc.Il n’y a aucun doute que certains aliments renforcissent notre système immunitaire ce qui renforçit la lutte contre le cancer mais il faut tout un ensemble de facteurs pour lutter contre le cancer et il y aussi les facteurs environnementaux,la génétique et tout et tout.

Autrefois, on était fier d’être fumeur… ça nous tuait.

Il y en a encore qui sont fiers de boire du vin… c’est pas fini ça non plus.

Cet article est tout à fait clair et scientifiquement exact. Aucun aliment par lui-même n’est anti-cancer.

Par exemple, il n’a jamais été scientifiquement démontré que la curcumine contenue dans le curcuma avait un effet anti-cancer chez l’homme lorsque consommée dans la nourriture. Il a été démontré qu’elle avait un effet sur des cellules en laboratoire. Mais entre l’aliment absorbé et l’accès aux cellules potentiellement cancéreuses dans un organe humain, il y a d’énormes barrières physiologiques et temporelles à traverser. Les études cliniques sur des populations humaines n’ont jamais réussi jusqu’à date à en démontrer le potentiel anti-cancereux. Tout comme les anti-oxydants d’ailleurs. Il est donc inutile de soupoudrer tout ce qu’on mage d’antioxydants ou de curcuma dans l’espoir de ne pas avoir de cancer… Comme Valérie le mentionne, l’abandon du tabac, un régime équilibré, une abondance de fruits et légumes (peut importe lesquels) et de l’activité physique sont les seules recommandations basées sur des évidences scientifiques chez l’homme issues d’études cliniques judicieusement effectuées. (Ref, lire le livre Bad Science).

Je respecte le Dr. Béliveau et j’écoute Kampai toutes les semaines, ils font un formidable travail d’éducation. Il faut par contre prendre le message dans son ensemble, ce n’est pas en se bourrant de brocoli au curcuma, thé vert et canneberges spécifiquement que l’on prévient un cancer…

Je suis surprise de ne pas voir en tête de cette liste la cigarette! Est-ce un oubli? Je sais que ce n’est pas un aliment mais le « surpoids et l’obésité » n’en sont pas non plus!

Hé ben ! Alors vive les pesticides et produits chimiques de toutes sortes dont sont saupoudré nos aliments – pas de problème, c’est pas dangereux… Et ce n’est pas la faute non plus a tout ce cocktail chimique contenu dans les produits de maquillage, dentifrice, shampooing, etc …Si c’est pas ça la cause de nombreuses maladies cancéreuses , alors vive l’industrie chimique!
Mon oeil …

Je pense que même le Dr Béliveau serait d’accord, il ne mentionne pas dans ces livres que c’est une garantie à tout prix pour éviter le cancer si on mange un aliment plutôt qu’un autre, il suggère plutôt de prioriser certains aliments pour leurs propriétés antioxydantes et ce, pour le maintien d’une bonne santé en général.

Le bon vieux guide alimentaire donne déjà une bonne idée de ce qu’est une alimentation équilibrée.

Les anti-oxydants, l’exerce physique, l’abstention de fumer, le tout en modération, voilà qui met les chances de notre côté.
Le curcuma n’est pas une panacée, pas plus que les canneberges, mais ça ne peut pas nuire… en quantité raisonnable.

Effectivement, j’en suis la preuve vivante. En 2003, on me diagnostiqua un cancer du sein! Pourtant, je n’entrais dans aucun des barêmes (je n’avais pas été menstrué à un très jeune âge, pas ménopausée, pas obèse, aucune parenté ayant eu un cancer, pas d’alimentation grasse etc…) et en plus de tout cela, je mangeais beaucoup de légumes verts ainsi que des tomates en quantité industrielle????!!! Une chance que j’en mangeais en quantité industrielle! Alors aliments anti-cancer? Je n’y crois plus!

C’est ce qu’on appelle, parler pour dire ce qui est dit depuis longtemps; ce que le Dr. Beliveau dit; ça ne fait toujours pas de tord de répéter ce qu’ils disent tous; une vie saine, des fruits et légumes variés, l’exercice, ne pas fumer, éviter toute la chimie, les pesticides, en lavant bien les fruits et legumes et en n’achetant le plus rarement possible tous ces produits préparés d’avance, sont des moyens pour lutter contre le cancer

Une vie « saine » ne nous protège pas complètement contre le cancer. Au moins 70 pour cent des cancers pourraient être causés par la dégradation de notre environnement. Les associations nationales contre le cancer continuent de nous dire que les causes de cette maladie sont le tabagisme, obésité, manque d’exercice, génétique, âge, mode de vie … On ne dit pas la vérité car traiter un cancer est très rentable pour les compagnies pharmaceutiques, les radiologues, les hôpitaux.