Maudits athées !

Ne pas croire en Dieu vous rend indigne de confiance aux yeux de la majorité de la population du globe, selon une série d’études (pdf)  menée par Will Gervais, professeur à la University of British Columbia à Vancouver et publiée dans le journal de l’American Psychological Association.

Le chercheur confirme ainsi ce que des sondages avaient évalué auparavant, surtout aux États-Unis : les athées sont les gens dont on se méfie le plus, dans les pays où une importante partie de la population est croyante.

En 2007, par exemple, un sondage Gallup avait évalué que seuls 45% des électeurs américains étaient près à voter pour une personne athée, soit moins que pour de nombreux autres groupes de gens :

 
 % des électeurs américains qui voterait pour…    
Catholique 95  
Noir 94  
Juif 92  
Femme 88  
Hispanique 87  
Mormon 72  
Marié pour la troisième fois 67  
72 ans 57  
Homosexuel 55  
Athée 45  

 

Dans un premier temps, Will Gervais a tenté de caractériser la nature de l’attitude négative envers les athées qu’éprouve la population américaine.

Il a élaboré un «thermomètre de dégoût» et un «thermomètre de méfiance» basés sur des questionnaires, par lequel il a comparé les attitudes d’un échantillon de 351 Américains adultes vis à vis des athées et des hommes homosexuels.

Résultat : si les gays font surtout l’objet de dégoût, les athées, eux, suscitent plutôt la méfiance. On ne leur fait surtout pas confiance pour former un gouvernement !

Dans une autre étude menée au Canada, Will Gervais a analysé cette fois la perception des athées auprès d’un groupe d’étudiants de premier cycle de son université, âgés de 18 à 25 ans.

Il leur a soumis l’histoire suivante (traduction libre)

«Richard a 31 ans. En allant travailler en voiture, il heurte accidentellement un véhicule garé. Comme des piétons regardent, il sort de sa voiture et prétend écrire ses informations d’assurance et coordonnées sur un papier, en réalité vierge, qu’il laisse sur le pare-brise du véhicule garé.

Un peu plus tard, Richard trouve un portefeuille sur le trottoir. Comme personne ne l’a vu, il prend l’argent et jette le reste dans une poubelle.»

Will Gervais a ensuite demandé aux étudiants si d’après eux il était plus probable que Richard soit «un professeur» ou «un professeur et un XXXX».

Quatre versions du texte ont été soumises à différents groupes d’étudiants, dans lesquelles XXXX était, selon les versions, un catholique, un musulman, un violeur ou un athée. Dans la version avec le musulman, le personnage de l’histoire ne s’appelait pas Richard mais simplement «un homme».

Pour concevoir ce test, le chercheur a exploité le biais de représentativité, un biais cognitif très courant, qui fait que la quasi-totalité des personnes interrogées ne répondront pas «un professeur» mais plutôt «un professeur et XXXX».

Selon les 105 étudiants interrogés, l’homme au comportement criminel était le plus souvent un athée, puis un violeur, puis un musulman, puis un chrétien.

Les étudiants interrogés ont ainsi montré bien malgré eux qu’ils se méfient plus des athées que des violeurs !

Selon le chercheur, toutes les études montrent que le préjudice anti-athée est bien réel.

Il est susceptible d’affecter plus d’un demi-milliard de personnes dans le monde, selon l’estimation la plus précise disponible du nombre d’athées sur la planète.

Sans surprise, ce sont surtout les croyants qui se méfient des athées.

En conclusion, le chercheur rappelle que dans le monde, même si la religion est souvent considérée comme un facteur de cohésion sociale, les pays les moins religieux sont parmi les plus pacifiques et coopératifs, et que le nombre d’athées augmente.

L’État et les institutions publiques peuvent tout à fait remplacer Dieu comme facteur de cohésion sociale, croit le chercheur, citant le cas de la Scandinavie, où la croyance religieuse est aujourd’hui considérée essentiellement comme une curiosité historique.

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Si dans l’histoire le professeur se montrait digne de confiance, pensez-vous que les résultats seraient très différents?

Est-ce qu’on confond croyance et valeur morale dans l’étude? Être athée ne veux pas dire est dénudé de morale ? Comme être croyant prouve votre sens moral !

À quand l’étude sur l’hypocrisie des croyants ?

Les athées sont probablement la religion la plus militante qui soit en ce qui a trait à la conversion agressive de ceux qui n’adhèrent pas à leur culte, alors pas étonnant qu’ils tombent sur les rognons à bien du monde… Le prosélytisme des preachers inspre rarement confiance!

Humm, j’ai quand même un petit doute sur la compréhension générale de la notion d’athée. Est-ce que par « un professeur et catholique », on comprend automatiquement « catholique pratiquant »? C’est ce que j’aurai compris.

Mais l’athée que je suis n’est pas ravi de voir cela. J’ose espérer que certain pratiquant ont moins bonnes réputations que nous!

En tant qu’homosexuel et athée, je pense que je vais laisser faire avec mes rêves d’être président des État-Unis.

Ah! Peux être que le fait d’être aussi latino fait monter ma côte ? … hein ? quoi ? ça marche pas de même ? Bon, il y aura toujours Québec Solidaire.

@Ubu: vous avez un concept assez étriqué du mot « croyant ». Les athées sont des croyants: ils croient que Dieu n’existe pas.

Le mot « croyant » devrait être aboli car c’est un mot à peu près vide de sens qui est utilisé à des fins sectaires, seuls les membres de la secte se pensant « croyants », les autres étant des « incroyants ».

Au contraire, si on abandonne une vision sectaire des choses, on voiet qu’athée, juifs, Mormons, Bahaie, Chrétiens, musulmans, hindous sont tous des croyants, mais ils ne croient pas en la même chose.

Bien sûr, le bagage de croyances à accepter est plus grand chez un chrétien que chez un juif, et plus grand chez un juif que chez un athée.

Employez le mot « religieux » au lieu de « croyant », si vous voulez distinguer athée des autres. L’athée n’est pas religieux. Le juif, le Mormon, le chrétien et le musulman, etc. est religieux.

@honorable

Les athées ne sont pas des croyants. Ils croient simplement en un dieu de moins que les chrétiens, juifs ou musulmans.
Être athée est une croyance tout comme ne pas jouer au échecs est un passe-temps.

Y’a autant d’idées reçues toutes faites dans les commentaires de cet article que dans la tête des gens qui ont répondu au sondage du dr Gervais: Athée=amorale, athée=qui aime haïr (!), l’athéïsme est un culte, les athées veulent convertir les autres (plus agressivement que les religieux), les gens sont drôle quand ils parlent de leurs convictions.

honorable oublie évidemment les agnostiques pour qui l’existence de Dieu est une question qui n’a aucune importance puisqu’elle ne peut être répondue que par un acte de foi, ce qui une abdication de la raison.

Son affirmation à l’effet que le mot “croyant” devrait être aboli puisque non significatif est donc erronée.

On pourrais faire une autre étude de méfiance mettant en contexte un prêtre et un enfant. Ou bien encore un attentat et un musulman. D’ailleurs lors du dernier attentat en Norvège, avant d’identifier le terroriste la méfiance se portait sur les barbus.

Mais puisque le sentiment anti-athée semble prédominant j’ai choisi de changer de vocabulaire. Au lieu d’utiliser le terme croyant, j’utilise le terme crédule. Ça représente beaucoup mieux ce que je pense d’eux.

On doit reconnaitre certaines qualités à la religion. D’ailleurs il y a des non-crédules qui pratiquent une religion pour participer aux rites de la collectivité. Il y a des athées moins hypocrites qui proposent ceci:
http://www.ted.com/talks/lang/en/alain_de_botton_atheism_2_0.html

Parmi les religions du monde, il y a assez de variété pour mesurer les différences en terme de résultat économique. En dessous de la religion il y a aussi des valeurs et de la culture.

Nos sociétés religieuses sont peuplés de beucoup d’hypocrytes. Comment expliquer les dizaines de miliers de policiers et de fonctionaires chargés de faire respecter les lois ?
Pour moi un athé qui choisi librement de faire ses devoirs et respecter les autres est bien plus digne de confiance qu’un chétien qui a besoins de se sentir surveillé par dieu ou les autres pour ne pas sombrer dans la tentation.

Cela me prouve encore une fois, ce que l’ignorance peut faire dire et que les préjugés ont beaucoup de pouvoirs…Je suis athée depuis des années, je parle en connaissance de cause. Nos voisins du sud ne sont pas une bonne référence, des gens qui ne peuvent dire deux mots sans évoquer Dieu et qui, paradoxalement, sont à peu près tous d’accord de porter un « gun » pour ce défendre !!! pas crédible trop trop…

Si je dois emprunter une longue ruelle sombre et étroite par une nuit de nouvelle lune à 3 heures du matin à Montréal , et que je vois quelqu’un qui attend au milieu de la ruelle, est-ce que je préfère que ce quelqu’un soit:
A) religieux.
B) athée.
Répondez honnêtement! Ma réponse: A.

Je ne crois évidemment pas qu’on peut traiter d’une telle question à travers le filtre bébête et simplet d’un sondage. Il faut plutôt

Cela dit, l’explication la plus basique de cette méfiance est évidente : persuadés qu’il n’y a de morale que religieuse (et relativement peu instruits hors de la religion), nos croyants américains sont persuadés qu’un athée n’a pas de morale.

Plutôt que des sondages « cognitifs », il faut plutôt relire un puissant roman de Graham Greene, ‘La Saison des pluies’ (A Burnt-Out Case) qui, dans une léproserie au coeur du Congo, met en scène l’interaction tragique entre un croyant qui ne se pose pas de questions, un croyant qui doute, un athée qui doute et un athée qui ne se pose pas de questions.

À quand remontent les dernières «guerres d’athéisme»?
Les attentats attribuables à des «fanatiques athés»?
Les massacres commis au nom de de l’ahtéisme?
A-t-on déjà vu différentes sectes d’athés s’entretuer, à petite échelle ou à l’échelle d’un pays?
Des prêcheurs athés s’en mettre plein les poches aux dépens de leurs fidèles crédules (tout en pratiquant le contraire de ce qu’ils prêchent)?
Des athés prosélytes qui viennent, par paires, frapper à votre porte le samedi matin?
Des athés qui souhaitent à d’autres humains de mourir brûlés, lapidés ou de périr de la peste?

@Daniel: 4 noms pour vous répondre. Pol Pot, Mao Tse Tung, Staline, Hitler. Les plus grands massacres historiques sont le fait de gens qui sont des athées. Et n’allez pas me dire qu’Hitler était religieux. C’était un athée qui a été baptisé et est demeuré membre de l’église catholique: exactement comme bon nombre des Québécois dans ce blogue et ailleurs qui se disent athées… et le sont en pratique, comme Hitler.

Vous n’avez pas répondu à ma question: préférez-vous rencontrer un athée ou un religieux au milieu d’une longue ruelle sombre à 3 heures du matin à Montréal?

@honorable dont la réponse est A.

Je suis content de savoir que si vous rencontrer quelqu’un dans une longue ruelle sombre et étroite par une nuit de nouvelle lune à 3 heures du matin à Montréal, vous préférez que ce soit par exemple Tariq Ramadan plutôt que Woodie Allen, genre.

« Les massacres commis au nom de de l’athéisme ? »

Eh bien, en URSS sous Staline, par exemple. Et je ne jurerais pas que ce ne fut pas le cas également au Cambodge. Le marxisme est aussi une forme particulièrement radicale d’athéisme, surtout si on prend la notion de matérialisme au sens plein (d’ailleurs Hannah Arendt, lectrice très attentive de Marx, a repéré ce fait… capital – excusez-là – à savoir que pour la théorie marxiste, le travail constitue « le métabolisme de l’Homme avec la Nature ». Pas « avec la société » ou « avec l’histore », non, non : avec la nature. Je dis bingo, et toutes ces sortes de choses. Mais passons).

Et bien sûr – mais là, on remonte à plus loin – il y a eu « chasse au curé » sous la Révolution française, avec passage à tabac et guillotinage à l’avenant. Notons en revanche qu’il n’y eut rien de tel lors de l’Unité italienne, malgré les cris d’orfraie et la propagande insensée répandue dans le monde entier par la Papauté en lutte contre Cavour, Garibaldi et Mazzini, c’est-à-dire contre la liberté et la démocratie parlementaire. Car grande fut la gloire du Risorgimento !

Cela dit, le cas le plus avéré, évident, de répression meurtrière antireligieuse perpétrée par des athées, et non – comme c’est plus souvent le cas – par des adeptes d’une religion contre une autre, fut ce qu’on appelle la « Cristada », tragique et sanglant épisode de la Révolution mexicaine des années 30. Dans plusieurs États révolutionnaires du pays, les prêtres étaient forcés de se prendre épouse et d’abjurer leur foi catholique. Évidemment, ceux qui s’y refusaient furent fusillés ou pire.

Moi qui suis athée, je me dois, évidemment, de connaître ces faits, ou au moins d’en avoir entendu parler. Je dois connaître les dérives historiques de l’athéisme au même titre qu’un croyant doit connaître les dérives historiques de sa religion. Que dire, par exemple, d’un catholique qui ignorerait tout de l’immonde complicité entre le Vatican et le fascisme italien ? Ainsi furent les Accords du Latran de 1929, accords durement dénoncés par mon maître à penser, le comte Sforza ! Et par don Luigi Sturzo aussi, d’ailleurs. Quelle hypocrisie, en paassant, quand je pense qu’aujourd’hui, ces ensoutanés parlent désormais de canoniser don Luigi Sturzo alors qu’à l’époque (1923-24), le Vatican manoeuvra – avec succès, hélas – pour évincer don Sturzo de la tête du Parti populaire (qu’il avait fondé) pour mettre à sa place un curé moins hostile au fascisme ! Grrr ! Et que dire du silence gêné gardé par le Vice-Dieu – jusqu’à nos jours ! – sur le massacre en 1923 du prêtre éducateur don Minzoni par la racaille fasciste ? Eh, mais tiens, en passant, en voilà un exemple d’attentat perpétré par des athées (car Mussolini était bien un athée, contrairement à Hitler qui vivait dans le culte païen de la Nature).

Cela dt, au même moment, d’autres athées, laïcistes et anticléricaux – du Parti libéral traditionnel, du Parti républicain, ou du futur mouvement Giustizia e Libertà, ou du Parti socialiste et autres futures composantes de « l’arc constitutionnel » – ne mangeaient pas de ce pain-là, bien sûr, et dénoncèrent l’odieux assassinat de don Minzoni par les Chemises noires.

Jusqu’à quand devrons-nous continuer à répéter l’évidence: ne pas avoir de croyance n’est pas une croyance? Ceux qui ne croient pas en la fée des dents ne sont pas des « croyants » en la « non-fée des dents », mais simplement des personnes qui considèrent que les preuves de l’existence de la fée des dents sont insuffisantes. Le nombre de choses dont on ne peut pas prouver l’inexistence est infini. C’est toujours à celui qui affirme l’existence de quelque chose de prouver que c’est bien le fait. En ce qui concerne Dieu, ou les dieux, les preuves brillent par leur absence. Jusqu’à ce que j’aie une preuve de son existence apparaisse et soit confirmée au-delà de tout doute raisonnable, je présume donc de son inexistence. Je ne dis cependant pas « il n’y en a pas », juste au cas où, mais je suis agnostique dans le même sens que je suis agnostique au-regard de la fée des dents. Les lecteurs de Dawkins auront reconnu là un argument qu’il a souvent fait, mais qui demeure valide.

Au sujet de la question relative à la ruelle, dans beaucoup de cas je préférerais que la personne soit un athée. Il existe beaucoup de croyances et d’éléments dans les croyances qui peuvent motiver quelqu’un à faire mal à son prochain sans ressentir aucune culpabilité. S’il est un « infidèle », par exemple, et que vous souscrivez à une lecture wahhabite du monde, vous pourriez demander à votre interlocuteur de se convertir à l’islam, et ensuite lui faire mal s’il refuse. Et n’oublions pas les hostilités inter-confessionnelles, qui sont heureusement absentes ici mais douloureusement réelles dans beaucoup d’endroits du monde.

Ajoutons que comme athée, je risque d’avoir plus confiance, dans la situation décrite, en un autre athée qu’en une personne religieuse, parce que je peux présumer avec un bon niveau de certitude qu’il ne risque pas de me considérer comme un humain « inférieur » (ne serait-ce qu’inconsciemment) à cause de mes opinions.

Une dernière remarque: blâmer les massacres communistes et nazis sur l’athéisme n’est pas très rigoureux. Le nazisme n’était pas anti-religieux, loin de là (l’Église ne l’aurait pas tacitement appuyé sinon), et le communisme avait des aspects religieux indéniables.

L’athéisme est simplement une position d’incroyance face à l’existence d’un être surnaturel qu’on dit divin. C’est en quelque sorte une « table rase ». Où aller à partir de ce point, comment justifier la morale, comment penser la vie sont des questions que le simple athéisme ne résout pas, et qui nécessitent le recours à des questionnements philosophiques additionnels. Les systèmes élaborés par les penseurs athées peuvent être violents, comme ils peuvent être pacifiques, mais on ne peut pas les accuser de représenter l’athéisme. Ces systèmes peuvent même être complètement irrationnels. Mais ils ne représentent qu’eux-mêmes. Ce qu’on peut attaquer, ce sont ces systèmes, pas la non-croyance en Dieu.

Il y a, bref, un pas immense entre dire que Dieu n’existe pas et que l’histoire est un processus dialectique centré autour de la lutte des classes. Quelqu’un peut avoir une pensée totalement cohérente et dire la première chose sans penser la deuxième. On ne peut pas en dire ainsi de quelqu’un qui a une foi, à moins que quelqu’un ait une foi extrêmement diffuse qui soit ouverte à la fois au polythéisme et au monothéisme, sans adhérer au culte d’aucune divinité, une position qui s’apparenterait beaucoup à l’agnosticisme au final. Un croyant croit toujours en une foi particulière.

Je ne crois pas au Père Noël, encore moins aux religions et j’ai beaucoup de méfiance pour ceux qui les pratiquent. De plus, je me méfie beaucoup des sondages. Croyez-moi !

Très intéressant…avec un tel article vous ne pouvez faire autrement qu’ouvrir une porte. Je trouve que cette étude faisait plus appel aux préjugés qu’a des arguments sérieux. Pour moi la religion est encore un sujet chaud au Québec.

La plupart des catholiques ne vivent pas leur foi dans le sens orthodoxe et salvateur du terme,bien qu’ils sacrent,ne prennent pas le message de la bible au sérieux,se moquent,ceux-ci tiennent pourtant mordicus a leur religion et la place au-dessus de tout. Ce qui compte ce n’est pas la religion c’est la relation qu’on a avec Dieu. Pour le reste,le niveau de conscience et d’intelligence peut fluctuer selon plusieurs facteurs.

Pour ce qui est de l’athéisme,c’est contre une religion qu’ils s’affichent et en cela ils n’ont pas tort. Ils ne peuvent toutefois pas s’élever contre Dieu puisque cela devient une contradiction logique.
Outre les apparâts factices d’une religion,c’est justement a la conscience que Dieu parle (et la conscience tout comme la responsabilité sont des notions plutôt évanescentes tout comme l’est une religion extérieure aussi prévalente soit-elle)

Je NE CROIS PAS EN UN ETRE DIVIN… DEPUIS QU’IL Y A VIE SUR TERRE, PERSONNE DÉCLARÉE MORT, N,EST REVENU DE L,AU DELÀ… IL Y A EU SEPT MILLIARDS DE PERSONNES DÉCÉDÉES**** ET AUCUN REVENANT(E) ***

L’opposition athée/croyant est plutôt théorique et sans grande portée pratique pour le commun des mortels. Par contre, il existe au Québec un réel débat, concret celui-là, entre les partisans de la laïcité et ceux de la confessionnalité des institutions et de l’espace public.

@honorable

Vous êtes un adepte du cherry picking démagogique.
À 3h du matin, je préfèrerais rencontrer Ricky Gervais à Mohammed Atta. Je préfèrerais rencontrer Richard Dawkins à Timothy McVeigh. Je ferais plus confiance au peuple norvégien qu’à une théocratie quelconque. Aucun des massacres que vous citez n’a été fait au nom de l’athéisme mais bien au nom d’une idéologie adoptée de façon religieuse.

Supposons qu’Hitler était athée et que la conclusion est qu’il faut se méfier des athées. Hitler était aussi végétarien. Les végétariens sont-ils dangereux? Dois-je craindre Paul McCartney ? Hitler avait une moustache, dois-je craindre Michel Forget ? Hitler aimait les chiens, dois-je craindre que Paris Hilton commettent des génocides parce qu’elle a un chihuahua.

Les athées ont-ils des réunions pour discuter de leur agenda athée ? Font-ils du porte à porte et des activités de recrutement ? Envoient-t-ils des missionnaire en Nouvelle-Guinée pour prêcher la non-existence de Dieu ?

SVP. La seule chose que vous prouvez, c’est le ramollissement du cerveau des personnes croyantes.

@ honorable
Les athéistes sont le groupe d’individu ayant le plus faible taux de criminalité (particulièrement pour les crimes violents). Il serait irrationnel de supposer qu’ils soient une menace à votre sécurité du simple fait de leur non-croyance.

L’athéisme consiste en ne pas accepter comme vrai l’hypothèse d’un dieu tel que défini par les différentes religions. Ils n’y a aucune doctrine ou loi proposer par l’athéisme. Si l’on accepte qu’Hitler fût athéiste (ce dont je doute étant donné le support que lui accordait le Vatican) il reste encore à démontrer que l’athéisme eu un rôle à jouer dans ses décisions. Cet exercice a été tenté maintes fois sans résultat. Il n’y a pas de lien direct entre ne pas croire en dieu et la moralité d’un individu.

Avec ou sans religion, les gens bons feront le bien et les autres feront le mal mais il n’y a qu’avec la religion que des gens bons peuvent faire le mal et le justifier.

Blablabla, est-ce que je préfère que ce quelqu’un soit:
A) religieux.
B) athée.
Répondez honnêtement! Ma réponse: A.
– Honorable
————————–

Le pourquoi de votre réponse doit être assez drôle à entendre…

Moi je choisis B sans hésitation. Si quelqu’un est assez naïf pour croire en un être imaginaire, à quel autre stupidité peut-il croire aussi ?

.

Samuel :
janvier 27, 2012 à 14:53
————-

tout simplement bravo pour votre message !

.

% des électeurs américains qui voterait pour…

Catholique…….95
Noir………….94
Mormon………..72
Marié pour la troisième fois…67
72 ans………..57
____________________________________

Oh que ça regarde mal pour les Républicains en Novembre ! mdr

Mythe: religion(s) = moralité.

Les religions ne sont pas morales (à part par coincidence.). Une morale basée sur une religion (n’importe laquelle) ne passe même pas le code criminel d’un pays occidental.

Les morales issues des religions sont désuètes. Voici ce dont elles ne sont pas responsables:

– égalité des femmes
– droits de la personne (incluant liberté de religion)
– abolition de l’esclavage
– conventions de Geneve sur les prisonniers de guerre (Joshua est loin d’avoir inventé ca)
– droit des homosexuels (de vivre, carrément)
– liberté d’expression
– protection des enfants

Christopher Hitchens avait raison..

Votre étude ne fait pas sérieux! La majorité de mes connaissances auraient répondu qu’iln’y a pas de relation entre le geste posé et la question et qu’il s’agit uniquement d’un jugment moral qui tend à diminuer dans notre société en l’absence de repères clairs

La plutocracie et la croyance au dieu d’Abraham vont main dans la main, comme l’avait bien vu l’empereur Constantine (qui imposa le Christianisme). L’argent regne en maitre aux USA, en compagnie de dieu.

Beaucoup plus de considerations sur le sujet dans le site suivant (en anglais malheureusement peu etre):
http://patriceayme.wordpress.com/

La plupart des humains admettent n’importe quels crimes plutôt que l’athéisme. Ils ne peuvent pas comprendre qu’on peut se passer de Dieu. L’athéisme est pour eux une anomalie. On peut pardonner ces péchés à un pécheurs repentant. L’athé a l’outrecuidance de se passer d’un Dieu qui punit ou récompense. C’est un être libre et fort. S’il fait le bien c’est sans attendre une récompense dans l’au-delà. Il sait qu’à sa mort il n’existera plus et il accepte le fait. Il n’a nul besoin de se prolonger dans un au-delà pour
expliquer son existence si éphémère. NM

Pour qui choisit de considérer insignifiant tout ce qui déborde du cadre de la raison (ou trouve le moyen de tout ramener à la raison), pas étonnant que la croyance paraisse suspecte.

Mais pour qui considère que la seule raison ne peut contenir certains aspects importants de l’expérience humaine (amour, créativité, capacité de contemplation etc.), l’incroyance peut sonner comme un déni d’humanité.

Le confort des uns repose sur leur intimité avec la raison, le confort des autres requiert en plus une reconnaissance métaphysique.

Le croyant que je suis se demande: quelle est la valeur de telle symphonie, à la lumière de la seule raison? (Dans ses essais sur la croyance et l’incroyance, Vadeboncoeur va jusqu’à demander ce qu’impliquerait qu’on « efface » une symphonie.) En quoi la seule raison justifie-t-elle que j’existe? À quoi rime une destinée qui n’a aucun témoin (que ce soit la mienne-propre, ou celle de l’humanité entière)? Pourquoi et comment l’univers peut-il évoluer, s’il n’a aucune destination? Ou s’il en a une, quelle est-elle?

Certes les uns et les autres peuvent trouver des réponses différentes dans le respect mutuel. Mais cette coexistence est difficile, et pour cause.

En quoi la croyance en Dieu pourrait-il changer quoi que ce soit ? Les croyances religieuses n’ont jusqu’à présent résoud aucun problème, au contraire elles ont été à l’origine de pas mal de conflits à travers le monde, … non seulement c’est d’une inutilité crasse, mais elle sont sources de problèmes supplémentaires.

@Bernard
Ça peut changer ce qu’on fait de sa vie, et comment on envisage celle des autres.

Si on se considère comme une machine, dont tous les rouages sont prédéterminés, effectivement ça ne sert à rien de chercher plus loin. On est conditionné à tout voir comme une machine (même un geste d’amour gratuit, disons la visite d’un malade, on l’interprétera sous le jour d’une quelconque logique machinale; ce geste ne sera ni meilleur ni moins bon que d’aller faire du magasinage). À ce compte-là, posons un téléphone intelligent sur une table, et attendons que la planète se libère de nous, machines humaines affublées de croyances et souvent fautrices de troubles – dans cette perspective machinale, l’univers aura fait du progrès.

Mais quand on veut bien croire que l’humain est fait d’autre chose, qu’on peut avoir un sens, que l’univers puisse se diriger vers quelque chose (lui dont on reconnaît d’ailleurs qu’il évolue [et non pas qu’il change de façon aléatoire]), alors on se met à réfléchir à ce qu’on peut faire dans sa vie, qui aille dans le sens de l’univers, de cet autre chose qui dépasse l’activité de consommation (rationnelle, certes, mais vouée à l’insignifiance). Il se trouve que, aussi imparfaites soient-elles, toutes les grandes religions nous parlent d’amour.

Le seul domaine que je connaisse où on se donne le droit de dire n’importe quoi est bien celui de la foi. Comme s’il n’existait aucune théologie, aucun livre de base. Tout le monde improvise et y va de sa petite salade. On se retrouve donc avec des veaux à deux têtes ou des phénomènes semblables extravagants pas possible. Parce qu’on accepte de parler du sujet avec la prémisse du » selon moi « . Pas étonnant que l’on finisse par se taper sur la gueule.
Allons donc directement dans ce livre historique appelé la Bible, composé par quelque 40 auteurs sur une période d’environ 1 300 ans et sans se contredire. Et basons notre foi, s’il en est sur cet écrit. Parlons à partir de ces textes. Alors nous constaterons toutes les imbécillités commises au nom de Dieu, commises au nom de notre égoïsme , parce que nous aurons trouver l’Unité de mesure. Tout le reste est secondaire pour ne pas dire de la foutaise. Pour conclure, oui je suis d’accord que certains athées se comportent mieux que bien de prétendus croyants qui se servent d’une prétendue foi (en eux surement !) pour justifier leur comportement douteux. Il existe un Être suprême que nous appelons Dieu et si beaucoup d’entre nous sont dupés par les « sépulcre blanchis » religieux, Dieu ne l’est pas et ne le sera pas !

@Jean-Pierre Caron
Qu’on parle de religion, de science ou d’autre chose, il faut bien se représenter les choses à soi pour les comprendre et s’en convaincre. Le même texte lu par vous et par moi n’est pas nécessairement compris de la même façon (ça arrive même en science).

Quand Jésus a déclaré « on vous a dit oeil pour oeil, dent pour dent, et moi je vous dis… », qu’était-il en train d’arriver à la loi du Talion (pourtant bien enracinée dans la Bible)? Quand Teilhard de Chardin a proposé une interprétation de la Genèse à la lumière des connaissances scientifiques de son siècle, était-ce de la pure foutaise?

Comme dit Vadeboncoeur, la vérité a tous les droits: contre la croyance, contre l’incroyance, contre le doute.

Encore faut-il la chercher.

La religion est le seul domaine oû tout le monde peut dire n’importe quoi?
Je pense que c’est la même chose pour la psychologie.
Donc la religion n’est plus seule.

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