Mammographies : haussons le volume !

Plus un radiologiste « lit » de mammographies au cours d’une année, plus il est habile pour dépister les cancers.

Mammographies : haussons le volume !
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C’est ce qu’avance le Group Health Research Institute (GHRI), de Seattle, qui a évalué le travail de 120 radiologistes américains pendant cinq ans, grâce au soutien de l’American Cancer Society et du National Cancer Institute.

Selon le GHRI, les radiologistes devraient être tenus de lire entre 1 000 et 1 500 mammographies par année pour optimiser leur performance.

Au Québec, les exigences du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) sont bien moins sévères. Les radiologistes qui participent au Programme québécois de dépistage du cancer du sein doivent interpréter au moins 500 mammographies par année.

« Un plan d’action adopté en 2009 prévoit une augmentation progressive du volume », souligne Noémie Vanheuverzwijn, porte-parole du MSSS. Le seuil à atteindre reste toutefois à préciser. « Il faut améliorer la qualité des lectures sans imposer d’exigences qui ne seraient pas réalistes dans les régions moins peuplées. »

Selon le GHRI, certaines des mammographies interprétées devraient être des mammographies de diagnostic, et non de dépistage. « Les médecins qui scrutent les radios pour caractériser des masses cancéreuses sont plus performants lorsque vient le temps de faire du dépistage », dit Diana Buist, qui a dirigé l’étude. Le MSSS ne formule aucune recommandation à cet égard.