Les pièges de l’« allégé »

Méfiez-vous des croustilles faibles en gras : elles feraient grossir davantage que les ordinaires. C’est ce qu’ont observé des chercheurs de l’Université Purdue, qui ont ajouté des Pringles à la diète de rats.

Les pièges de l'« allégé »
Photo : iStock

Les rongeurs qui ont grignoté des croustilles ordinaires ont pris moins de poids que ceux qui ont mangé des « allégées ».

Ces dernières sont faites avec de l’Olestra, un substitut synthétique du gras, sans calories, qui est excrété par le corps sans être digéré. Or, il semble que de tels substituts brouillent certains signaux biochimiques.

« Lorsque nos papilles goûtent à un aliment riche en gras, notre corps reçoit un signal et met en branle une série de réactions métaboliques visant à éliminer les calories ingérées, avance la professeure Susan Swithers, chargée de l’étude. Quand nous mangeons des aliments faits avec de l’Olestra, le signal se produit, mais le gras ne se matérialise pas. À la longue, l’organisme s’habitue à ne plus déclencher les réactions nécessaires pour éliminer les calories. » Cette hypothèse reste à confirmer, admet la chercheuse.

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