«Ma pression n’arrête pas de monter !»

Qu’est-ce qui peut entraîner une hausse de la tension artérielle ? Quels en sont les risques ? Une incompréhension à ce sujet affecte à près tout le monde : patients, infirmières, pharmaciens et, même, beaucoup de médecins. Le docteur Alain Vadeboncœur démêle le tout.

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Photo : Getty Images

Françoise a 86 ans. Elle vient à l’urgence, comme beaucoup de patients, «pour sa pression», qui varie depuis des jours.
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Mais ce matin, ça n’arrêtait pas de monter : plus elle la prenait, plus c’était haut. Elle a couru chez le pharmacien, qui l’a donc envoyée à l’urgence, où elle arrive en émoi.

Lorsqu’elle s’assoit devant moi, ses yeux sont angoissés, ses paupières papillotent et ses mains tremblent encore un peu. Elle me raconte ensuite rapidement son histoire : depuis une bonne semaine, sa pression artérielle varie beaucoup, jusqu’à 200 (chiffre du haut : systolique) sur 100 (chiffre du bas : diastolique). Elle la prend une dizaine de fois par jour et me montre les chiffres soigneusement alignés dans un petit cahier bleu.

Et ça l’énerve beaucoup, de plus en plus. C’est la seconde fois qu’elle visite sa pharmacie pour cela. La première fois, le pharmacien lui a demandé de s’asseoir calmement, et quelques minutes plus tard, elle avait un peu baissé.

La seconde fois, c’est-à-dire ce matin, c’est tout le contraire : plus elle la prend, plus elle monte. D’où son record personnel, qui la terrifie littéralement : 200/100.

Une hypertension banale

Voilà 25 ans qu’elle est traitée pour sa pression artérielle, avec des médicaments variés, mais qui n’ont pas changé dans la dernière année. Elle n’a pas d’autre maladie importante. Elle est plutôt active et en forme pour son âge. Mais dernièrement, elle a eu des problèmes avec un de ses neveux, qui habite dans le même immeuble qu’elle et qui l’importune. Elle songe même à déménager et en fait de l’insomnie.

Par ailleurs, elle n’a pas de symptômes, sinon le cœur qui saute des coups de temps en temps, et un peu de maux de tête, surtout quand sa pression monte — mais pas aujourd’hui. Elle n’a pas de douleur dans la poitrine, ni d’étourdissement, ni de perte de conscience, ni d’essoufflement, ni de symptômes de paralysie ou d’engourdissement notables — sauf, parfois, le bout des doigts. Bref, elle n’a pratiquement aucun autre symptôme.

Je jette un coup d’œil à son cahier bleu : c’est vrai que par moments, sa pression artérielle est bien haute. Mais elle est aussi parfois basse : par exemple, hier matin, à 109/50.

Je l’examine ensuite : outre sa grande nervosité, je ne trouve aucune anomalie, en particulier aux examens cardiaque et neurologique. Ses prises de sang et son électrocardiogramme sont également normaux. La tension est actuellement à 190/90. Je me rassois et lui souris.

La crainte de l’AVC

Par où commencer ? Comme beaucoup de patients, elle s’inquiète de sa pression artérielle.

Au fait, qu’est-ce qui lui fait peur ? C’est toujours bon à savoir. Et la réponse est à peu près toujours la même :

«J’ai peur de paralyser». Et elle en tremble.

Bien entendu, l’association entre l’hypertension (communément appelée la «haute pression») et le risque d’AVC n’est pas nouvelle, comme d’ailleurs avec d’autres maladies cardiovasculaires tels l’infarctus du myocarde et l’athérosclérose des artères des jambes. Au moins depuis les années 1960, on sait que les grands hypertendus sont plus à risque d’AVC, et que le traitement de leur hypertension diminue ce risque.

Mais il y a eu une sorte de glissement dans la compréhension, qui affecte d’ailleurs à près tout le monde : patients, infirmières, pharmaciens et même beaucoup de médecins.

Le risque d’AVC est surtout lié à la présence à long terme d’une hypertension soutenue. Mais dans notre médecine, où l’on «suit» beaucoup d’indicateurs chiffrés, les concepts ont fini par s’embrouiller et faire peur.

Les gens ont peur de leur pression artérielle, mais pour les mauvaises raisons : pas parce qu’au bout de 20 ans, le risque d’AVC et d’infarctus sera plus élevé (comme c’est le cas), mais surtout parce que de temps en temps, elle monte plus haut et qu’ils sont persuadés que l’AVC va arriver maintenant.

J’explore ces réalités avec Françoise. La variabilité normale de la pression artérielle surprend souvent beaucoup de mes patients : la pression faisant partie de la réaction au stress, il est normal et prévisible qu’elle monte en cas d’anxiété, de douleur ou de malaise, tout comme elle monte lorsqu’on fait de l’exercice, par exemple.

Chez certains patients, particulièrement les anxieux, ces variations sont parfois étonnantes. L’exemple classique m’est fourni par Françoise, qui prend sa pression artérielle aux cinq minutes et qui l’observe monter avec angoisse de fois en fois.

Pourtant, la seule et unique raison d’une ascension des chiffres dans une telle situation est… la peur que la tension monte.

Une épidémie de prise de pression

Je ne suis d’ailleurs pas loin de penser qu’au-delà du problème de l’hypertension, nous vivons plusieurs épidémies secondaires depuis quelques années :

  • l’épidémie de gens qui ont peur de leur pression artérielle ;
  • l’épidémie de la prise frénétique de la pression à la maison ;
  • l’épidémie d’achat de tensiomètres personnels ;
  • l’épidémie des courses à la pharmacie parce qu’on «sent» sa pression monter ;
  • l’épidémie des références à l’urgence par les pharmacies parce que la pression monte ;
  • et enfin, l’épidémie (qui semble s’amenuiser avec les années) de l’utilisation de médicaments, à l’urgence, pour faire baisser rapidement une pression artérielle trop haute.

Il faut savoir que pour l’immense majorité des patients, des montées ponctuelles de pression ne causent aucun risque. En particulier si vous faites, comme Françoise, de l’hypertension depuis des années : les mécanismes régulateurs de la circulation cérébrale permettent de faire face sans danger à des pressions plutôt élevées.

Je crains d’ailleurs bien davantage une chute trop rapide de la pression — par exemple, à la suite de l’administration de médicaments «au besoin», une mauvaise habitude qu’ont certains médecins. En cas de chute de pression artérielle, un cerveau habitué à fonctionner à des valeurs plus élevées de pression pourrait avoir des problèmes.

Beaucoup des patients qui consultent à l’urgence (souvent après être passés par leur pharmacie) prennent leur pression artérielle à répétition, parfois des dizaines de fois par jour. Ils suivent de manière anxieuse chaque variation normale, mais s’énervent davantage lorsqu’elle monte, ce qui entraîne dès lors une réaction de stress intense et une «spirale inflationniste» qui conduit habituellement à une visite à la pharmacie, puis à l’urgence.

Ces personnes, comme ma patiente aujourd’hui, développent une véritable phobie de tout chiffre de pression artérielle un peu élevée. Mais comme la phobie s’accompagne par définition d’une anxiété intense, qui elle-même conduit à une montée de la pression, les patients entrent dans un cercle vicieux dont il est difficile de sortir.

Cela est favorisé par la grande disponibilité, la fiabilité et le coût raisonnable des appareils automatisés de prise de tension. Nul doute que ces appareils présentent un certain intérêt, par exemple pour établir ou non l’existence d’un problème d’hypertension. Mais leur vente généralisée — souvent à des personne qui, par ailleurs, souffrent de stress et d’une phobie des chiffres élevés de pression, comme c’est le cas pour Françoise — n’aide en rien à conserver une certaine «zénitude» face à la question de la pression.

Quand un patient qui utilise un tel appareil constate que sa pression artérielle augmente, bien souvent, après quelques prises et des annotations répétées dans un petit cahier, il court fréquemment à la pharmacie pour «contrôler» le tout. La suite n’est pas bien difficile à prévoir : la tension à la pharmacie sera encore plus élevée — d’abord parce qu’elle l’était déjà à la maison, ensuite parce que la personne est inquiète, enfin parce qu’elle a couru.

Je comprends le dilemme des pharmaciens : devant une Françoise tout énervée, qui va certainement ressentir divers symptômes vagues surtout liés à son anxiété, il est difficile de ne pas lui suggérer de consulter à l’urgence, surtout si la pression artérielle ne baisse pas.

Sur ce, je dois admettre mon a priori : je travaille dans une urgence. Je reçois donc presque tous les jours des références de pharmaciens pour des patients comme Françoise. Mais il s’agit peut-être d’un a priori de sélection, qui fait en sorte d’influencer cette perception bien ancrée chez le personnel d’urgence qu’un grand nombre de patients sont référés ainsi. En réalité, peut-être s’agit-il d’une petite minorité de ceux qui consultent en pharmacie pour cette raison, je n’en sais rien.

Le risque de baisser rapidement la pression

Mais le pire dans tout cela — parce que jusqu’ici, il s’agit surtout d’anxiété et d’utilisation plus ou moins appropriée des services de santé —, c’est qu’à l’urgence, assez régulièrement, ces patients reçoivent des médicaments pour faire immédiatement baisser leur pression artérielle.

J’imagine que cette pratique est moins répandue qu’avant. Dans les années 1990, c’était un fléau — à tel point que certaines formulations ont été retirées, parce qu’elles faisaient descendre trop rapidement la pression artérielle et qu’elles pouvaient alors causer des AVC, tout simplement parce qu’une circulation cérébrale habituée à des chiffres élevés de tension pouvait entraîner un manque d’oxygène en cas de baisse trop rapide.

Encore régulièrement, les médecins d’urgence prescrivent des médicaments pour faire baisser le chiffre de la pression artérielle, alors qu’il n’y a pas vraiment d’«urgence» à traiter.

Qu’on me comprenne bien : il existe effectivement de vraies «urgences hypertensives», c’est-à-dire des urgences médicales causées directement par une montée incontrôlée de la pression artérielle. Mais elles sont vraiment exceptionnelles (par exemple, dans le cas d’une encéphalopathie hypertensive : confusion et dommages cérébraux diffus par une montée aiguë de pression — j’ai vu cela une ou deux fois en 25 ans de pratique), et on les trouve habituellement chez des patients plus jeunes, sans passé d’hypertendu.

Par ailleurs, un AVC aigu n’est pratiquement jamais causé pour une montée de pression sporadique, bien que dans certains cas très rares, des saignements cérébraux peuvent survenir en cas de pression artérielle très élevée. Mais il faut savoir que même dans ces cas, on ne sait pas toujours ce qui est l’œuf ou la poule (la pression cause le saignement ? ou le saignement fait monter la pression ?). Il faut aussi noter que si le médecin doit faire baisser la pression (ce qui n’est pas toujours le cas), il faut y aller très prudemment, puisqu’une baisse trop rapide peut causer des dommages supplémentaires.

L’hypertension ne donne pas mal à la tête

Un point important, qui va en surprendre plusieurs : une hausse de pression ne cause pas de maux de tête. Je parle ici de l’hypertendu ordinaire, comme Françoise, qui associe depuis toujours ses maux de tête à ses «montées de pression».

Or, il est bien démontré que l’hypertension ne cause pas de maux de tête. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’association : le mal de tête étant bien souvent un stress pour l’organisme… il fera monter la pression !

Cela dit, cette fausse croyance est tellement répandue — et renforcée par l’association réelle entre les maux de tête (les migraines, par exemple) et les montées de pression artérielle secondaires — qu’elle est difficile à défaire. C’est pourtant la vérité. Vous n’avez pas mal à la tête parce que votre tension est haute : votre tension est haute parce que vous avez mal à la tête.

Quoi faire si la pression monte

Une fois ces points abordés succinctement avec Françoise, comme avec beaucoup des patients qui consultent pour une «montée de pression», il faut tout de même agir. C’est-à-dire, paradoxalement, en… ne faisant rien, bien souvent.

Le meilleur truc (qu’on doit faire à l’urgence, mais qu’on peut aussi essayer à la maison), c’est de se coucher dans un endroit calme — pourquoi pas dans un bon bain chaud ? —, de relaxer un peu et de reprendre sa pression artérielle après une heure. Et là ? Surprise !

À l’urgence, même si ce n’est pas l’endroit le plus «relax» au monde, la pression artérielle aura souvent baissé de manière substantielle ; parfois de 30 %. Cette simple — mais éloquente — démonstration de la variation naturelle de la pression suffit souvent à rassurer les patients.

Le médecin devrait utiliser un médicament s’il constate que la pression moyenne est élevée depuis longtemps (à plus de 140/90 de manière soutenue, signant une hypertension). C’est d’autant plus important qu’il existe des signes indirects d’une vraie hypertension, qui peut par exemple endommager les reins. Si les chiffres sont si élevés qu’ils nous font soupçonner l’existence d’une hypertension chronique, c’est là une autre indication de traitement. Et bien évidemment, si le médecin retrouve les signes d’une — très rare — véritable urgence hypertensive, il doit la traiter d’urgence.

Le cas échéant, le médecin devrait alors simplement commencer un traitement antihypertenseur avec le médicament qu’il prescrira au départ du patient — et non pas utiliser un médicament encore trop fréquemment prescrit, comme la Clonidine, qui baisse temporairement la pression, mais qui constitue un piètre choix de traitement à long terme (sauf dans des circonstances bien précises et très rares).

Par contre, si le médecin constate que la pression artérielle est souvent basse (et qu’elle met donc le patient à risque de baisses de pression artérielle, ce qui peut entraîner des chutes et d’autres complications), il doit alors éviter à tout prix d’ajouter d’autres médicaments antihypertenseurs : mieux vaut tolérer des pics de pression artérielle occasionnels que de prendre le risque d’une chute causée à la suite d’étourdissements.

Rassurer avant tout

Mais avec Françoise, l’essentiel de mon travail consiste d’abord à tenter de lui expliquer un certain nombre des points mentionnés dans ce texte, la rassurer sur la nature bénigne du problème, la conseiller un peu pour l’aider à faire diminuer son stress et la référer à son médecin, dans l’espoir que ce dernier renforce ces messages si importants — mais toujours assez méconnus. Et surtout, lui rappeler que la pression artérielle varie toujours, et que c’est la moyenne qui compte vraiment.

Enfin, j’essaie de la convaincre de prendre sa pression artérielle beaucoup moins souvent et uniquement lorsqu’elle est calme, pour avoir une idée juste du contrôle de son hypertension. Et de régler ses histoires avec son neveu, la vraie source de toute cette saga !

* * *

À propos d’Alain Vadeboncœur

Le docteur Alain Vadeboncœur est urgentologue et chef du service de médecine d’urgence de l’Institut de cardiologie de Montréal. Professeur agrégé de clinique à l’Université de Montréal, il enseigne l’administration de la santé et participe régulièrement à des recherches sur le système de santé. On peut le suivre sur Facebook et sur Twitter : @Vadeboncoeur_Al.

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15 commentaires
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Merci pour les éclaircissements. Il est loin le temps où l’on administrait le contenu d’une gélule d’Adalat, sous la langue.
J’y croyais encore…c’est pour dire!

J’ai bien connu cette époque, au début des années 90. L’Adalat dont on perçait le contenu était très à la mode, effectivement. Jusqu’à la publication d’un certains nombre de cas d’AVC suite à une baisse rapide de la TA causée par ce médicament, dont l’usage sous une telle forme avait été déconseillé ou même interdit, je ne me souviens plus exactement. Autrement dit: il est beaucoup plus risqué de baisser rapidement la tension artérielle d’un patient hypertendu de manière chronique que de la contrôler plus graduellement.

Intéressant, claire, instructif mais peu utile pour moi.
Ne serait-il pas opportun de conseiller également aux « preneux de pression » tel que je le suis aussi, c’est d’ailleurs indiqué dans mon livret d’instructions venant avec mon appareil, de la prendre, surtout pour ceux qui l’a prenne régulièrement, à heure fixe…en plus d’un moment plus calme?
Il faut avoir été hospitalisé à l’urgence ou encore lorsque l’on visite un patient hospitalisé et qui est branché pour remarquer des variations de pressions et de fréquences cardiaques lorsque l’on tousse, s’assoie, même en levant un bras.

Je prend ma pression régulièrement depuis plusieurs années, en fait depuis une deuxième chute subite de pression et une courte perte de connaissances qui a emmené mon transport à l’urgence, alors qu’au moment de l’arrivé des intervenants, bien que me sentant encore un peu « faible », j’aurais préféré finir mon quart de travail.
Donc à tout les jours, quelques minutes après le levé…du jour…et de mon corps je prend ma pression.
Il m’arrive à l’occasion de la prendre aussi durant la journée, et après avoir fait des exercices.
Mon appareil m’avertit aussi lorsqu’il y a de l’arythmie. Ce qui arrivait environ 1 fois sur dix, puis sur sept il y a quelques années, mais qui est passé à 4 fois sur sept depuis 6-7 mois.
Sur un an, la moyenne est de 123/76 et 57 pour le coeur. Le plus haut à 139/85 et 95 et le plus bas à 108/63 et 50. Le dernier mois, la moyenne est à 120/74 et 52.
Après des dizaines de tests, je n’ai jamais pu établir de corrélations notables entre des moments où je me sens plus étourdis, des membres engourdis et même avec des picotements ou très engourdis, ou encore étant essoufflé et ma pression artérielle.
Cependant, lorsque je constate de l’arythmie, le coeur est à moins de 57 battements par minute.
Aussi je constate que même après avoir fait une séance d’exercices d’environ 1 heure, comprenant un peu de musculation et 1500 reprises de stepper en 13-14 minutes, par exemple dans le dernier mois, mon coeur de dépasse pas 73 et la pression 129/80.

J’aimerais bien plus de renseignements sur la vitesse du coeur et sur l’arythmie.
Évidemment, que je consulte divers sources de renseignements. Mais ce n’est pas encore assez claire à mon goût. J’en trouve bien sur l’arythmie bénigne ou celle plus importante demandant son contrôle avec des médicaments ou un appareil. Entre les deux? Difficile de diagnostiquer et de prendre au sérieux et sa mesure au cabinet d’un médecin.
Évidemment que je m’inquiète de devenir dépendant d’autrui pour le reste de mes jours.
Ai-je un coeur d’athlète ce que je m’amuse à dire, ou des artères vieillissantes (ce qui est certain à 65 ans le mois prochain) et dont un blocage est éminent ou encore une anomalie cardiaque?

Il y a 45-50 ans, j’aurais pu allez voir mon médecin et lui demander de me faire passer un check-up. Il m’aurait demandé alors, quand es-tu prêt. Une semaine ou deux après j’aurais été hospitalisé, on m’aurait gardé deux ou trois jours en me faisant passé une multitude de tests.
Adolescent et dans cette perspective j’avais été hospitalisé à Notre Dame, à la demande du docteur Louis-Joseph Papineau (petit fils de l’autre, enfin il me semble), croyant au RAA ( rhumatisme articulaire aigu) qui c’est avéré négatif après 14 jours d’hospitalisation. Diagnostic final: ostéochondrite des genoux. Ce qui est « assez légèrement » différent….!!! Les médecins à qui j’ai raconté cet épisode de ma vie et les traitements prescrits ont souvent souri. Je n’ai jamais pu savoir si c’était à cause du diagnostic, du traitement ou inspiré du médecin…pourtant renommé ayant des patients d’aussi loin que la France.
C’est à la suite d’une consultation post-hospitalisation avec un cardiologue que j’avais eu le conseil de faire vérifier une légère arythmie lorsque j’allais chez le médecin. Ce qui est tombé dans les oubliettes jusqu’à ce que je consulte un médecin au moins une fois l’an depuis près de 15 ans. Aucun n’y ayant vu à redire d’eux-mêmes ou même après l’avoir mentionné. Pas plus qu’après 2 hospitalisations à l’urgence pour 24 heures, à la suite de pertes de consciences du genre que j’ai mentionné plus haut. Les quelques électro-cardiogrammes et même « un tapis roulant » n’ayant rien démontrés. Le dernier électro passé avant une hospitalisation en septembre dernier pour l’opération d’une hernie, n’ayant rien révélé non plus.
Mais peut-on décelé une arythmie « significativement » dangereuse à un simple électro?
Chose certaine, ou bien mon appareil ne sert à rien en me donnant des avertissements d’arythmie aussi souvent que depuis quelques mois, ou ce n’est pas décelable facilement?
Selon ce que j’ai lu, les AVC surviennent plus souvent le matin!

En 2014, à moins de faire un AVC d’abord et si il est sans conséquences graves pour cette fois, on pourra peut-être en avoir le « coeur nette » relativement rapidement. Si non, avant de savoir si je suis en danger ou tout simplement en très grande forme ce dont je doute, en tout cas pas au point d’influencer ainsi mon rythme cardiaque, à moins d’avoir un porte-monnaie très bien garni, ça pourrait-être très très très long, de l’ordre d’années! Les médicaments peut-être?

Excellent article! Par contre, en cette ere de supposee « approche globale » , »d’interdisciplinarite » et de « penurie de medecins… », j’aurais aimer lire autre
chose que « regler vos problemes avec votre neveu… »
Un aiguillage vers une ressource competente en ce domaine peut-etre?
Notre systeme de sante devrait sans doute revoir quels services devraient etre « payes » par les contribuables. La medecine, bien qu’essentielle, ne peut etre auto-suffisante.

Merci du commentaire. Bien évidemment, c’est une image. Je voulais simplement dire qu’il faut avant tout régler les sources du stress, ce qui n’est bien sûr pas toujours facile et peut demander de l’aide.

Merci de vos explications claires. Il est bien sûr que le stress multiplie les problèmes de pression. Selon vous, est-il possible de faire une labyrinthe sur une poussée hypertensive?

Un labyrinthe, sans aucun problème, en autant que le niveau de difficulté ne soit pas trop élevé :-). Quant à une labyrinthite, c’est plutôt l’inverse: le vertige (sensation très désagréable) fait monter la pression. Je vois souvent cela à l’urgence.

Moi, j’arrive de l’urgence avec ma belle mère (84) et il lui est arrivé la même chose ce matin , 1ère prise de pression: elle est haute et elle montait à chaque fois qu’elle la reprenait .. Tout comme Françoise ! Vraiment c’est bien de vous lire ça aide à comprendre, bien expliqué et rassurant surtout, maintenant , on relax et on attend avant de ce rendre à l’urgence. Merci

C’est un classique: la pression monte de minute en minute… et elle monte parce qu’elle est haute. Le mieux est de cesser de la prendre à répétition et c’est peut-être le genre de personne à qui je ne recommanderais un appareil de prise de pression à domicile 🙂

On nous brandit le fantôme de l’hypertension comme un indice de catastrophe imminente…J’ai 72 ans. Ma pression est souvent très haute, ultra-haute même, phénomène que je ne soupçonnais pas, avant d’en être prévenue il y a quelques mois … En conséquence, j’ai modifié mon régime alimentaire (sucre-sel-gras au minimum), j’ai commencé à boire de l’eau, je me calme dans la mesure du possible, je marche jusqu’à quatre heures par jour, escalade les quelque 300 marches du Mont-Royal tous les matins … Je me soigne avec des préparations chinoises ou ayurvédiques et j’arrive à abaisser ma pression qui est habituellement très haute le matin. Je n ‘avais pas de médecin de famille, mais ô joie, je suis arrivée à trouver une praticienne qui m’inspire la plus grande confiance et que je vais rencontrer ce jeudi pour la première fois. Je crois en la vertu des saines habitudes de vie quoi que ce n’est pas toujours évident et que certaines personnes, comme moi, commettent des abus en tous genres. J’ai trouvé votre article des plus utiles et des plus rassurants. Le problème, c’est que nous sommes la source du problème, le plus souvent par ignorance. Merci et bonne santé à tous dans la plus grande équanimité!!!

La plupart des mesures que vous avez prises peuvent être efficaces à la fois contre l’hypertension… et contre l’anxiété qui provoque les variations de pression. Je vous encourage donc à les poursuivre. Il est de plus fort probable que tout ce que vous faites aidera autant à prévenir les complications cardiovasculaire que l’éventuel traitement médical d’une hypertension réelle.

Bonjour il est sûrement trop tard pour que vous ayez mon message. J ai 54 ans et je suis agaraphobe et en stress très souvent crise d angoisse et ..je suis pharmacienne..j ai pris ma tension 16/8 et puis je l ai reprise toutes les 10 minutes.ça montait et je stresser encore plus.et au bout d une heure je me suis calmée, tension 12/7.dois je M inquiéter ou c est nerveux tout simplement ? Merci d’avance avance

Merci pour cet excellent article! Je suis une « Françoise » moi aussi. Mon père a fait 2 AVC avant de décéder paralysé, il y a 10 ans. Je l’ai vu mourir sous mes yeux et depuis ce temps, j’ai une sainte horreur du mot hypertension. Lorsque je dois me rendre en milieu médical, j’angoisse tellement que je pourrais partir en courant. Évidemment, je suis traité cette anxiété depuis des années et cette condition accentue ma TA. Thérapie cognitive comportementale, sport (natation 2hres par semaine), marche (30 min. 4-5 fois par semaine, alimentation équilibrée, yoga, etc. Nommez-les tous, je les fait. Malheureusement, je suis hyper nerveuse chez le médecin, ce qui fait grimper le tensiomètre à 16/9, mais heureusement, il sait me rassurer et comprend mon malaise. Pour lui, il n’est pas question de prendre une quelconque médication. J’ai 52 ans et je suis en très grande forme. Alors voilà, votre article m’a rassurer et je vous en remercie.

Merci pour cet article…de dire les vrais choses m’ont rassuré. Je suis du style anti blouse blanche alors lorsque le médecin prenait ma tension oups!!! était haute… résultat après 2 mesures j’étais à plus de 100/160. Il m’a proposé la médicaton mais…avant d’accepter je lui ai dis que je prendrais ma tension à la maison, ce que j’ai fait pendant 3 semaines…résultats assez très normal :). Dernièrement j’ai des étourdissements et je me disais que cela relevait d’une tension artérielle élévée, mais après avoir vérifier et surtout lu votre article, je pense que cela est plutot dû au gros stress que je vis en ce moment. Je vais plutôt baisser ma consommation de bon vin :), changer ce que je peux changer, respirer et reprendre l’exercice…e suis certaine que cela va s’améliorer.
Continuez votre excellent travail!

Juste une petite correction concernant le texte que je viens de vous faire parvenir…ma tension artérielle chez le médecin était à plus de 160/100 et non 100/160.