Les conservateurs font rire d’eux !

Aujourd’hui, deux caricatures que vous ne verrez nulle part ailleurs, car le dessinateur Boris les a réservées aux lecteurs de ce blogue. Merci Boris!

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Un peu d’humour ne fait pas de mal en ces temps sombres pour la science, alors que les conservateurs viennent de procéder à la nomination partisane de deux «sceptiques» des changements climatiques à des postes clés du Conseil de recherches en sciences naturelles et génie et de la Fondation canadienne de l’innovation, s’exposant une fois de plus aux foudres de scientifiques reconnus.

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Pour en savoir plus sur l’Observatoire du Mont Mégantic, lisez mon billet Harper le tricheur.

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Quelle caricature juste, Il ne faudrait pas oublier les nombreuses recherches effectuées au Mont-Mégantic. Il serait temps de reconnaitre nos investissements dans l’astronomie professionnelle, la recherche sur la pollution lumineuse, la recherche sur les exoplanètes et la spectrographie, pour ne parler que de ces domaines là. Si on laisse tomber le Mont-Mégantic, à quoi bon garder tous les cours spécialisés que ces chercheurs ont dû suivre? Ce gouvernement devrait leur montrer plus de reconnaissance.

Bonjour Mme Borde,
Vous mentionnez dans votre commentaire «les conservateurs viennent de procéder à la nomination partisane de deux «sceptiques» des changements climatiques». Le scepticisme a toujours sa place, même quand il s’attaque à une position politiquement correcte, comme l’influence humaine dans le réchauffement planétaire. On ne peut faire une discussion sereine, lorsqu’un côté est qualifié de «bien» et l’autre de «mal». À une certaine époque le concept de «Terre plate au centre de l’Univers» avait la bénédiction de l’Église Catholique. Aujourd’hui c’est le réchauffement planétaire causé par l’homme, qui a la bénédiction de la nouvelle religion verte.
Bien à vous
Michel Bellemare

Je hais la malhonnêteté intellectuelle des représentants des partis. Ils sont là pour tordre les faits. Bien sûr monsieur Bellemare le scepticisme est de mise en science. Mais là on parle de partisans, de personnes qui se foutent de la vérité, pas de scientifiques. Pour la terre plate, il y avait aussi des gens qui pour des raisons politiques ne voulaient pas que la vérité s’ébruite.

Bonjour,
Pour remettre les pendules à l’heure, je ne suis pas le représentant d’aucun parti politique, mais le porte-parole de l’Association des Sceptiques du Québec. Je milite justement pour que les débats scientifiques se fassent sans interaction politique ou idéologique. La science ne départage pas le bien du mal… mais le vrai du faux. Jeter l’anathème sur une position, ne fait pas avancer le débat.
Bien à vous
Michel Bellemare

Monsieur Bellemare-

Un certain scepticisme est en effet toujours de mise face a un consensus, soit. Mais Monsieur Harper a nomme quelqu’un dont l’opposition au changement climatique ne s’appuie sur AUCUNE publication dans une revue scientifique et AUCUNE competence scientifique pertinente (l’homme est geologue de formation), en fait sur rien de concret (a part les interets de son employeur).

Le fait que les compagnies pretrolieres mettent de l’avant des « sceptiques » qui n’ont pas les connaissances requises afin d’enseigner un cours de premiere annee sur les sciences atmospheriques est a mes yeux la meilleure preuve qu’il n’y a aucune raison serieuse de douter de la realite du rechauffement climatique.

Au fait, Monsieur Bellemare, une question: se pourrait-il que le rechauffement climatique soit non seulement reel, mais que l’actuel consensus sur le danger qu’il represente soit EN DECA de la realite [c’est ce que soutient une minorite de chercheurs fort competents]? C’est CA le genre de question qu’un vrai sceptique se devrait de poser.

Quelqu’un qui comme vous se fait l’echo d’une position ne s’appuyant sur rien de concret, qui ne peut distinguer la science de l’ideologie partisane et de ce fait les place chacun sur un pied d’egalite, ne fait pas preuve de scepticisme mais de credulite.

Bonjour,

Est-ce qu’il existe un autre moyen que le copier-coller de partager vos merveilleux billets?

Merci de votre réponse
Géraldine

Quelles caricatures insignifiantes et enfantines!
Évidemment, il est de bon ton au Québec de casser du bois sur le dos des conservateurs. Les universitaires gauchistes sans expérience qui pensent tout connaître se permettent de fairer la leçon aux autres. Sachez mesdames et messieurs qu’il y a de plus en plus de scientifiques qui sont rétissants a attribuer le réchaufement climatique à l’activité humaine. Mais ça, nos bons Québécois demandeurs de subventions ne veulent pas en entendre parler.

@ Jacquelin O

Est-ce que l’on pourrait avoir des sources pour appuyer cette affirmation ? Est-ce que vos pseudo-scientifiques utilisent la même méthode que vous pour faire leurs affirmation ? (C’est-à-dire lancer une affirmation sur le coup de la frustration)

Ou encore mieux, ont-ils eu l’illumination de dieu comme notre ministre des sciences qui n’accepte toujours pas la théorie (qui est en fait une loi scientifique) de Darwin après 100 ans de preuves et de démonstrations…. ou simplement sont-ils payés par Exxon et Chevron pour biaiser leurs résultats ?

Selon l’hypothèse du réchauffement planétaire causé par l’émission de gaz à effet de serre, les GES en augmentant le couvert nuageux, empêchent la chaleur de s’échapper, un peu comme un couvercle sur une marmite. Le problème, c’est que la température au dessus du couvercle (le couvert nuageux) varie au même rythme que sous les nuages. C’est ce que nous révèlent les données prises par satellite. Même très très loin de ce fameux couvercle, sur la planète Mars, la courbe de température suit aussi cette tangente… et on est loin des GES produits par les Hummers des gros méchants américains. En fait, cette variation de température semble suivre celle du soleil… et le couvert nuageux semble même nous protéger de ces rayonnements, car l’augmentation sur Terre est moindre que celle de Mars. Ces variations de température ont été observées par la fonte de la calotte polaire martienne, révélées par Mars Global Surveyor et les missions Odyssey.
En voulant absolument culpabiliser l’homme pour le réchauffement planétaire, on passe sous silence quelques faits troublants. Les relevés de températures montrent que le climat terrestre s’est réchauffé entre 1900 et 1940, avec peu d’émission de gaz à effet de serre, puis s’est refroidi entre 1940 et 1975 malgré l’augmentation de ces gaz, pour à nouveau se réchauffer… ce qui correspond davantage aux cycles de variations du champ magnétique terrestre et des vents solaires.
Plutôt que de discuter calmement et rationnellement de ces faits, on crie à l’anathème. David Suzuki va même jusqu’à réclamer l’emprisonnement des politiciens, qui ne souscrivent pas au «dogme» des GES.

Monsieur Bellemare-

S’il existe, comme vous paraissez le penser, de solides raisons scientifiques de douter de la réalité du réchauffement planétaire, alors pourquoi notre premier ministre a-t-il nommé un « sceptique » qui n’a ni la formation scientifique requise afin de porter un jugement éclairé à ce propos, ni d’ailleurs produit la moindre publication scientifique là-dessus?

Comme l’a bien dit un dissident soviétique: ce n’est pas un signe de liberté que d’obliger les savants à mettre sur un pied d’égalité la chimie et l’alchimie, l’astronomie et l’astrologie.