Méchante grosse grippe

Une simple grosse grippe, la COVID ? C’est un argument qu’on entend souvent. Alain Vadeboncoeur nous démontre pourquoi la COVID est beaucoup plus que ça, ce qui ne devrait d’ailleurs surprendre personne.

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Parmi les arguments (erronés) qu’on entend (trop) souvent à propos de la COVID (je laisse tomber le 19 parce qu’on est en 2020) figure celui-ci : ce ne serait qu’une simple grosse grippe. Je suis un peu tanné de la lire, celle-là.

Vraiment ? Une simple grosse grippe ? Genre, tu gardes le lit quelques jours et ça va mieux ? Aurions-nous vraiment vécu tout un ramdam pour une grippe ? J’ai quelques doutes, c’est le moins qu’on puisse dire. De gros doutes.

Bien sûr, c’est causé par un virus, comme la grippe l’est. Un virus qui se transmet un peu de la même manière que la grippe : par gouttelettes transportant les virus d’une personne à l’autre, en l’air lorsqu’on tousse à qui mieux mieux pas de masque, et surtout par les mains.

Non qu’elles soient perméables au virus, nos mains. Mais quand elles touchent souvent le visage (essayez juste un peu de ne pas toucher votre visage) elles y déposent le virus, qui n’a plus qu’à se frayer un chemin jusqu’à nos muqueuses (yeux, nez, bouche).

Comme une grippe ?

Mais on lit parfois sur les réseaux sociaux qu’il n’y aurait pas plus de morts actuellement que lors d’une grosse année de grippe. Remarquez, ce n’est pas tout à fait faux : la grippe tue chaque année pas mal de monde.

Par contre, aucune grippe n’a essayé de forcer des mesures aussi radicales que celles appliquées à la COVID. On n’a qu’à regarder comment les courbes de grippes se sont effondrées en mars dès les débuts de la distanciation pour comprendre qu’elle n’était vraiment pas de taille à lutter contre deux mètres de distance et le reste.

Évolution de la grippe saisonnière en 2020. Laboratoire de santé publique du Québec.

Et avez-vous seulement entendu parler d’un cas de grippe depuis ? Moi non plus. Je n’ai pas vu un seul rhume digne de ce nom et il semble que les enfants n’ont plus trop d’infections virales.

C’est un premier signe qui ne ment pas : si le nouveau coronavirus a réussi à causer des dommages importants durant la même période, les autres virus de notre quotidien se sont écrasés. Il a sûrement quelque chose de spécial, ce mautadit coronavirus.

Virulence

Comme tout virus agressif, le virus de la COVID possède au moins deux caractéristiques fondamentales qui lui ont permis, malgré les précautions mises en place, de faire tomber les malades au point de dépasser la capacité de systèmes matures comme ceux d’Italie, de France, d’Espagne et de New York, pour ne nommer qu’eux.

Lesquelles ? Une virulence plutôt élevée et une contagiosité pas piquée des vers. Chaque virus est plus ou moins virulent et plus ou moins contagieux, ce qui reste assez stable dans le temps s’il ne mute pas et constitue un peu sa signature.

La virulence d’un virus (dérivé du mot latin « virus ») décrit sa capacité à causer des dommages à sa cible (on pourrait dire son hôte, mais en général, on aimerait ne pas être trop recevant) une fois celle-ci contaminée. On appelle aussi cela être malade. Ce qui veut dire que le virus s’est installé suffisamment à son aise pour se multiplier et causer des troubles parfois sérieux.

De manière générale, on parle de capacité à rendre malade, à conduire des gens à l’hôpital à leur corps défendant, à les entrainer contre leur gré jusqu’aux soins intensifs, et surtout, à les tuer sans leur demander de permission. Dans ce dernier cas, on parle du taux de mortalité, qui est la proportion des personnes infectées par un virus qui vont mourir de cette infection et de ses complications.

Ce taux de mortalité dépend du virus, mais aussi de la capacité de l’individu à se défendre (nous sommes loin d’être tous égaux devant les virus) et du contexte dans lequel l’attaque se produit (par exemple dans un système de santé disposant de beaucoup de ressources permettant l’hospitalisation aux soins intensifs de tous les grands malades).

Alors, quels sont les chiffres en cause ? Pour le virus de la grippe, le taux de mortalité se situerait autour de 1 pour 1 000 personnes infectées ou encore une mortalité de 0,1 %. Il s’agit toutefois d’une approximation, basée sur des registres généraux comportant une large marge d’erreur. Plusieurs experts croient que le taux réel de mortalité de la grippe est inférieur. Mais acceptons 0,1 % pour fins de discussion.

Contagiosité

La seconde caractéristique inquiétante d’un virus, c’est sa contagiosité, soit sa capacité de se transmettre d’une personne à l’autre. Certains virus sont experts pour se propager, par exemple le virus de la rougeole, le champion. D’autres y arrivent plus laborieusement.

On peut exprimer la contagiosité de différentes manières, mais l’une d’elles, popularisée durant la pandémie actuelle, est d’indiquer le facteur « R0 » des virus. Avec ce système, le chiffre est proportionnel à la contagiosité. Ainsi, la rougeole présente un R0 démentiel de 12 à 18.

Pour la grippe, un virus tout de même assez contagieux, on estime souvent le R0 autour de 1,5. Beaucoup moins, on le voit, que la rougeole.

Ce R0 correspond au nombre de personnes qu’un malade va infecter à son tour dans un contexte donné. Ainsi, un rougeoleux en liberté va infecter entre 12 et 18 personnes, et un grippé, une personne et demie (je vous laisse choisir la demie).

L’effet du R0 est multiplicatif. Ainsi, un R0 à 2 signifie qu’une personne va en infecter 2, que 2 vont en infecter 4, puis 8, 16, 32. En quelques semaines, on peut se retrouver avec une montagne de patients.

Ce fameux R0 n’est pas immuable. En réalité, le R0 exprime la contagiosité mesurée dans une réalité donnée, et il est bien plus élevé si un virus vit sa vinaigrette au milieu d’une foule compacte réunie pour un concert rock (surtout un vieux groupe, disons les Rolling Stones, qui attire des admirateurs d’un âge proportionnel) que dans un hôpital où tout le monde garde ses distances, porte des masques et lave ses mains souvent.

On pourrait dire que le but des interventions de santé publique est justement d’abaisser le fameux R0 le plus bas possible. L’effet des mesures est d’ailleurs constaté sur le terrain par une baisse du R0 sous la valeur de 1, qui est un gage de succès des interventions.

En résumé : si le R0 est supérieur à 1, l’épidémie est en croissance. S’il est inférieur, la propagation s’atténue graduellement, parce que chaque malade transmet le virus à « moins d’un » autre malade.

Le cas COVID

Pour le virus de la COVID, la mortalité est encore difficile à préciser. Dans le monde, elle varie beaucoup selon les pays observés, de 0,02 % en Angola à 15,2 % en France.

Dans certains contextes, comme au Québec, on observe actuellement une mortalité apparente élevée, de l’ordre de 9,6 %. Sans doute en partie parce qu’un grand nombre de patients sont très âgés et déjà malades.

Sauf que pour bien évaluer la mortalité, il faut prendre en compte l’ensemble des personnes contaminées par le virus. Le problème, c’est qu’on ne sait pas encore combien il y en a. Les hypothèses vont du double ou du triple des patients détectés ou même plus.

Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de cas mineurs ou asymptomatiques et qu’on a surtout testé jusqu’ici les plus malades qui consultaient pour obtenir des soins.

Évidemment, la mortalité réelle du virus au Québec (comme ailleurs) sera ajustée à la baisse quand on en saura plus sur le nombre total de personnes infectées. Elle pourrait par exemple baisser jusqu’à moins de 1 %, mais cela supposerait qu’actuellement, plus de 500 000 personnes ont réellement été infectées par le virus, la plupart de manière bénigne, ce qui demeure improbable.

Certaines estimations du Centre for Disease Control and Prevention (CDC) américain parlent d’une mortalité encore plus basse, de l’ordre de 0,3 %, bien que la source de cette donnée demeure peu claire et probablement non validée, alors que l’OMS parle encore d’une mortalité de 2 à 3 %.

Quant à la contagiosité de la COVID, les estimations ont varié durant l’épidémie, comme c’est souvent le cas lorsqu’on est encore en plein dedans. La majorité des mesures ont conduit à un R0 entre 2 et 3, plus souvent 3. Mais certains experts ont parfois calculé un R0 allant jusqu’à 5,7.

En réalité, le R0 n’est pas facile à établir, parce qu’il dépend aussi de la capacité à détecter les cas les moins symptomatiques, dont la capacité de tester. S’il y a plus de cas non mineurs, le R0 augmente.

Quel genre de pandémie ?

On comprendra vite que l’impact d’une épidémie dépend à la fois de la mortalité et de la contagiosité, qui varient toutes les deux.

On constate parfois même une relation inverse entre mortalité et contagiosité : si un virus est rapidement mortel, il ne « permet » pas à ses victimes de vivre assez longtemps pour se propager, et l’épidémie peut difficilement se répandre.

Pour être « efficace » (on n’aime pas ça), un virus doit donc tuer (mais pas trop rapidement pour laisser le temps à la propagation), tout en se répandant suffisamment pour finir par entrainer un nombre élevé de patients dans la mort.

Pour le coronavirus, prenons, si vous le voulez, des hypothèses qui circulent à son propos, par exemple la mortalité (mise en doute mais beaucoup citée depuis la fin mai) évoquée par le CDC de 0,3 % et un R0 généralement évoqué de 3 (c’est probablement plus).

Comment comparer ces hypothèses à la grippe, en prenant l’estimation souvent mentionnée et probablement surévaluée de 0,1 % de mortalité et un R0 mesuré autour de 1,5 (seulement la moitié du virus de la COVID) ? On obtient quel genre d’épidémie, avec une mortalité « à peine pire » que la grippe et une contagiosité « à peine le double » ?

Une surmortalité majeure

C’est facile : on obtient une épidémie six fois pire que celle d’une grippe, parce que trois fois plus mortelle et deux fois plus rapide. Et je vous rappelle que la grippe, ça n’a rien de bénin ! Au fait, ça ressemble à ce qu’on a vécu dans nos systèmes de santé, dépassés dans plusieurs régions du monde ?

Mais comment peut-on savoir vraiment ce qui est arrivé, objectivement ? C’est simple : par la mesure de la surmortalité, dont les données commencent à être publiées. Surmortalité ? Comment ? Suffit pas de mourir, il faudrait encore « surmourir» ?

En fait, le concept de surmortalité est fondamental en temps de pandémie. Il s’agit de la mortalité globale, toutes causes confondues, en temps de pandémie (ou de toute autre catastrophe naturelle ou artificielle comme une guerre), comparée à la mortalité habituelle à la même période de l’année.

C’est que normalement, les humains meurent régulièrement, à un taux relativement stable année après année si les conditions ne changent pas. En cas de catastrophe, on observe un pic de mortalité.

Justement, dans la plupart des régions du monde, la pandémie de la COVID a entrainé un pic de mortalité énorme, de l’ordre de 50 % plus élevé que la mortalité de base. Un autre signe évident qu’il « se passe quelque chose ».

Source: https://www.weforum.org/agenda/2020/05/covid-19-death-toll-misleading-all-cause-mortality-excess-deaths-pandemic/

Au moins six fois

La COVID aurait un impact au moins six fois pire que la grippe et produit un important gros pic de surmortalité. Une méchante grosse grippe, sachant que la grippe est déjà plutôt méchante.

Maintenant, imaginez qu’on varie un peu les hypothèses. Que la grippe cause non pas 1 décès sur 1 000, mais 1 sur 2 000 seulement, comme plusieurs le pensent. Alors, la COVID serait alors 12 fois pire. Et imaginez qu’un R0 maximal est de 5,7 (disons 6) et non 3. On se retrouve alors avec une vague COVID 24 fois pire qu’une année de grippe.

Imaginez, 24 fois pire, ça finit par faire une mégagrippe, alors qu’une simple grosse grippe, je le vous rappelle, remplit déjà nos hôpitaux chaque hiver et fait déborder les urgences.

Imaginez aussi ce qui serait arrivé si on n’avait rien fait. Si on s’était juste dit : «  Ben voyons, c’est juste une grosse grippe ! » Si on n’avait aucune mesure pour ralentir cette mégagrippe.

Moi, je n’ose même pas imaginer ça.

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Je désire savoir si le Virus de la COVID19 en se propageant depuis la Chine d’une personne à l’autre depuis 5 ou 6 mois peut perdre de la virrulance ou devenir de moins en moins contagieux par ce transfert d’une personne à l’autre??

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Non malheureusement un virus ne se ‘dilue’ pas – il ne deviens donc pas moins virulent ou moins contagieux parce qu’il a fait beaucoup de chemin avant d’arriver à nous. Il faut se rapeller que ce n’est pas *1* virus qui se promène d’une personne à l’autre et s’épuise du trajet effectué; mais plutôt un virus qui infecte une personne, se reproduit, et l’une de ces reproductions est celle qui est projetée lors d’un éternument (par exemple) et qui ira infecter la prochaine personne.

Pour cela, il doit muter. Le virus a subi beaucoup de légères mutations, mais qui ne semblent pas affecter sa virulence (bien que cette hypothèse a circulé voilà un mois). Bonne soirée.

Excellent article. On ne devrait jamais parler de grippe ou de méchante grosse grippe, car le mot « grippe » est employé à toutes sauces: « Je couve une grippe », « Je suis grippé », « J’ai attrapé la grippe » etc. On emploie ce mot tout le temps au lieu de parler de rhume, c’est dans l’usage courant. Une vraie grippe rend très malade et peut même tuer. Le virus dont on parle en ce moment est une tout autre histoire. C’est un syndrome respiratoire aigu sévère. Cette expression est beaucoup évocatrice de la réalité. Alors, associer le mot grippe ou même méchante grosse grippe à la terrible Covid-19, c’est un peu comme confondre la varicelle et la variole. Oui, l’exemple est extrême, je sais.

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Sans doute, mais il demeure que la grippe est une maladie bien définie, causée par le virus influenza. Bonne soirée.

Merci pour cet excellent résumé, Docteur Vadeboncoeur !

Il est toujours bon de tenter de combattre les fausses nouvelles et croyances.

Vous constatez, graphique à l’appui, que le nombre de tests pour les virus d’influenza a chuté depuis le début de la pandémie de COVID-19 (je suggère de garder le qualificatif 19, parce qu’il n’est pas impossible qu’au cours des prochaines années un nouveau coronavirus apparaisse…) Mais pourquoi cette chute s’est-elle produite ? Une réelle diminution de l’incidence de la grippe, due à la distanciation physique et à l’isolement, est plausible. Mais il est aussi possible que les gens ont cessé de consulter pour ce qui leur semblait être une grippe et sont restés chez eux en attendant que ça passe. Il est aussi possible que, obnubilés par la COVID-19, les intervenants ont demandé moins de tests pour l’influenza.

Pour ce qui est de la surmortalité, il sera intéressant de la mesurer éventuellement pour différentes tranches d’âge. Quoi qu’il en soit, il semble clair que la COVID-19 soit bien plus qu’une méchante grippe pour des personnes âgées, surtout celles qui vivent en résidences diverses.

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Possible, en effet. Sauf que si vous examinez les courbes, vous verrez que c’est le % de tests + qui s’effondre, avant les tests eux-mêmes. Le virus disparaissait donc avant la fin des tests. En effet, pour la surmortalité, quand les données seront disponibles. Merci pour le commentaire.

Comme le coronavirus le plus célèbre se transmet plus facilement que le virus de la grippe, faire diminuer le facteur R de la Covid sous 1 par la distanciation et le confinement a nécessairement fait diminuer le facteur R de la grippe à un niveau très bas, ce qui explique la quasi-disparition de la grippe cette année, dès la fin de mars.

Rappelons-nous que la pandémie la plus meurtrière du XXe siècle était justement une «grosse grippe», la fameuse épidémie de 1918 connue sous le nom de «grippe espagnole», mais dont les premiers cas provenaient de fermes du Kansas aux États-Unis. Cette «grosse grippe» a tué entre 50 millions et 100 millions de personnes. Source: Québec Science (https://bit.ly/2XX94Le)

Scientifiquement vôtre

Claude Coulombe

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Je me demande combien de gens ont vraiment déjà eux la grippe.. Je pense que les gens sous-estiment ce qu’est la grippe car la plupart d’entre nous ne lavons peut-être jamais eux.. Les gens ont des rhumes et s’imaginent que c’est influenza.. L’influenza est vraiment sévère et on s’en rappelle de la dernière fois qu’on l’a eu..

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Je me demande combien de gens ont vraiment déjà eux la grippe.. Je pense que les gens sous-estiment ce qu’est la grippe car la plupart d’entre nous ne lavons peut-être jamais eux.. Les gens ont des rhumes et s’imaginent que c’est influenza.. L’influenza est vraiment sévère et on s’en rappelle de la dernière fois qu’on l’a eu.. moi je suis tanné d’entendre les gens parler de grippe comme si ce n’était pas sévère..

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Je suis totalement d’accord avec les conclusions de l’article qu’il fallait agir pour éviter de faire déborder notre système de santé, mais deux points m’ont accroché en lisant le contenu.

« … les autres virus de notre quotidien se sont écrasés. »
J’ai connu personnellement des gens qui ont eu des symptômes grippaux ou d’autres infections virales pendant le confinement. Il ne faut pas oublier les centaines de milliers de tests négatifs au Québec, ce qui veut dire que beaucoup de personnes ont eu des infections virales et sont allées se faires tester pour le COVID. J’aimerais voir des études sérieuses qui montrent comment les autres virus ont évolués en contexte de pandémie. Durant le confinement, bien des gens se sont gênés d’aller consulter pour une infection virale (gêne qu’on devrait peut-être se garder plus régulièrement) 😉

« la pandémie de la COVID a entrainé un pic de mortalité énorme, de l’ordre de 50 % plus élevé que la mortalité de base ».
Je suis curieux de voir des études qui vont analyser la surmortalité sur une plus longue période. Sachant que le COVID-19 cause des problèmes particulièrement aux personnes âgées dans un état déjà fragile, est-ce qu’on ne va pas voir la surmortalité devenir négative dans un proche futur ?

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En effet, mais les dernières données des courbes de grippe avant la fin des tests montre au moins un effondrement des % positifs dans les prélèvements. Le reste, je l’admets, est mon expérience à l’urgence. Peut-être que les gens ne viennent pas. Cependant, il serait surprenant que des virus communs puissent aisément forcer les barrières de distanciation mises en place pour la COVID. Pour ce qui est de la surmortalité, c’est même probable: ceux qui sont morts ne mourront pas deux fois. Bonne soirée.

Il ne faut pas négliger la surmortalité à venir, causée par différentes maladies, notamment le cancer, qui n’auront pas été soignée à temps. Quand on ne retire pas assez vite une tumeur cancéreuse, les risques de métastases augmentent. Malgré les chimiothérapies et autres traitements, retirer la tumeur à temps est souvent ce qui fait la différence entre la guérison d’un cancer et la mort.

Merci docteur d’avoir pris la peine de rédiger cet article. Mais, je ne crois pas que ça été fait dans le but d’informer les gens mais plutôt de contrer la vague de personne qui deviennent de plus en plus conscients de l’arnaque de l’OMS.
Premièrement, votre article ne corde pas du tout parce que tout le long, vous n’arrêtez pas d’éveiller la peur encore une fois dans l’esprit du monde. Vous êtes un spécialiste et tout le monde a suivi vos conseils lorsque vous avez fait l’émission Les Docteurs et je ne pensais pas que vous alliez descendre aussi bas dans les mensonges pour continuer à berner les québécois. Vous parlez d’un virus virulent qui tue a un taux de 15% voire plus et en même temps vous parles des asymptomatiques mot qui a été inventé en médecine pour brouiller les pistes et permettre aux médecins de ne pas fournir de réponses claires aux questions les plus banales. Vous êtes médecin et l’industrie de la santé aidée par l’industrie pharmaceutique sont votre gagne-pain, il est donc normal de défendre celle-ci et se soutenir les coudes même si des fois on est conscient qu’on est en train de fourvoyer la population. Et, je pense que votre article ne vient que confirmer cela.
Un moment donné dans l’article vous parlez du CDC américain, qui banalise la pandémie en disant que le R0 est beaucoup plus faible qu’on le pense, en disant qu’ils sont dans le champ. Par contre, vous dites que l’OMS a plus raison de dire que le R0 est beaucoup plus élevé contrairement à ce que dit le CDC. Je ne sais pas mais je croirais quelqu’un qui a des données sorties de sa population que quelqu’un qui reçoit ses données d’un pays, par exemple la Chine, pour baser ses observations.

Il y a vraiment beaucoup de point que j’ai relevé dans votre article qui démontre un conflit d’intérêt. C’est d’ailleurs le cas de là panel de spécialistes que chaque réseau de télévision s’est choisi pour nous parler de la pandémie.

Mais très bel effort pour me faire changer d’idée. Je continue à croire qu’il y a anguille sous roche.

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1) C’est pour informer mais aussi pour remettre les pendules à l’heure, en effet.
2) Je rapporte des faits et des hypothèses, qui en soit peuvent fair peur, je vous l’accorde.
3) Je suis désolé de vous décevoir.
4) Merci de m’indiquer de quels « mensonges » il s’agit dans mon texte.
5) Je parle d’un taux de mortalité mesuré en France de 15.2%, tout en mettant un bémol
6) Je ne vois pas le problème avec le mot « asymptômatique », c’est commun à beaucoup de maladies.
7) Je ne vois pas le rapport avec l’industrie pharmaceutique et les données que je rapporte.
8) Pour le CDC, je parle du taux de mortalité et non du R0
9) J’ai dit que la source de cette donnée de mortalité n’est pas indiquée avec précision par le document du CDC. J’accepte toutefois ce nombre comme une hypothèse dans mes calculs.
11) Le taux de mortalité évalué dans « notre population » est 30 fois plus élevé que celui accepté pour fin de discussions dans mon calcul. Si je prend celui-là, l’impact de la pandémie est 180 fois plus forte que celle de la grippe. C’est comme vous voulez mais ça joue plutôt contre vos arguments.
12) Merci de m’indiquer un seul point qui montre un conflit d’intérêt, puisqu’il y en a beaucoup.
Bonne soirée à vous.

Bonjour Dr Vadeboncoeur,

C’est un excellent article. Très clair et expliqué dans un langage accessible: un retour en arrière très intéressant sur des concepts cruciaux pour comprendre les épidémies. Merci pour votre travail acharné et votre contribution.

Je comprend très bien les explications de la spécificité de la COVID, mais je crois qu’on oubli un facteur crucial: les groupes à risques. Cette notion change la perspective de l’analyse complètement. Je crois que si on regardait «attentivement» les caractéristiques de chaque cas infecté/guérit ou infecté/décédé (âge et facteurs de santé aggravant) on pourrait établir un profil suffisamment clair des groupes à risques. Cette «analyse sérieuse des cas» nous donnerait, en attendant un vaccin (s’il arrive avant qu’on atteigne l’immunité), une information très importante dans notre combat contre le virus 🦠 !

Cette information permettrait aux ressources vives de notre système de santé de se concentrer sur les personnes à risques et, peut-être, d’éviter ou de limiter un fermeture généralisée de la société qui, elle-même, crée un nouvel ensemble de conditions aggravantes qu’on veut absolument éviter. Je ne crois pas nécessaire ici de développer sur l’importance de ces conditions.

Devant l’inconnu et les perspectives annoncées du COVID (que vous décrivez très bien dans votre article) nous n’avions pas d’autre choix que de procéder à un confinement généralisé. Par contre, mis en parallèle avec ce confinement, l’analyse des cas aurait permis d’en limiter les impacts de façon importante.

Actuellement, ce que la COVID nous démontre beaucoup plus que d’en révéler la virulence, la contagiosité et la fatalité, c’est que nos systèmes sanitaires ne protégeaient même pas les personnes les plus à risques et que nous connaissions déjà depuis longtemps. Bien avant la COVID, nous savions que les personnes âgées et celles ayant des conditions de santé aggravantes étaient les personnes à risques ou au moins qu’ils constituaient la base de ce groupe. Avec un système de santé en mode défensif et prêt à faire une analyse des cas, nous aurions pu éviter le carnage des surmortalités et nous aurions pu éviter le confinement généralisé.

En plus de cette évidence, aurait-il été exagéré de s’attendre à ce que nos systèmes de santé aient des procédures strictes et précises en cas d’épidémie qui auraient rendues impossibles la contamination des zones froides par les zones chaudes dans les résidences, les CHSLD et les hôpitaux, car ce sont précisément les zones à risques ? N’est-ce pas l’essentiel à faire en cas d’épidémie comme ils le font lors de l’éclosion du C. Difficile dans les hopitaux ?

Les taux de virulence, de contagiosité et de fatalité et l’amplitude que vous avez décrit dans l’article sont effectivement très préoccupant …. mais «uniquement pour les groupes à risques». Si l’analyse des cas révélait que le risque est généralisé à tous les humains sans discrimination, alors je comprend vos craintes. Mais cela n’a jamais semblé être le cas: il y a des groupes à risques et la possible contamination de 6, 12 ou 24 fois concernent uniquement ces groupes et pas les autres groupes.

Je voudrais conclure que:

(1) la plus grande découverte devant le COVID n’a pas été de mieux de comprendre le virus, mais de réaliser les immenses faiblesses dans les protections de notre système de santé collectif ici et ailleurs dans le monde (manque crucial de personnel de santé, inefficacité des stratégies d’isolement dans plusieurs établissements de santé et la méconnaissance et le manque de protection des groupes à risques);

(2) même si l’inconnu nous ne permettait pas d’éviter au départ le confinement généralisé, une «sérieuse et attentive analyse des cas», nous aurait permis de concentrer nos efforts sur les groupes/personnes à risques et de permettre aux autres groupes de reprendre ou de continuer une vie plus normale qui aurait limiter les effets majeurs de la fermeture de notre société.

Je souhaite ajouter que je ne veux pas attaquer le difficile travail du système de santé et de tous les intervenants qui sont au premier rang d’intervention mais qu’avec un système de santé mieux préparé il aurait été beaucoup plus facile de limiter/éviter la surmortalité et de, très probablement, permettre à la société de continuer à fonctionner même devant l’inconnu du COVID.

Souhaitant que la découverte de ces faiblesses soient mises à profit pour la prochaine vague ou les prochaines épidémies qu’annoncent les scientifiques et les écologistes.

Merci de me donner la chance d’exprimer mon point de vue.

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Je suis en général d’accord avec la plupart de vos points, et les apprentissages vont certainement moduler la réponse future à une éventuelle deuxième vague. On est d’ailleurs toujours mieux préparé pour la pandémie précédente que la suivante. D’où l’idée qu’il est plus facile de juger le tout a posteriori qu’a priori. Je pense que nous avons fait ce qui était nécessaire, comme tout le monde, parce que c’était nécessaire avec les données dont nous disposions et le risque de débordement des hôpitaux. Quant à l’échec, il est à mon avis circonscrit essentiellement dans les centres d’hébergements, pour les raisons que vous connaissez. Merci pour le commentaire et bonne soirée.

COVID-19 = LA GRIPPE OU L’INFLUENZA de l’année 2020 OU quelque chose d’autre, mais de toute façon c’est claire que ce virus est 1000 X moin dangereux qu’on pensait.

Donc il est temps pour les medias de passer à autre chose.

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Une question. S’il y a surmortalité et qu’elle se produit surtout chez les personnes âgées, on peut penser qu’il s’agit de mortalité « anticipée » d’une certaine manière. Est-ce que cela signifie que, dans les mois suivants (12-18 mois par exemple), on constatera une sous-mortalité puisque certaines personnes qui seraient normalement mortes plus tard sont déjà mortes?

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C’est fort possible et même probable en effet. Mais toute surmortalité est une mortalité anticipée. D’un nombre d’années variable. Bonne soirée.

Nous avons fait partie au début du mois de mars de ces cas légers (impression de gros rhume, céphalée puissante, perte de goût) dont vous parlez et malgré nos appels répétés au CIUSS pour avoir un test, un rendez-vous pour un test et même après s’être pointés à Sherbrooke pour avoir le fameux test, on a refusé de nous l’administrer… et on nous a simplement demandé de « rester à la maison comme si c’était ça ». Combien de gens avons-nous infectés? Je ne sais pas, mais sans doute plusieurs. Sans compter qu’en faisant le tour des amis, voisins et connaissances (3 mois plus tard), je me rends compte que nous avons été nombreux à vivre la même expérience. Nous avons appris beaucoup ces derniers mois et nous avons adopté des comportements que nous conserverons pour toujours (lavage de mains +++, fin des poignées de mains et autres), heureusement.

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C’est en effet tout à fait possible. A ce moment, les tests étaient concentrés pour les personnes hospitalisées ou selon d’autres critères, puisqu’il en manquait. Ce qui est bien, c’est d’avoir bien récupéré. Et peut-être d’être immunisé? Bonne journée.

Je doute qu’il soit correct de multiplier la facteur R0 et le taux de létalité (mortalité selon le terme utilisé par Dr Vadeboncoeur). Et donc l’affirmation du docteur, « C’est facile : on obtient une épidémie six fois pire que celle d’une grippe, parce que trois fois plus mortelle et deux fois plus rapide », me semble fausse. Non ce n’est pas si facile !

Puisqu’il s’agit d’une contagion exponentielle. Avec un facteur R0 de 1,5, après 10 périodes de transmission, on obtient environ 58 personnes infectées par la grippe. Avec un facteur R0 de 3, après 10 périodes, cela fait 50 049 personnes infectées par le coronavirus, soit 1024 fois plus que la grippe !

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Bon point. J’aurais pu détailler, mais c’est la courbe de croissance qui va être multipliée, et non seulement le nombre de cas. Je n’ai d’ailleurs pas dit qu’il y aurait 6 fois plus de cas. J’ai synthétisé le tout sous le terme « impact ».

Votre article présente quelques confusions et manque d’arguments solides. Je vais vous présenter les miens et je vous dirais à la fin ce qui me tourmente dans vos propos. Il faut arrêter de présenter le Covid19 comme une maladie dangereuse car ce n’est pas vrai. C’est un mensonge ! Beaucoup d’individus sont asymptomatiques car ce virus est beaucoup beaucoup beaucoup trop faible pour tuer un être humain en bonne santé.

Influenza VS Sars-Cov-2, lequel est le plus dangereux ? C’est certainement pas la problématique la plus pertinente. Enfin bon, intéressons nous quand-même.
En 2014/2015, le site statista recense 18 300 décès provoqués par le virus influenza. Certains scientifiques se permettent donc de la comparer à une période de grosse grippe. Certes, c’est un peu exagéré, je suis d’accord avec vous, mais on ne peut pas non plus dire que le SARS-COV2 est un virus tueur. Il nous a pourtant été présenté de cette façon. Ce virus n’a même pas atteint la barre symbolique du million de décès dans le monde alors que nous sommes 7 milliards d’individus. Il en est même très loin (427630). En France, alors que nous manquions de moyens pour lutter contre celui-ci (pénurie de masques, pénuries de test, manques de lits de réanimation), il n’a même pas été capable de faire plus de 30000 décès. Il a fait seulement 7 fois plus de mort que sur la route en 2019.

Le Sars-COV-2 : un virus avec des statistiques dérisoires.
On constate seulement que 29 436 décès liés à cette maladie soit 0.00043% de la population française. Puis, si on fait le même rapport pour les français âgés entre 0-59 ans décédés du coronavirus. La valeur devient presque nulle. En mathématique, on parlerait de valeur ε tellement que le rapport est proche de zéro (0+ε). D’ailleurs je pige pas pourquoi votre taux de mortalité correspond au nombre de mort sur le nombre de personnes infectées alors que vous ignorez totalement le nombre de personnes infectées. Vous n’aviez aucun test donc comment vous pouviez le mesurer de manière précise ? Beaucoup de personnes ressentent même pas les effets de ce virus. Votre taux de mortalité est très très sur-évalué. Je doute que 0,1% de tous les français qui auraient contracté la maladie seraient morts. Cela représenterait 67000 français.

Est ce que le confinement généralisé était nécessaire ? A-t-il vraiment permis d’éviter la propagation du virus afin d’éviter l’hécatombe ?
En Suède, ils ont choisis une toute autre stratégie, celle de l’immunité collective. Ils ont eut 4891 décès, si on le rapporte à la population suédoise, on obtient 0,00047%. Leur stratégie n’était-elle pas meilleure que la notre ? Sachant que le confinement est très lourd de conséquences économiques et sociales (violences conjugales, chômage, pauvreté, expulsion des locataires insolvables, etc.). La question mérite donc d’être poser. Notre stratégie en valait-elle vraiment la peine ? Avons nous sauvé des vies ? Il est encore trop tôt pour se prononcer car la crise économique est très grave et il est encore difficile d’estimer toutes les conséquences de ce confinement. J’ai pas l’impression que vous percutez que le confinement est dangereux pour nos sociétés. Des hommes et des femmes se retrouvent dans des situations précaires car certaines entreprises n’ont pas survécu à cette crise laissant des familles dans la précarité. La pauvreté est bien plus destructrice que ce virus. Dois je vous dresser un bilan sur la faim dans le monde ? Le choix du confinement n’était pas aussi évident que votre article le sous-entend. Les conséquences d’un confinement sont même bien plus délétères que le Covid lui même.

Aujourd’hui, nous nous retrouvons sur-endetté. (avant la crise 99%, après 120% du PIB). Nous réduisons nos moyens d’actions contre le réchauffement climatique qui lui continue de progresser. C’est le cas avec la récente catastrophe en Russie. Nos dirigeants politiques ne sont absolument pas conscients des enjeux climatiques. En 2019, le pétrole représentait 44,3 %, le gaz naturel 21,9% et le charbon 2,6%. Le premier rapport établit par le GIEC sur le climat datait de 1990 et le rapport Meadows a été publié quant à lui en 1972. Sincèrement, que font nos gouvernements successifs depuis tout ce temps pour amorcer la transition et devenir totalement indépendant de ces énergies fossiles? La taxe carbone, les quotas d’émissions ? C’est vraiment ça, leurs mesures clés ? Ils sont malheureusement plus préoccupés par leur propre réélection que par les intérêts des français et de la vie sur Terre. Toutes ces espèces qui ont disparu à cause de l’expansionnisme humain et de sa cupidité. Nous sommes en train de creuser notre propre tombe. Jean Ferrat parlait déjà de la folie humaine dans certaines de ces chansons. Ce bougre de poète avait une sacrée sagacité. Je sais que votre problématique était de savoir si le coronavirus était comparable à une grosse grippe mais c’est une problématique puérile. Une vraie problématique serait par exemple : Est ce que nous avons su faire face à la crise du coronavirus ? C’est déjà plus pertinent.

Je vais revenir sur certains points car en relisant votre article, j’ai l’impression que le Sars-COV-2 est un virus tellement dangereux que nous devions nous mettre en quarantaine jusqu’à tant que la pandémie se termine. C’est pourtant ce que nous avons fait pendant 3 mois. Oui, on peut le dire : nous sommes des idiots. Voilà les points critiques de votre article :

Tout d’abord, la manière dont vous interprétez vos graphiques sur la surmortalité est une vaste plaisanterie et je doute vraiment de vos calculs et de vos sources. Dans les archives de l’INSEE, j’ai trouvé ça :
En France, 57 441 décès ont été enregistrés en mars 2020 en France contre 52 011 en mars 2019. « Un nombre qui reste néanmoins inférieur au nombre des décès enregistrés sur la même période en 2018 (58 641 décès en France), année où la grippe saisonnière était encore virulente au mois de mars », explique l’Institut national de la statistique. Vous pourrez consulter les données sur le site de l’INSEE car leurs publications sont gratuites. Vous dites un pic de 50% ? J’aimerais savoir comment car personnellement j’ai bien du mal à vous croire. D’ailleurs , on ne peut même pas zoomer votre graphique puis on a aucune source.

Je vous cite : « Mais on lit parfois sur les réseaux sociaux qu’il n’y aurait pas plus de morts actuellement que lors d’une grosse année de grippe. »
Évitez de perdre votre temps sur les réseaux sociaux, on lit tout et son contraire.

Je vous cite : « Et avez-vous seulement entendu parler d’un cas de grippe depuis ? Moi non plus. Je n’ai pas vu un seul rhume digne de ce nom et il semble que les enfants n’ont plus trop d’infections virales. »
Vous pensiez que la grippe avait disparu ? C’est très confus parce qu’après cela vous parlez d’écrasement des autres maladies par rapport à celle-ci. Bref, on comprends pas très bien le fond de votre pensée.
Ensuite vous expliquez ce qu’est la contagiosité et comment on la mesure mais à aucun moment il y a un putain d’argument balaise qui plaiderait en faveur du confinement. Votre histoire de Covid19 de facteur 6 est vraiment tiré par les cheveux. J’aimerais bien aussi que vous m’expliquez pourquoi la Suède à presque le même bilan que la France sans avoir confiner. Faites vos estimations de morts sans confinement dans le cas de la Suède, vous verrez que votre bilan de morts ne colle pas avec le bilan réel car la réalité est bien plus complexe et vous le savez.

Votre erreur majeure !
Vous analysez cette crise d’un point de vue purement sanitaire. Il faut l’analyser d’un point de vue économique et sociale. Vous ferez déjà une bien meilleure analyse que celle que vous venez de faire. Puis, vous voyez bien que vos arguments sont très légers par rapport aux miens. En plus, vous vous basez sur des hypothèses. Une hypothèse est faite pour être valider mais absolument pas pour baser pas votre argumentation dessus. J’ai pas décidé de comparer le Covid19 à d’autres maladies car mes arguments sont déjà suffisants mais il a des problèmes sanitaires bien plus graves que ce satané virus ………………

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Vous évaluez le taux de létalité en France à 0,1 % seulement. Faites voir vos calculs et vos données.
La Suède a misé sur le développement d’une immunité collective. Mais cela n’a pas fonctionné et elle avoue maintenant son erreur. Si c’était à recommencer, elle confinerait sa population. La Suède a tout de même recommandé des mesures de distanciation largement respectées par la population, notamment par les plus de 60 ans. Et le télétravail s’est généralisé.

Cela dit, à l’échelle planétaire et peut-être même en Occident, les conséquences du confinement sur l’économie et sur le moral des gens risquent d’être gigantesques. Combien de morts causées par la faim de plus dans les pays pauvres pour sauver des vieillards dans les pays riches ?

M. Beaulé,

« Where facts are few, experts are many »; cette crise le prouve de manière non équivoque! Pour le taux de mortalité, on a une idée au mieux potable du numérateur (quoique…), mais le dénominateur est largement inconnu et le demeurera probablement toujours: le taux de mortalité suggéré de 0,1% est bien aussi plausible que les 3% de l’OMS aucune (regardez leur feuille de route sur les prédictions et vous verrez que je suis très charitable). Ce qu’a dit Anders Tegnell, ça n’est pas qu’il regrettait sa stratégie dans son ensemble et que la Suède aurait dû suivre le troupeau sur le confinement, mais plutôt qu’ils auraient dû mieux protéger les populations susceptibles; ils sont dans le milieu de peloton pour la mortalité par millions d’habitants et leurs soins intensifs n’ont jamais été proche du point critique. Ils ont été attaqués par partisanerie politique, comme John Ioannidis de Stanford entre autres, parce que leur stratégie faisait apparemment le jeu de Trump (que je hais) et la droite: quelle misère intellectuelle! Et si Trump affirme que la Terre est ronde, est-ce que la gauche et les médias de masse concluront qu’elle est plate? N’en déplaise à notre gauche régressive et les médias de masse, ce sont peu les progrès de la médecine, mais beaucoup l’amélioration des conditions socio-économiques qui ont permis d’atteindre l’espérance de vie que nos sociétés connaissent; et, malgré sa perversion des dernières décennies, c’est l’économie capitaliste qui en est largement responsable.

Si seulement les anciens qui ne prennent pas le coronavirus au sérieux pouvait se prendre des coup de pied au cul, car c’est eux les plus vulnérables et c’est eux qui font le moins attention.
Par exemple : si je dois porter un masque dans le magasin j’y vais pas, on a vécu la grippe espagnole, la grippe asiatique et on est toujours la, sa à fait 50 millions de morts et ont en n’a pas fait autant.
Pfff oui peut être mais si que des millions de gens meurent et que sa ne vous touche pas bas franchement vous êtes des cas désespérés et des idiots

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Intéressant, mais selon moi un oubli majeur: le taux de mortalité (selon moi plus proche du CDC que de l’OMS) brut ne tient pas compte de la répartition selon l’âge. Par exemple, la pandémie d’influenza de 2009 aurait tué entre 200 000 et 500 000 personnes et celle de 1957-58 plus de 1,1 millions, mais contrairement au COVID, la grande majorité des morts avaient moins de 65%, dont beaucoup d’enfants et de jeunes adultes. Pour la COVID, la répartition est similaire à celle de la grippe saisonnière. Il n’est pas de bon ton de parler de ceci, mais le nombre d’année de vie perdues ou « pondéré par la qualité » (QALY) devraient être prise en compte. Il ne s’agit pas d’âgisme ni d’insensibilité: toutes les vies ont peut-être la même valeur, mais si je dois choisir entre la vie des jeunes (pas juste de mes 2 ados) et la mienne (j’ai 59 ans), le choix est clair… Si on pouvait sauver tout le monde, bien sûr qu’il faudrait le faire, mais s’il faut choisir entre l’avenir des jeunes (il y a des conséquences énormes au confinement) et sauver des gens qui pour la majorité n’ont pas un an d’espérance de vie (et je ne parle pas de la qualité de vie), la question ne se pose pas pour moi. Ce qui est abject c’est de ne pas avoir protégé les gens dans les CHSLD et les ressources intermédiaires (hospitalocentrisme et corporatismes oblige), et d’avoir laissé des gens mourir de déshydratation/inanition et seul comme on ne laisserait même pas un chien (remarquez que ces gens n’avaient en grande majorité pas de visite avant la pandémie, alors je nous trouve hypocrites de nous indigner tout d’un coup). Je pense qu’on analyse tout ça du point de vue de l’individualisme ambiant plutôt que de la société, ce qui n’est que la suite logique dans nos sociétés atomisées.

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