Manifs, Loi 78 et budget des universités : comment résoudre le problème

Un peu de maths au programme aujourd’hui, avec une résolution de problème tout à fait d’actualité:

150 000 personnes participent à une manifestation illégale. Chacune est passible, en vertu de la Loi 78, d’une amende de 1 000 à 35 000 dollars, selon son statut. Pour simplifier, disons que chaque manifestant risque une amende d’en moyenne 5 000 dollars.

S’il décide d’appliquer sa loi au pied de la lettre, que peut faire le gouvernement du Québec pour combler le déficit budgétaire des universités, que la CRÉPUQ estime à environ 620 millions de dollars ?

Ce que je sais : les compétences transversales acquises à l’école doivent permettre d’appliquer l’arithmétique à des problèmes concrets, fussent-ils assez rarement rencontrés dans la réalité.

Ce que je cherche : comment aider un  gouvernement en panne de solution?

Ce que je fais : 150 000 x 5 000 = 750 millions

Je prends 620 millions pour les donner aux universités.

Reste donc 750 – 620 = 130 millions.

Ce surplus pourrait permettre d’engager des policiers supplémentaires et des avocats, puisqu’il reste à trouver comment arrêter 150 000 personnes à la fois, percevoir les amendes et gérer les contestations. Mais cela risque d’être largement insuffisant.

Dans le cas toutefois où les manifestations se multiplient, je suggère que le surplus accumulé soit investi dans la réfection des rues, maintenant que toute collusion dans la construction est sous enquête.

De cette manière, on pourrait éviter que les prochains manifestants ne se blessent dans les affaissements de chaussée tel que celui survenu hier soir dans le centre-ville de Montréal, qui a obligé la fermeture de plusieurs rues et mobilisé inutilement des policiers qui auraient pu être employés de manière beaucoup plus rentable à distribuer des contraventions.

Mieux vaut en rire…

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Le règlement de la ville prévoit 500$ à 1 000$ pour une première offense à une manifestation illégale.

On peut donc ajouter un minimum de 500$ d’amendes :
500 X 150 000 = 75 000 000

Assez je crois pour boucher le trou. 😉

Excellente idée que de mettre l’argent supplémentaire dans la réfection des rues, car selon ce que suggère un certain média, l’affaissement de chaussée dont vous parlez serait peut-être survenu par la faute des manifestants!

« Le trou d’environ 3 mètres carrés se serait formé mardi à la suite du passage de milliers de manifestants qui ont déferlé dans les rues de Montréal. » Et le journaliste de poursuivre en disant que l’affaissement pourrait avoir une autre origine…

http://www.journaldemontreal.com/2012/05/23/enorme-trou-dans-la-chaussee

Parlons-en! Un de mes amis s’est foulé la cheville en marchant dans un nid de poule lors d’une manifestation de casseroles pacifiques (l’accord est parfait, ce sont les casseroles qui sont pacifiques!).

Pendant ce temps, dans le monde du réel et du pragmatique:

Nous sommes 67 % (5,4 millions sur 8 millions) à appuyer le gouvernement sur la hausse des frais de scolarité.


Nous sommes 67% à appuyer la suspension des cours dans les institutions visées par le boycottage et leur reprise à la mi-août.

Nous sommes 70% à être d’accord pour que Québec empêche les manifestants de bloquer l’accès aux cours.

Nous sommes 64% qui approuvent l’idée que les manifestations ne s’approchent pas à moins de 50 mètres du terrain d’un cégep ou d’une université.


Nous sommes 70% à être d’accord pour que les organisateurs des manifestations soient tenus de transmettre les détails de leur action à la police huit heures à l’avance.

Nous sommes 72% à estimer légitime que la police puisse refuser un itinéraire de manifestation pour protéger la sécurité publique.


Nous sommes 51 % à appuyer la loi spéciale dans son ensemble.

Nous respectons trop notre prochain pour le déranger en bloquant des rues. Jamais, par exemple, il ne nous viendrait à l’esprit d’organiser une manifestation qui empiète sur les heures de pointe montréalaises; ou une manifestation dont l’horaire n’est pas connu à l’avance. Toujours, notre priorité serait de bloquer le moins de rues possibles, sinon aucune. Toujours nous privilégerions les manifestations dans un parc ou à la file indienne sur le trottoir, afin de ne bloquer aucune entrée, en tout respect pour notre prochain. Jamais il ne nous viendrait à l’esprit de manifester deux fois de suite dans la même rue au cours d’une même saison.

Nous avons un égo, mais encore plus de courtoisie; un nombril, mais un peu plus de respect. C’est pourquoi nous considérons que notre liberté s’arrête là où commence celle d’autrui: celle du petit commercant du centre-ville; celle du résident du parc Emilie Gamelin qui veut dormir en paix; celle de celui qui travaille ou a un rendez-vous au centre-ville.


http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201205/25/01-4528871-loi-78-les-quebecois-divises.php
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