L’injection supervisée sauve des vies

Le nombre de morts par surdose a chuté considérablement dans le quartier Downtown Eastside, à Vancouver, après l’ouverture d’un service d’injection supervisée (SIS), révèle une étude publiée dans The Lancet.

L'injection supervisée sauve des vies
Photo : J. Hayward / PC

L’équipe de recherche a épluché les rapports des coroners rédigés de 2001 à 2005.

À Vancouver, le service d’injection Insite a ouvert ses portes le 20 septembre 2003. Du 1er janvier 2001 jusqu’à l’ouverture, 56 morts par surdose ont été constatées dans un périmètre de 500 m entourant le SIS. De l’inauguration au 31 décembre 2005, on a relevé 33 décès, ce qui correspond à une diminution de 35 %.

Le gouvernement de Stephen Harper a moult fois mis en doute les retombées des SIS, tentant par tous les moyens de faire fermer Insite. Les auteurs de l’étude arguent que les SIS ne contribuent pas seulement à sauver des vies, mais également à réduire les coûts de santé en évitant de nombreux transferts aux urgences.

Au Québec, deux SIS devraient ouvrir cet été, à Montréal et à Québec.

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