Les sentinelles de l’air

Des oiseaux volent au secours des municipalités.

(Photo: Digitalsbi)
(Photo: Digitalsbi)

À Lima et à Londres, les autorités municipales ont de nouveaux «équipements» à leur service : des oiseaux. Dans la capitale du Pérou, une dizaine de vautours urubus aident les éboueurs à trouver les dépotoirs clandestins. Caméra GoPro et GPS au cou, ces charognards survolent les 2 700 km2 de la ville, suivis en temps réel par une équipe au sol. Dès qu’un dépotoir sauvage est repéré, une équipe de travailleurs s’y rend et ramasse les amoncellements d’ordures. Lima ne parvient plus à se débarrasser des 7 400 tonnes d’ordures que produisent chaque jour ses neuf millions d’habitants. Nombre de ces derniers n’hésitent donc pas à jeter leurs sacs-poubelles dans des terrains vagues.

Londres fait plutôt appel à une douzaine de pigeons pour mesurer la qualité de l’air. Les oiseaux ont été munis de GPS et de capteurs qui mesurent les concentrations d’ozone, de dioxyde d’azote et les composés organiques volatils dans différents quartiers de la métropole. Les informations apparaissent ensuite en temps réel sur le Web et sur Twitter. À Londres, la pollution tuerait jusqu’à 9 500 personnes par année.