Les grands prématurés en chiffres

Voici huit clés pour mieux comprendre cette réalité.

C’est le nombre de semaines d’une grossesse normale. Un bébé né avant 37 semaines de gestation est considéré comme prématuré. Les bébés nés avant la 32e semaine sont de grands prématurés.

 

22

C’est le nombre de semaines de grossesse nécessaires pour qu’un fœtus soit viable, selon l’Organisation mondiale de la santé. À 23 semaines de gestation, le bébé a un taux de survie oscillant entre 10 % et 30 %. Ce pourcentage grimpe à 95 % après 28 semaines de grossesse.  

87 600

C’est le nombre de naissances en 2008, selon l’Institut de la statistique du Québec. Il s’agit d’une hausse de 15,6 % en cinq ans. Le nombre de bébés aboutissant aux soins intensifs a augmenté proportionnellement. 

8 %

C’est le pourcentage de bébés sont nés prématurément au Canada en 2006-2007, selon une étude de l’Institut canadien de la santé. Cela représente une hausse de 1,5 % par rapport au nombre de bébés né prématurés au début des années 1990. Ce phénomène s’explique principalement par les grossesses tardives et le recours accru aux technologies de procréation assistée. Les mères âgées de plus de 35 ans souffrent davantage de diabète et d’hypertension, des affections chroniques qui peuvent multiplier par six le risque d’accoucher prématurément. Les techniques de procréation assistée, quant à elles, engendrent des grossesses multiples qui se terminent très souvent par un accouchement prématuré. 

50 %

C’est le taux de survie des enfants nés à la 25e semaine de grossesse ou avant. Parmi les survivants, un sur quatre est atteint de paralysie cérébrale, un sur quatre présente des séquelles sévères, comme des troubles envahissants du développement, et un sur quatre éprouve des problèmes importants à l’école (difficulté d’apprentissage, hyperactivité, etc.). Le quart des survivants s’en tire sans séquelles… 

40 %

C’est le pourcentage de cas d’enfants qui souffrent de paralysie cérébrale et qui sont nés prématurément, selon le Dr Pierre Marois, physiatre spécialiste en réadaptation pédiatrique, qui s’appuie sur sa pratique au CHU Sainte-Justine, entre autres. 

48

C’est le nombre de néonatalogistes qui pratiquent dans les hôpitaux du Québec. La relève se fait plutôt rare, selon la Dre Thérèse Côté-Boileau, présidente de l’Association des pédiatres du Québec. La pénurie d’infirmières est encore plus importante dans ce domaine. « Même si on ouvrait plus de lits [en néonatalogie], il n’y aurait probablement pas le personnel infirmier pour en assurer le service », dit-elle. 

250 000

C’est le coût en dollars pour l’hospitalisation d’un bébé né à 23 ou 24 semaines de grossesse, selon le Dr Pierre Marois, physiatre spécialiste en réadaptation pédiatrique. Les prématurés restent habituellement hospitalisés jusqu’au terme prévu de la grossesse.

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