Les nouveaux poteaux hi-tech d’Hydro-Québec

Voici les poteaux tout neufs qu’Hydro-Québec vient d’installer dans une rue résidentielle du centre-ville de Québec, près de chez moi.

La «chose» (le poteau et ses ajouts de béton dans un coffrage de métal) fait environ 60 cm de diamètre, pour une largeur de trottoir de 150 cm (incluant les marches nécessaires aux résidents pour rentrer chez eux).

Elle remplace les poteaux en bois traditionnels, parce qu’une partie des fils (ceux qui traversaient la rue de part en part) ont été enterrés sous la chaussée. D’où les énormes coffrages pour abriter les jonctions.

Québec vient d’adopter son Plan de mobilité durable qui mise notamment sur la marche au centre ville.

«La région de Québec relèvera le défi de la mobilité durable en créant les conditions pour faire de la marche, du vélo et du transport en commun des moyens de déplacement efficaces et intégrés à nos modes de vie.»

Pouvez-vous me dire quelles acrobaties vont devoir faire les personnes âgées traînant leur chariot d’épicerie et les gens avec des poussettes pour passer dans ce coin ? Sans parler du déneigement…

Petite précision au cas où vous voudriez envoyer les piétons sur la chaussée : une ligne d’autobus emprunte cette rue étroite et des autobus frôlent le trottoir toutes les 5 à 10 minutes.

Le quartier est aussi envahi par la circulation de transit – des voitures qui ne font que passer et «coupent» à travers les petites rues pour éviter les grandes artères et leurs feux de circulation.

Dans les prochaines années, les infrastructures urbaines doivent être rénovées dans tout le quartier Saint-Jean-Baptiste. Ce sont ces poteaux que l’on devrait retrouver dans toutes ses rues étroites.

Hydro-Québec et la ville de Québec n’auraient-ils pas pu s’entendre sur des équipements un peu plus high-tech, qui n’aient pas besoin d’une telle emprise sur le trottoir pour soutenir quelques fils électriques?

Il existe des poteaux en métal ou en béton beaucoup plus fins pour le même usage. Il y a même bien des endroits au Québec où l’on enterre les câbles

Alors que Québec s’apprête à investir des millions dans la construction de son «amphithéâtre», on aurait pu dépenser un peu plus pour dégager les trottoirs de ces horreurs ! Ça part mal un plan de mobilité durable…

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Personnellement, j’ai deux enfants qui doivent emprunter le trottoir de cette rue à Québec, et je n’arrive pas encore à comprendre comment la Ville peut justifier de réduire la largeur de ce trottoir déjà très étroit, en effet comprimant l’espace minimum requis pour la sécurité des piétons. Un peu moins, et il nous faudra une formation de funambule à l’École de cirque.

Est-ce vraiment pour accommoder les piétons? Ou bien est-ce pour faciliter la circulation de transit qui traverse les quartiers résidentiels?

Dans un contexte où les accidents impliquant de piétons happés par des miroirs d’autobus se multiplient (voir quelques exemples ci-dessous), on doit questionner non seulement la motivation de l’administration de Régis Labeaume, mais sa capacité d’assurer la sécurité de ses résidents.

http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2010/09/20100906-110443.html

http://www.metrodemontreal.com/forum/viewtopic.php?t=13015&sid=1a62ff5e2023b08e5455603e5a1af4e5

Daniel Houle
rue D’Aiguillon, Québec

Nous avons tous nos frustration personnelle… Pas facile de vivre en société, avec tous les restrictions que ça comporte…

Je ne vois aucune autre solution que d’enfouir les fils. Cet aménagement est raté. Il n’est même pas terminé et c’est déjà un échec! Même avec des poteaux étroits ce serais raté.
Pas besoin d’étude de faisabilité pour comprendre!

Alors Labeaume au poteau? HaHa!
Ce qui est sérieusement inquiétant c’est de déjà voir les automibilistes qui forcent les signaux de rue barrée sur la rue d’Aiguillon, que va-t-il en être des signaux d’arrêt et de respect de la limite de vitesse à 30 kmh…???
Une oreille attentive de la part d’autorités compétentes, motivées et organisées aurait pris en compte l’opinion et les conseils des citoyens du quartier qui aurait facilité la vie de tous, nous assistons au contraire à un dictat des décisions et à un retrait de la considération des droits des citoyens à être entendus!
Ah, Hockey, d’accord…

Bonjour Madame Borne,
Nous avons pris connaissance de votre texte publié le 1er décembre. Au nom d’Hydro-Québec, permettez-moi de vous transmettre quelques renseignements complémentaires.
D’un point de vue technique, ces types de poteaux ne sont pas nouveaux car nous les utilisons depuis plusieurs années lors de branchements au réseau en aérosouterrain partout dans la province. Nous devons tenir compte de contraintes techniques et géographiques.
Il est impossible à cet endroit d’installer des équipements sur socle, faute d’espace. Les équipements permettent de transférer l’alimentation électrique du réseau aérien au réseau souterrain et nécessitent les bases de butées et les conduits autour du poteau. Vous pouvez consulter le document suivant pour plus de renseignements sur le sujet. http://www.hydroquebec.com/publications/fr/autres/pdf/lotissement_souterrain.pdf
Les bases de béton recouvertes de métal sont des aménagements normalisés et répondent aux besoins techniques des utilisateurs. En effet, nous partageons le poteau avec d’autres entreprises de télécommunication et de câblodistribution afin de répondre conjointement aux besoins des résidents.
Nous demeurons disponibles pour vous transmettre d’autres informations si vous le désirez.

L’information transmise par madame Gina Savard justifie le besoin d’une interface entre le réseau aérien et souterrain. Mais il n’apporte aucune justification à la localisation actuelle de cette interface. N’y aurait-il pas une autre façon de faire que de la localiser à un endroit où il est évident qu’elle constitue une entrave à la circulation des personnes? Sur l’ensemble d’une rue ou d’un quartier, il doit bien y avoir certains espaces plus appropriés. Pourquoi ne serait-il pas possible de satisfaire à la fois le besoin technique d’Hydro-Québec (et des entreprises de télécommunication et de câblodistribution) et celui d’une circulation libre et sécuritaire des personnes?

Franchement, avec les normes sévères de circulation dans les bâtiments, comment est-ce qu’on peut se retrouver avec des stupidités pareilles une fois dehors? C’est un design technique de crétin qui ne sort pas de son bureau pour voir ce que son imagination de crétin peut donner sur place. Le mot n’est pas trop fort: du point de vue professionnel, c’est simplement impardonnable. N’importe quel marcheur régulier peut constater les lacunes graves dans toutes les facettes de l’aménagement des circulations piétonnes à Québec.

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