Maladies tropicales : moustiques OGM à la rescousse

Au Brésil, la lutte contre la dengue passe désormais par les insectes transgéniques.

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Au Brésil, la lutte contre la dengue passe désormais par les insectes transgéniques. Des dizaines de millions de ces OGM ailés, fabriqués en laboratoire, seront relâchés aux quatre coins du pays. En quelques mois, ils devraient éliminer en bonne partie l’Ædes ægypti, moustique qui transmet la dengue aux humains.

MÂLES EN SERVICE
La société britannique Oxitec a modifié les gènes de l’Ædes ægypti mâle. Ce nouveau moustique – baptisé OX513A – ne peut survivre sans avoir reçu une dose d’antibiotique. les OX513A s’accoupleront avec les femelles, et leur progéniture, n’ayant pas accès à l’antibiotique, mourra.

MALADIE EN PLEIN ESSOR
L’OMS estime que la moitié de la population mondiale risque désormais de contracter la dengue, une infection virale parfois mortelle, contre laquelle il n’existe ni traitement ni vaccin. Au Brésil, l’un des pays les plus touchés, 500 personnes en meurent chaque année.

ENVIRONNEMENTALISTES EN ÉMOI
GeneWatch, qui surveille les effets des percées technologiques ayant des incidences sur la santé, dénonce cette méthode controversée, qu’aucune étude indépendante n’a validée. Elle s’inquiète entre autres des effets inconnus que pourrait avoir une multiplication de l’OX513A dans l’environnement.

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Une citation: « Le principe de précaution ne fonctionne pas comme « une complication de la décision scientifique mais plutôt comme une disqualification progressive de la science dans la décision ». François Edwald, Au risque d’innover, 2009. Voilà où nous en sommes.
Bien sûr, ceux qui s’opposent farouchement au maïs transgénique et autres cultures pourtant bien en voie de transformer l’économie des pays pauvres notamment en Afrique, se doivent d’entonner le même refrain, celui des « effets inconnus » de la manipulation génétique. Nous devrions commencer à pouvoir mesurer correctement les effets d’une telle manipulation génétique, après des années de pratique, non? Mais il faut plutôt attendre la publication d’études qui nous donneront raison, pensent les forcenés du risque zéro, en comptant sur des travaux comme ceux du professeur Seralini (qu’on ne cite plus souvent dans les milieux écologistes, et pour cause…).