Les maux de tête du sans-fil

Risques accrus de leucémie infantile, de cancer du cerveau, d’alzheimer, de désordres acoustiques, de problèmes nerveux, de modification de l’ADN, de troubles du sommeil : les réseaux sans fil et les téléphones cellulaires pourraient gravement nuire à votre santé. Un nouveau rapport, signé par une vingtaine de scientifiques américains, fait la synthèse de près de 2 000 recherches portant sur les effets des ondes électromagnétiques sur l’homme. « Le déploiement sans entraves des technologies sans fil est vraisemblablement risqué et sera difficile à contrer si la société ne prend pas de décisions rapides sur de nouvelles limites d’exposition », conclut le document.

Ce bilan survient après une année de vifs débats, tenus en particulier sur la place publique européenne. Le gouvernement allemand a choisi cet été de recommander à la population de préférer, dans les domiciles, l’encombrement des câbles à la liberté des réseaux sans fil. Un peu plus tôt cette année, des écoles primaires britanniques ont désactivé leur accès à Internet sans fil à la suite de pressions parentales. Au Canada, l’Université Lakehead a emboîté le pas en invoquant le principe de précaution. Mais ces décisions ont été critiquées — et même ridiculisées — par nombre de scientifiques, qui soutiennent qu’on aurait davantage à craindre des ondes émanant des téléviseurs, des radios et des fours à micro-ondes que des réseaux sans fil. Comme quoi les spécialistes sont encore loin d’un consensus.

À l’Organisation mondiale de la santé, un aide-mémoire officiel publié en 2006 résumait ainsi les connaissances actuelles sur le sujet : « Compte tenu des très faibles niveaux d’exposition et des résultats des travaux de recherche obtenus à ce jour, il n’existe aucun élément scientifique probant confirmant d’éventuels effets nocifs […] des réseaux sans fil pour la santé. » Pour le moment, alors que les réseaux sans fil se multiplient dans les endroits publics, les écoles, les bureaux et les foyers, les gouvernements doivent prendre en considération l’absence de preuve concrète du danger de ces technologies quand vient le temps de légiférer. Dès cet automne, Montréal sera entièrement « branchée ». Avec un ordinateur portable, les abonnés pourront naviguer dans Internet assis dans un parc, au bord du fleuve ou dans n’importe quel café. Tout ça grâce à la « magie des ondes », que de plus en plus de gens, inquiets, appellent « pollution électromagnétique » ou « électrosmog ». Inquiétudes justifiées ou méfiance de technophobes ? Le temps nous le dira.

Techno
Les murs des hôpitaux et des édifices publics pourraient devenir une arme redoutable contre les maladies nosocomiales. Une nouvelle « peinture » antimicrobienne, mise au point au Massachusetts Institute of Technology (MIT), tue bactéries et parasites qui s’y déposent, et même le virus de la grippe. Il suffira d’appliquer cet enduit sur les poignées de porte et les murs pour réduire de 10 000 fois le nombre de germes, selon les essais en laboratoire. De microscopiques piquants sur les surfaces enduites transperceraient la membrane des bactéries et l’enveloppe du virus de la grippe. Sur un mur près de chez vous d’ici deux à trois ans.

Prouesse
Elijah Moulton a un tout nouveau corps. Ce petit garçon américain de huit mois se porte bien, malgré la périlleuse intervention chirurgicale qu’il vient de subir. Les chirurgiens de l’Hôpital Morgan Stanley, à New York, ont passé avec lui 10 heures en salle d’opération pour effectuer cinq transplantations : foie, intestin grêle, pancréas, côlon et estomac. L’enfant souffrait d’une grave malformation intestinale. Le chirurgien en chef, le Dr Dominique Jan, également à l’origine de la première greffe de l’intestin au monde, estime que jusqu’à sept organes peuvent être transplantés sans danger.

Quoi de neuf au Québec ?
À l’Université de Montréal, des personnes aveugles voient grâce… à leur langue ! Un dispositif lingual, le Tongue Display Unit (TDU), envoie des impulsions électriques aux papilles, ce qui permet aux utilisateurs de reconnaître des formes simples. Les images d’une caméra fixée à des lunettes sont retransmises à un écran de 144 pixels déposé sur la langue. Une quinzaine de personnes aveugles de naissance ont ainsi réussi à se déplacer le long d’un parcours de 14 m à Montréal. Le plus fascinant : leur cerveau traite l’information envoyée par le dispositif comme de l’information visuelle.

Le virus de l’obésité
Un virus jouerait un rôle important dans certains cas d’obésité. C’est une hypothèse dont les scientifiques attendaient depuis longtemps la confirmation. Elle a été apportée par l’équipe du Dr Nikhil Dhurandhar, à l’Université d’État de Louisiane. Dans le passé, les chercheurs avaient déjà observé que l’adénovirus 36, cause fréquente de rhumes et d’infections des yeux, entraînait un important gain de poids chez le poulet et la souris. Dans les plus récentes expériences, on a infecté des cellules souches humaines extraites de graisses prélevées par liposuccion. Après une semaine, la production de cellules adipeuses avait explosé. Cela suggère que l’obésité pourrait être combattue au moyen de médicaments antiviraux et de vaccins.

Fausse croyance
Une gomme à mâcher met le même temps à transiter dans le système digestif que tout autre aliment. La nouvelle est peut-être dure à avaler pour de nombreux parents, mais dans les archives médicales, les cas de complications causées par la gomme à mâcher sont rarissimes. Et dans la plupart d’entre eux, il s’agit de très jeunes enfants ayant englouti de grandes quantités de ces friandises.

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