Les projets de l’industrie éolienne sont-ils réalistes ?

La semaine dernière, l’Association canadienne de l’énergie éolienne profitait de la tenue à Montréal de son congrès annuel pour annoncer sa stratégie pour le développement de l’énergie éolienne au Québec.

Son objectif: que d’ici 2025, le cinquième de l’électricité produite au Québec provienne du vent. Pour y parvenir, il faudrait ajouter 800 mégawatts de puissance éolienne chaque année entre 2015 et 2025,  ce qui représente des centaines d’éoliennes à installer.

Est-ce raisonnable et faisable ?

En 2005, une étude du potentiel éolien du Québec estimait qu’il serait possible d’ajouter un maximum de 4000 MW d’énergie du vent au Québec, compte tenu à la fois de la force des vents et de la capacité du réseau électrique déjà en place à accepter cette nouvelle forme d’énergie.

Hydro-Québec n’ayant jamais souhaité bâtir sa propre expertise en matière d’énergie éolienne, le mandat de développement a entièrement été confié au secteur privé. 

À l’issue de trois appels d’offres (1000 MW en 2003, 2000 MW en 2005 et 500 MW en 2009 réservé à de petits projets communautaires et autochtones), on a aujourd’hui atteint grosso modo le maximum envisagé en 2005.

Comment va-t-on arriver à « caser » trois fois plus d’énergie éolienne sur le territoire du Québec, sans perturber le réseau de transport et de distribution d’électricité d’Hydro-Québec, faire monter les prix de production ou voir les projets rejetés par la population ?

Je me pose sérieusement la question.

Dans le sud du Québec, près des lieux de consommation, la cour commence à être passablement pleine. D’après un sondage commandé par l’Association canadienne de l’énergie éolienne, 75 % des Québécois seraient encore très favorables à cette forme d’énergie.

Mais la grogne monte, comme en témoignent les problèmes d’acceptabilité sociale posés par le développement du parc éolien des Moulins, près de Thetford Mines, relevés dans le rapport du BAPE (pdf) qui a fait suite aux audiences publiques au printemps dernier.

En 2008, Maya Jegen, professeure en sciences politiques à l’UQÀM, a étudié pour le compte du ministère des ressources naturelles du Canada ce qui rend la population plus ou moins prête à accepter des éoliennes dans sa cour.

Son constat (pdf) est très intéressant. D’après elle, en gros, cinq éléments sont à considérer:

– le fait que le développement de l’énergie éolienne ait été confié au secteur privé, qui rend une partie de la population méfiante

– le peu de confiance que la population accorde à ses élus, souvent jugés comme incapables de se tenir debout face aux promoteurs

– la perception qu’on les gens qui ont choisi de s’établir loin des centres urbains qu’ils n’ont pas à vendre leur tranquilité au bénéfice des villes où est consommée la majeure partie de l’énergie

– le fait qu’il n’est pas facile d’estimer l’importance de l’opposition à un projet, dans la mesure où aucun projet industriel ne fait l’unanimité

– le fait que les médias aient tendance à amplifier le sentiment de mécontentement, les opposants «criant» beaucoup plus fort que ceux qui sont en accord avec les projets.

Pour que les futurs projets soient jugés acceptables, il va falloir travailler fort. Ce n’est pas gagné, quoi qu’en disent les sondages.

On va probablement devoir caser la majeure partie de ces 8000 MW plus loin des yeux, dans le nord du Québec, notamment la région de la baie James, où les vents sont favorables et où existent déjà des lignes de transport d’électricité. Ou au large des côtes.

Dans un cas comme dans l’autre, cela risque de coûter beaucoup plus cher que les projets actuellement en développement. Trop pour pouvoir compétitionner avec l’hydroélectricité ? Il faudra faire les calculs.

Il faudrait aussi qu’Hydro-Québec fasse preuve de beaucoup plus de bonne volonté pour intégrer l’énergie éolienne à son réseau, elle qui avance à pas très mesurés dans ce dossier.

Prudente, la ministre Nathalie Normandeau n’a pour l’instant pas précisé les plans de Québec pour le développement futur de l’énergie éolienne.

Chose certaine, 8000 MW font une grosse bouchée à avaler.

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En ville, on doit endurer les thermopompes de piscine des voisins, toutes « judicieusement » placées le plus loin possible de leur propre maison. Et en campagne, va falloir subir le vrombissement des turbines éoliennes. Je suis étonné qu’on prévoit installer des éoliennes si près d’une grande ville comme Thetiford-Mines.

Pourquoi ne pas privilégier le parc des Laurentides ou la frontière avec le Maine pour ces éoliennes? Dans le nord de l’état de New York, il y a bien une cinquantaine d’éoliennes près de la frontière canadienne (entre Lyons Mountain et la frontière, pour être plus précis).

Les éoliennes devraient être construites soit:

1) Là où il y a déjà du bruit constant: le long de l’autoroute Montréal-New-York et des autoroutes Montréal -Québec, par exemple.

2) Là où toute résidence ou chalet se trouve à plus de 2 km de toute éolienne (j’entends par « 2 km » la distance à partir de laquelle il est absolument impossible d’entendre le vrombissement d’une éolienne, peu importe la vitesse du vent).

Typique du Québec « vert »: l’éolien, c’est l’fun mais faut pas que l’on le voie, ou qu’on l’entende ou que ça coûte plus cher, ou que le privé fasse des profits avec…et faut qu’Hydro-Québec s’occupe de tout!!

On est écolo tant que ça ne change RIEN dans nos p’tites habitudes et qu’on peut continuer à étendre les banlieues et à conduire nos gros VUs.

À lire: « Le myhte du Québec vert! ».

Si le reste de l’humanité consommait de façon irresponsable comme le Québec, on n’aurait pas assez de cinq (5) Terre!!!

Première question à poser à ces promoteurs de l’éolien, a t’on besoin de cette énergie alors que nous avons déja un surplus à ne pas savoir que faire? Plus les installations seront loin des marchés plus ça coutera cher pour en disposer.
Qui décide de la pertinence de ce développement : Charest et son gang ou les promoteurs qui controlent son parti? Bonnet blanc, blanc bonnet me répondrez-vous!

Depuis que l’on parle d’éolienne, j,essaie de savoir le prix de revient d’un kWh produit, transporter et distribuer en mode éolien par rapport au prix d’un kWh produit, transporter et distribuer en mode hydrolique. Est-ce que quelqu’un peut nous renseigner svp.
C’est bien beau de l’énergie verte, mais à quel prix???

Et si l’éolien n’était que du vent ? Voilà le titre d’un article de Jacques Attali, de la revue L’Express de décembre 2009 (!) Celui-ci écrivait..(sic)..L’impérieuse nécessité de la réduction de gaz à effet de serres conduit parfois à l’absurdes, résultats de la précipitation d’hommes politiques (pour qui l’écologie représente d’abord des voix) et de l’avidité d’entreprise (pour qui le « vert » signifie surtout des profits)….En France, où tout juste un huitième de la puissance allemande est intallé, il faudrait construire 1 400 éoliennes chaque année pour satisfaire la seule augmentation annuelle de la consommation électrique et plus de 2 100 pour produire autant qu’une seule centrale nucléaire (!!!!!). En conclusion, c’est une énergie envahissante qui attire toutes les cupidités.

Le gisement éolien disponible au Québec représente 100 fois la production totale d’électricité du Québec en 2008. C’est le plus important gisement de toute l’Amérique : sa richesse et sa qualité sont exceptionnelles. Ainsi, même au Québec où le coût de l’électricité est généralement considéré comme l’un des plus bas sur le continent nord-américain, l’électricité éolienne peut être produite à un prix compétitif avec celui des grandes filières énergétiques traditionnelles.

Meilleurs endroits au Québec
LaGrande4-Laforge et Manic-Outardes-Bersimis combinés auraient un potentiel de l’ordre de 45 000 MW. De plus la cible LaGrande-Laforge est contenue dans un rayon de 40km du réseau de transport existant.

Le développement de cette énergie devrait aussi être confié à Hydro-Québec afin d’en faciliter l’intégration au réseau.

Et il ne faut surtout pas oublier qu’une pénurie de pétrole est imminente. Préparons-nous.

@ Réjean:

Voici une partie de la réponse:

La Colombie-Britannique et l’Ontario ont adopté des plans visant la production d’une « énergie verte ». Quel sera l’impact de ces mesures sur le coût de l’électricité? Étudions d’abord la situation ontarienne. Le prix de gros de l’électricité est actuellement moins de 5 ¢ par kilowattheure. Le nouveau « plan vert » annonce le kilowattheure à 13 ¢ pour les parcs d’éoliennes terrestres, 19,5 ¢ pour les projets d’éoliennes maritimes et de biogaz et jusqu’à 80 ¢ pour l’énergie solaire. Ces coûts seront inclus dans les tarifs d’électricité de la province, ce qui signifie que les consommateurs ontariens vont payer l’énergie verte de 2,6 à un gigantesque 16 fois le coût actuel de leur électricité. Les conséquences pour les ménages et les entreprises seront telles qu’elles ont mené l’Office de l’électricité de l’Ontario à protester contre le plan vert du gouvernement, obligeant le ministre de l’Énergie de la province à émettre une ordonnance à l’organisme afin qu’il autorise les tarifs subventionnés. La Colombie-Britannique a adopté un plan d’énergie verte similaire, offrant des tarifs subventionnés pour les projets électriques fondés sur l’éolien, la biomasse, la géothermie et l’hydroélectricité « au fil de l’eau ». L’impact sur les coûts a mené la B.C. Utilities Commission (BCUC) à rejeter l’inclusion des subventions dans les tarifs de la société BC Hydro. Le gouvernement de la province a promis d’infirmer la décision des experts de la commission, qu’il a lui-même nommés afin de protéger l’intérêt public.

Qu’en est-il de la fiabilité de l’énergie verte? Un aspect intéressant de la décision de la BCUC ayant rejeté le plan vert est qu’elle s’appuyait notamment sur la nécessité de conserver une centrale d’appoint au gaz naturel afin de respecter les exigences de production lorsque la vitesse du vent est insuffisante. Ainsi, l’énergie éolienne n’est pas simplement plus coûteuse à produire : son manque de fiabilité rend nécessaire le maintien de coûteuses installations d’appoint. Un éventuel système national de plafonnement et d’échange de droits d’émissions forcerait les consommateurs d’électricité produite au charbon à envoyer encore plus d’argent aux producteurs d’énergie verte sous la forme de « crédits de compensation d’émissions de carbone ». Si on ajoute à ces crédits le fait de payer davantage pour l’énergie verte et de payer pour des centrales électriques d’appoint, on peut dire qu’un tel plan constitue une triple subvention pour l’industrie de l’énergie verte – et un triple malheur pour les
consommateurs.

Source:
http://www.iedm.org/uploaded/pdf/Globe231109.pdf

Non pas tellement, selon des ingénieurs, l’éolien n’a que 20% de rendement. Des compagnies s’enrichissent sur le dos des cultivateurs.
Rien ne vaut encore l’hydroélectricité.
l même chose pour le gaz de schiste, il faut être prudent afin que la collectivité reçoive la part du gâteau et aussi que l’on préserve la nappe phréatique et que penser des résidus???
Soyons logique et prudent dans ces nouveaux domaines.

Bonjour Mme Borde,

Je me présente, je m’appelle Jean-François Nolet et travaille à l’Association canadienne de l’énergie éolienne (CanWEA) J’ai lu avec attention et intérêt votre blogue du 8 novembre dernier. Certes, notre vision pour le futur de l’éolien au Québec dévoilée la semaine dernière est ambitieuse, mais comme plusieurs l’ont déjà mentionné, celle-ci est réalisable et souhaitable. J’aimerais attirer votre attention sur un avis technique produit par M. Gaëtan Lafrance, Professeur honoraire, INRS-ÉMT, Université du Québec et Professeur membre associé, GREEN, Université Laval, sur l’intégration au réseau d’Hydro-Québec des 8000 MW supplémentaires d’éolien qui sont proposés dans notre vision. M. Lafrance a participé à de nombreuses études sur la question et dans cet avis, il est clairement démontré qu’il n’y a aucun enjeu technique majeur à l’ajout de MW. Je vous invite d’ailleurs à consulter l’étude au lien suivant: http://www.canwea.ca/pdf/qc_windvision2025_technicalopinion_fr.pdf

Concernant l’acceptabilité sociale des projets et l’engagement des communautés dans ceux-ci, je me permets de réitérer qu’il s’agit de LA priorité pour CanWEA. Notre rôle est de faire circuler une information avisée, véridique et basée sur des faits scientifiques pour renseigner la population et répondre à ses questions et préoccupations. Je vous invite à consulter notre dossier sur la question, qui est mis à jour fréquemment: http://www.canwea.ca/wind-energy/talkingaboutwind_f.php

Nous présenterons également d’ici la fin du mois de novembre notre guide sur les meilleures pratiques en engagement communautaire, un guide à l’intention de nos membres développeurs, mais également un guide pour aider et outiller les municipalités et leurs citoyens à bien comprendre et bien se renseigner sur le développement d’un projet éolien dans leurs communautés.

Finalement, la vision que nous avons rendue publique est la réflexion de l’industrie éolienne. Notre souhait est de poursuivre la discussion avec tous les intervenants: municipalités, gouvernent, groupes sociaux, communautaires et environnementaux afin d’identifier les meilleurs moyens pour tirer tous les avantages de cette forme d’énergie 100% renouvelable, propre et sécuritaire. Cette vision se veut flexible et diversifiée. Flexible dans la localisation des projets, diversité dans la grosseur des projets ainsi que dans le type de propriété des projets (communautaires, privés).

Je suis disponible pour en discuter plus longuement avec vous.

Salutations distinguées.

je suis un ingénieur avec plus de 20 ans d’expérience dans le domaine des éoliennes, j’ai du travailler à l’étranger du fait qu’il n’y avait pas de fabricant d’éoliennes au Canada. En 2007 j’avais eu une proposition d’embauche de AAER, le seul fabricant d’éoliennes au Canada. La société a connu des problèmes financiers et je n’ai pu rentrer au Québec. Elle a été rachetée récemment par une société américaine. Ses problèmes financiers ont été surtout causé par Hydro-Québec qui n’a pas cru intéressant de les faire participer a leur appel d’offre. René Lesvesque avait pourtant tout compris de l’importance de nationaliser l’électricité de façon à ce que Hydro Québec nationalisé, en achetant au Québec, devienne une locomotive pour l’économie québécoise. Hydro n’a pas suivi les traces de René, surtout si on pense que l’hydroélectricité est complémentaire avec l’énergie du vent, en fait quand il y a du vent on turbine moins avec l’hydro et le contraire quand le vent fait défaut. Le Québec est l’un des rares endroits au monde où on trouve ces conditions exceptionelles.
Aux détracteurs de l’éolien je leur souhaite que leur demeure soient inondée quand la fonte des pôles sera accélérée quand tout le Grand nord sera tapissé de plateformes pétrolieres (la glace disparue) et la faune sera embourbée dans les fuites de pétrole. Je leur souhaite aussi de boire l’eau des citernes quand les nappes seront contaminés par la surexpolitation des schistes gazeux. Si on a un surplus d’énergie alors pourquoi cette frénésie pour le pétrole sous toute ses formes et sans regard pour l’écologie et la sauvegarde de la planète. Entre la vente du gaz et du pétrole aux américains, je crois qu’il serait préférable l’énergie verte. Le reproche principal est la vue et un petit bruit de fond beaucoup moins pire que vivre à côté d’un route. Je crois que tout les autres maux ne sont pas comparable à vivre en compagnie des éoliennes, à vous de choisir le monde que vous désirez pour vos enfants.

@ Daniel
Les gens comme vous qui aiment bien nous donner des leçons de développement durable, ignorent la réalité des déchirements sociaux et des tractations en coulisse qui l’accompagnent. Jamais notre population (Kinnear’s Mills) n’a été consultée, et l’adoption des règlementations s’est toujours faite en catimini et de façon illégale. Comme dans le projet de l’Érable, nos voisins. Mais pour défendre ses droits devant le gouvernement, il faut être riches ou vedette.

Incapable de faire la nuance entre le développement de l’énergie éolienne en milieu sauvage, comme nous avons la chance de pouvoir choisir au Québec, et l’installation de mégaparcs éoliens en milieux habités, vous ne vous embarrassez pas de la validité de la démarche associée à vos objectifs, et vous préférez une approche fondamentaliste qui méprise l’approche citoyenne. C’est probablement ce qui tuera l’éolien, énergie subventionnée par les contribuables alors que nous sommes en surproduction énergétique et surendettés pour de nombreuses années.

Tout ce qui se passe en Europe, aux États-Unis et même en Ontario ne réussit pas à vous ouvrir les yeux, où les gens s’élèvent de plus en plus contre ce type d’énergie en milieux habités, qui ne sert qu’à barbeler nos montagnes d’hélices, massacrer nos paysages pour des générations à venir, et engendrer des problèmes de santé et de qualité de vie. Dans ce dossier, le “Pas dans ma cour” ne s’applique pas au Québec (L’Université du Québec à Rimouski en a fait la démonstration), pour la simple et bonne raison qu’ici, NOUS NE SOMMES PAS OBLIGÉS DE LES INSTALLER EN MILIEUX HABITÉS! Inutile, coûteux et laid. Mais il semble que le sens des nuances ne soit pas votre point fort. Et le jugement non plus.
Mais pour ceux qui ne font aucune distinction entre le développement durable et le développement viable, ceux qui s’opposent aux éoliennes en milieux habités sont contre le développement vert. C’est ça la pensée unique.

Vous avez sûrement dans votre coeur, dans vos souvenirs, un paysage, un coin de pays qui vous est cher. Imaginez-le un seul instant barbelé d’éoliennes pour vingt-cinq ans à venir. Et revenez me parler de la nécessité des mégaparcs d’éoliennes en milieux habités. Je vous écoute.
Ne tuons pas la beauté du monde ! (Diane Dufresne).

Le principal problème de l’éolien est la capacité insuffisante des réseaux électriques existants à absorber la production. Exemple: la Côte-Nord. E admettant que 4 000MWs d’éolien y sont installés, il faudra que les exploitants du réseau électrique choisissent entre l,éolien et l,hydraulique pour remplir les lignes électriques: le reste sera tout simplement gaspillé. Or, les lignes électriques de la côte-Nord sont déjà pleines avec l’hydraulique présentement en place. C’est même le litige qui oppose Terre-Neuve et Québec: qui paiera pour les lignes supplémentaires nécessaires? Si des lignes supplémentaires sont nécessaires pour Terre-Neuve (Hydro-Labrador), il en faudra aussi pour toute puissance importante éolienne, ou autre. Et c’est pareil pour la Baie-James, pour l’Abitibi, pour partout ailleurs.

C’est ce qui fait l’intérêt des projets près de Thedford-Mines: l’installation visée, le Poste Appalaches, a toutes les capacités nécessaires pour recevoir plusieurs milliers de MWs éoliens. Pas besoin des lignes supplémentaires: il suffit d’installer les éoliennes sans les environs de cette installation (idéalement, moins de 25kms). Mais, comme c’est une région habitée, les problèmes sont autres.

D’où le retour aux discussions sur des nouvelles lignes électriques, pour éloigner les éoliennes. Mais voila: qui paiera pour ces nouvelles lignes? Et aussi… où les construira-t-on?

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