Les dessous de l’affaire du Médiator

En plein scandale du Mediator, un médicament antidiabétique soupçonné d’avoir causé entre 500 et 2000 décès en France, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé vient d’ordonner le retrait du marché des médicaments vasodilatateurs à base de buflomédil, en raison de leur faible efficacité et des effets secondaires potentiellement graves.

Ces médicaments, commercialisés depuis 1974, sont destinés à combattre la claudication intermittente provoquée par des artères bouchées. Mais selon l’AFSAPPS, quand ils sont mal utilisés, ils peuvent provoquer des effets neurologiques ou cardiovasculaires graves.

Aucun de ces produits n’est disponible au Canada.

L’affaire du Mediator est toutefois étroitement liée à celle des médicaments coupe-faim Pondéral et Redux, dont le Canada a interdit la vente en 1997. Ces deux médicaments étaient en effet des cousins du Médiator, produits par les compagnies Servier et Biofarma à partir des mêmes molécules.

En 2005, les membres du recours collectif intenté contre ces deux compagnies par Option Consommateurs ont reçu 8,3 millions de dollars suite à une entente à l’amiable. D’autres indemnisations ont été versées ailleurs au Canada et aux États-Unis.

Comment le Médiator a-t-il alors pu passer entre les mailles du filet français ? L’affaire est désormais entre les mains de la justice.

Jeudi dernier, le ministre français de la santé Xavier Bertrand a lancé des Assises du médicament avec pour objectif de restaurer la confiance des Française dans le système de sécurité qui encadre la commercialisation et la prescription des médicaments.

Il y a du boulot, comme vous le verrez dans ce très bon dossier du magazine L’Usine Nouvelle.

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