Les chercheurs n’ont pas chômé

La COVID-19 a généré une intense activité scientifique : de 100 000 à 200 000 articles scientifiques ont été publiés en 2020 sur le sujet.

Photo : Westend61 / Getty images

De 100 000 à 200 000 articles scientifiques ont été publiés en 2020 sur le SRAS-CoV-2 et la COVID-19, dont plus de 30 000 prépublications non révisées par d’autres chercheurs, selon la revue Nature. Ces estimations dépendent de la base de données bibliographiques interrogée et des mots-clés utilisés pour repérer les documents.

Ces chiffres montrent que la COVID a généré une intense activité scientifique, même si environ 95 % des textes savants publiés en 2020 ne concernaient pas la pandémie.

Les spécialistes américains et chinois ont été les plus gros contributeurs, avec respectivement 33 % et 18 % des articles sur le coronavirus parus entre janvier et octobre.

Selon Retraction Watch, un organisme américain qui répertorie les études retirées de la littérature scientifique en raison d’erreurs, de fraude ou de plagiat, 72 articles sur la COVID ont été rétractés en 2020, soit moins de 1 sur 1 400, ce qui laisse penser, pour l’instant, que la pandémie n’aurait pas entraîné de problèmes particuliers dans la qualité des textes scientifiques publiés.

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7 milliards de dollars

C’est le déficit de la balance commerciale de la propriété intellectuelle du Canada, c’est-à-dire la différence entre les droits payés par des entreprises canadiennes pour utiliser des brevets étrangers et les droits payés par des entreprises étrangères pour des brevets canadiens. Afin d’amoindrir ce déficit qui s’accroît depuis 20 ans, Ottawa vient de lancer un projet-pilote de 30 millions de dollars confié au Collectif d’actifs en innovation, un regroupement d’experts en brevets qui vont aider les PME à mieux gérer leur propriété intellectuelle. Dans un premier temps, le Collectif vise les PME actives dans les technologies vertes, les plus susceptibles de générer des brevets clés au cours des prochaines années.