Les sciences racontées à ma petite-fille

Si vous avez tout oublié du programme de physique et chimie  de l’école secondaire, vous avez une occasion de vous rattraper avec le nouveau livre «Les sciences racontées à ma petite-fille» de la linguiste Henriette Walter, écrit en tandem avec son ex-professeur de physique et chimie et ingénieur-conseil de mari, Gérard Walter.

Écrit sous forme d’un dialogue fictif entre un grand-père et sa petite-fille (qu’on imagine adolescente, voire adulte…), «Les sciences racontées à ma petite fille» demande un petit effort au début pour se mettre dans le bain. Le ton assez paternaliste du grand-père est parfois un peu lourd…

Mais la recette est efficace et on se laisse vite embarquer dans les explications des bases de la physique et de la chimie, entrecoupées de portraits de grands savants et de charades un rien vieillottes destinées à nous faire revoir les connaissances acquises à la fin de chaque chapitre. C’est facile et fort agréable à lire, complet et bien documenté.

J’ai cependant grincé des dents deux fois :

– quand le grand-père taille en pièces les éoliennes en se contentant de les décrire comme «une armée de mobiles à la Calder qui se préparent à donner l’assaut dans un fracas épouvantable». C’est un peu réducteur!

– et surtout quand il commente les recherches sur les changements climatiques, opposant les «prévisions alarmantes de certains savants» (concernant la hausse des températures moyennes et du niveau des océans)  aux «nombreux savants qui pensent que le rôle de l’excentricité de l’ellipse décrite par la Terre autour du Soleil joue un rôle très important » (sic).

N’en déplaise à certains, on devrait bel et bien inverser «nombreux» et «certains» dans la phrase précédente , pour rendre compte de la réalité des recherches en cours sur les changements climatiques…

Henriette et Gérard Walter nous préviennent dès le début du livre qu’ils n’entendent pas entrer dans le détail des recherches les plus récentes. Dommage qu’ils n’aient pu résister à la tentation de se mêler du climat!

Leur titre est aussi trompeur, puisqu’ils ont délibérément choisi d’exclure les sciences du vivant de leurs explications. Dans un prochain livre?

Malgré ces défauts, «Les sciences racontées à ma petite fille» reste fort intéressant à lire pour se (re)mettre en mémoire ce qu’est l’énergie cinétique, la force et le travail, les MHz ou le nombre d’Avogadro. On se sent indéniablement moins bête après cette petite révision!

Une devinette tirée du livre, pour terminer. Vous souvenez-vous de Fahrenheit 451, le roman de Ray Bradbury devenu un film culte de François Truffaut ? Un gros bravo au premier qui m’écrira à quoi correspond cette température (et, accessoirement, combien ça fait en degrés celcius)!

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Supposément la température de combustion du papier, mais Bradbury a admis il me semble avoir choisi ce nombre pour sa qualité esthétique.

J’ai étudié la science autrement. Mais «ces sciences racontées à ma petite-fille» feraient sans doute, en lisant votre article…, un bon manuel pour la ministre Line Beauchamp. Quant au film de François Truffaut «Farenheit 451». Voir http://es.wikipedia.org/wiki/Fahrenheit_451 . C’était un bon film futuriste.