Les bons et les mauvais côtés du bilinguisme

Les enfants qui grandissent dans un environnement bilingue ont plus de facilité à apprendre une troisième langue lorsqu’ils arrivent à l’âge adulte, d’après une étude menée à l’Université Northwestern (Illinois).

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Son équipe a recruté des locuteurs anglais-mandarin, anglais-espagnol et unilingues anglophones, puis leur a demandé d’apprendre des mots d’une langue inventée. Les personnes bilingues parvenaient à maîtriser deux fois plus de mots. Certains circuits neuronaux plus « musclés » seraient à l’origine de cette performance, croit Viorica Marian. Des recherches antérieures avaient déjà montré que l’apparition de la maladie d’Alzheimer était retardée de quatre années en moyenne chez les personnes bilingues. Mais le bilinguisme n’a pas que de bons côtés. Selon une recherche menée par Jennie Pyers, psychologue au Wellesley College (Massachusetts), les personnes bilingues sont plus susceptibles de se retrouver avec un mot « sur le bout de la langue ». Parce qu’elles ont deux fois plus de voca­bles stockés en mémoire, elles auraient plus de mal à en extraire le mot juste.