Marée noire : les conditions réunies pour de nouveaux accidents?

C’est une série de mauvaises décisions de la part du personnel de la plateforme Deepwater Horizon qui a mené à l’explosion de ce puits de pétrole et à la marée noire du golfe du Mexique, selon un rapport intérimaire sur les causes de l’accident rendu par une groupe d’experts réunis par la National Academy of Engineering et le National Research Council des États-Unis.

Un paragraphe de ce rapport a particulièrement retenu mon attention.

On y apprend que, selon ces experts, le niveau de formation du personnel exploitant la plateforme, quoi que conforme aux normes et pratiques de cette industrie, est minimal comparé à celui d’autres industries à haut risque, comme le nucléaire ou la chimie.

Le personnel en place est surtout formé sur le tas et reçoit peu de formation continue, notent les experts.

Le comité va examiner plus en détails le niveau de qualitfication qui serait requis pour le personnel clé de ces installations, de manière à rendre l’exploitation sécuritaire et à mieux protéger l’intérêt collectif. Le rapport final sera rendu en juin.

Au vu des bénéfices des compagnies pétrolières, on pourrait s’attendre à ce qu’elles investissent largement assez dans la formation de leurs employés, surtout quand ceux-ci travaillent dans des installations à haut risque.

Il semble donc que ce ne soit pas le cas. Inquiétant.

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Zéro risque, ça n’existe pas, Madame Borde à part dans les encéphales des théoriciens éthérés.

Tant que nous serons d’avides utilisateurs d’énergie (fossile ou autre), il existera toujours des risques à tous les échelons de la production quel que soit le genre de production.

Tout ce que nous pouvons faire est de tenter d’amenuiser ces risques d’accident mais par définition, un accident est un accident.

Sans parler de zéro risque, une industrie qui est l’une dess plus lucrative que l’espèce humaine ait jamais créée devrait être encadrée un peu plus non ?
Vous avez raison un accident reste un accident. Mais c’est comme pour pour les accidents de la route. Avec des règles sévères on diminue le nombre de morts. Si on laisse faire les gens (ou les entreprises) le profit immédiat passe toujours devant la raison de la pérennité sur le long terme… D’ou l’intérêt, si j’ai bien compris le poste, d’enquêter sur les accidents et d’en tirer des conclusions pour éviter tant que faire se peut la répétition d’accidents évitables…
J’en profite pour dire merci à Mme Borde pour son blogue que je suis avec grand intérêt…

Accident comme dans prendre la route en ayant négligé l’entretien de sa voiture, avec des freins que l’on sait défectueux ou avec un verre de trop…

Les accidents qui arrivent purement «par accident» sont moins fréquents que l’on pense. À la source d’un accident, il y a très souvent une incapacité à anticiper les conséquences d’une action (par ignorance, intérêt, négligence, pensée magique, etc.).

Le risque zéro est effectivement une vue de l’esprit. Ce n’est pas une raison pour ne pas faire tout ce qui est en notre pouvoir pour prévenir ce qui peut l’être et qui dépend de nous.

La BP…

… je me rappelles en 2005, cette multinationale était dans les premières forces vertes internationales, impliquées dans plusieurs projets dans l’énergie solaire, dans l’éolien, dans le marémotrice et même dans la recherches sur les piles à combustible! Je me rappelle le pdg d’alors qui clamait à tout vent que l’avenir du conglomérat passe nécessairement par le vert. Avez-vous remarqué le logo de BP? Il vient probablement de cette époque.

Une époque qui s’est révolu lorsque les adminstrateurs de BP ont remplacé le pdg par un plus jeune, beaucoup plus attentif aux résultats rapides et beaucoup moins porté sur les « visions d’avenir ». C’était en 2007: dans les 2 années suivantes, BP s’est recentré sur ses domaines de prédilection, i.e. l’or noir et les profits rapides.

L’or noir… vous rappellez-vous cet album de Tintin? La multinationale qui y est portraitisée serait la Anglo-Iranian Oil Company (AIOC), selon plusieurs. La AIOC, aujourd’hui connu sous son vert logo, BP. Leur style caractéristique dans le respect des différents environnements ne date pas d’hier… mais du siècle dernier!

Les administrateurs de BP se sont doté d’un pdg vert pour obtenir une belle image moderne, puis l’ont remplacé par un faiseur de profit, son yatch de course étant somme toute, accessoire, dans cete histoire. Mais justement, l’histoire tournant mal, les adminstrateurs de BP l’ont remplacé par un pdg mieux aptes à refaire l’image de la firme en USA.

La suite? Une meilleure politique de sécurité dans les installations? Un meileur respect des règles?

Bof… dans 2 ou 3 ans, il y aura bien, disponible quelque part, un nouveau pdg, moins féru des « visions américaines » et plus attentif aux résultats rapides…

Au fait, n’est-ce pas BP qui louent les services scientifiques canadiens dans les Mers Polaires?

Peut-on encadrer l’excadreur?

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