Les médecins se font tirer l’oreille

Au Québec comme ailleurs, médecins et infirmières sont nombreux à ne pas vouloir du vaccin contre la grippe pandémique A (H1N1). Pourquoi ?

Photo : iStockphoto

Antoine Flahaut, directeur de l’École des hautes études en santé publique, à Rennes (France), avance une explication : tant que cette grippe sera perçue comme « une grippe saisonnière, sans plus », médecins et infirmières évalueront que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Les adultes en bonne santé qu’ils sont, pour la plupart, sont habituellement épargnés par la grippe. Certains craignent en revanche le risque de syndrome de Guillain-Barré, qui surviendrait dans environ un cas sur un million à la suite de la vaccination contre la grippe. Même si le lien entre cette maladie neurologique et le vaccin n’a jamais pu être confirmé, les professionnels de la santé seraient tentés d’appliquer le principe de précaution et d’éviter le vaccin.

Mais s’il se confirme que la grippe pandémique a un taux de mortalité égal ou supérieur à celui de la grippe saisonnière, tout en touchant plus de gens jeunes, alors médecins et infirmières ne s’y tromperont pas, selon Antoine Flahaut : ils auront massivement recours à la vaccination, le risque bien réel de mourir de la grippe devenant largement supérieur au risque vaccinal hypothétique.

 

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