L’histoire du pourriel

 

Le premier courriel publicitaire non sollicité a été envoyé le 3 mai 1978 sur ARPANET, l’ancêtre direct de l’Internet moderne. Émis par Gary Thuerk, un employé de Digital Equipment Corporation, il a été reçu par environ 400 personnes. (Il n’existait alors aucune liste électronique des adresses des abonnés à ARPANET. C’est l’assistant de M. Thuerk qui a transcrit à la main les 400 adresses.)

Depuis, le phénomène a pris de l’ampleur. Depuis 2000, la part de pourriels est passée de 10 % du total des courriels à 77 % aujourd’hui. Si des lois n’avaient pas été adoptées pour mettre fin à ce type de pratiques, on en serait peut-être encore au pic de juin 2004. Ce mois-là, les pourriels ont représenté 94 % du total mondial des courriels.

L’utilisation du terme anglais spam pour désigner ce genre de message provient d’un sketch des Monty Pythons… où il n’est absolument pas question de courrier électronique. SPAM est la contraction de spiced ham (jambon épicé), une sorte de galette de jambon en conserve produite par l’entreprise américaine Hormel. Le sketch en question se déroule dans un restaurant où tout, absolument tout, contient du SPAM. Le mot finit par prendre tellement de place qu’il en vient à dominer la discussion et même à remplacer les noms au générique. C’est sans doute ce qui a amené les internautes à faire le lien entre le SPAM et les courriels non sollicités qui nous envahissent. Afin que l’on puisse bien différencier les deux, Hormel écrit systématiquement SPAM en lettres majuscules.

Cliquez ici pour voir le sketch des Monty Pythons (Youtube)

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