Médicaments anti-cancer : payer ou pas ?

Combien êtes-vous prêt à payer pour que les gens atteints d’un cancer puissent bénéficier des plus récents médicaments ?

Depuis le début des années 2000, Santé Canada a homologué une quinzaine de thérapies ciblées, mais près de 4000 autres en sont au stade des essais cliniques.

Ces nouveaux médicaments, comme l’Avastin ou le Gleevec, visent des mécanismes moléculaires bien précis, dont dépendent les cellules cancéreuses pour se multiplier. Ils agissent ainsi de manière plus «subtile» que les chimiothérapies conventionnelles, qui empêchent la division de toutes les cellules, cancéreuses ou non.

Coût moyen des traitements: 65 000 dollars par année, selon la Société canadienne du cancer (pdf).

Au Québec, c’est le Conseil du médicament qui décide de ceux qui sont pris en charge par l’assurance médicament ou offerts dans les hôpitaux.

Efficacité: très variable d’un médicament à l’autre. Certains prolongent la vie de quelques mois, voire semaines, d’autres peuvent quasiment transformer le cancer en une maladie chronique dont on ne meurt plus… à condition de poursuivre les traitements.

Pour préparer l’article que je publie à ce sujet dans l’édition du 15 octobre de L’actualité, j’ai interviewé fabricants de médicaments, médecins, malades, chercheurs  et spécialistes en évaluation des médicaments.

La plupart font le même constat: on a besoin aujourd’hui d’un débat public pour prendre des décisions éclairées au sujet de ces médicaments qui coûtent les yeux de la tête, mais qui peuvent sauver des vies.

Deux exemples.

– Pour 35 000 dollars par année, le prix du Gleevec, on peut permettre à une personne atteinte de leucémie myéloïde chronique de vivre une vie quasi normale pendant plusieurs années en prenant seulement un comprimé par jour, qui lui donne peu d’effets secondaires. L’alternative: une greffe ou de pénibles traitements de chimiothérapie, qui sont en outre moins efficaces.

– Des chercheurs ont calculé que prolonger d’un an la vie de tous les Américains atteints d’un cancer du poumon en leur donnant de l’Erbitux coûterait 440 milliards de dollars. C’est 100 fois le budget du National Cancer Institute!

Doit-on refuser ces médicaments sous prétexte qu’ils sont trop chers ? Comment amener les compagnies à baisser leurs prix ? Et comment fixer des limites ? Qui doit décider ? Le gouvernement ? Les médecins ? Et sur quels critères ?

Pour vous aider à réfléchir, allez aussi faire notre jeu questionnaire sur le cancer.

Et donnez nous votre avis.

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La plupart des cancéreux sont dans la cinquantaine et dans la soixantaine. La plupart ont les moyens de payer une partie du traitement

Comme la population vieillit de plus en plus, comme le budget de la Santé ne cesse d’augmenter, faut effectivement revoir le financement de nos programmes de santé.

Une limite à la contribution de l’état pourrait être le produit national brut per capita. Des soins médicaux seraient prodigués aux frais de l’état jusqu’à ce que cette limite soit atteinte. Dépasser cette limite ne serait acceptable que pour une intervention ponctuelle qui soulage le patient pendant plus d’1 an sans la nécessité de soins supplémentaires.

Le produit national brut per capita est de $ 38 000 au Canada.

Et qui gagne le gros lot? Les pharmaceutiques.

J’ai un cancer depuis 3 ans qui régresse graduellement grâce à des méthodes douces non reconnues par les autorités officielles et certainement pas remboursées. J’ai fait ce choix à mes frais, pour une fraction du prix que j’aurais pu coûter à l’État, et je vais très bien, merci.

À quand une recherche ouverte et honnête sur le cancer?

C’est triste que la santé humaine est devenu une industrie. Les médicaments décrits ci-dessous semblent avoir été crée pour maximiser les profits et non la bien-être de ceux qui souffrent. Si le gouvernement canadien imposait plus de limites sur les prix et les types de médicaments vendues dans notre pays on aurait peut-être des médicaments non seulement moins chères et accessibles a tous, mais aussi des traitements qui amélioreraient les symptômes pour le long terme, en évitant la « cancer chronique » qui oblige le malade d’être une source de revenue jusqu’au jour qu’ils crèvent.

Je pense que la question est mal tournée…
pourquoi faudrait il décider de la valeur d’une vie humaine, et donc du prix que nous sommes prêts à payer pour les médicaments.

Je poserai la question de manière différente : qu’est ce qui fait que ce médicament est si honéreux ? Est ce le prix des matières premières, le processus de fabrication, ou la politique tarifaire du labo pharmaceutique (qui doit quand même rembourser ses frais de recherches).
Il me semble que c’est la politique tarifaire.
Alors faisons pression sur les labos. Je vois bien une publicité à la TV et dans les grands quotidiens du genre : ce labo est un tueur en série.5 millions de personnes vont mourir dans les 5 ans au nom de ces profits. Je parie que le labo baissera ces prix au bout d’une semaine…

j’ai un globlastome grade 3 et après échec des traitements de base on me propose avastin qui est donnée en clinique privée au cout de 10000$/ mois ce que je n’ai bien sur pas le moyen de me permettre je dois alors laisser tomber un traitement qui me semble je trouve ça triste de devoir m’en passer et je vais devoir passer par une chimiothérapie intra-artériel donné à sherbrooke par le docteur fortin qui est aussi un traitement expérimental mais qui va être assumé entièrement par la R.A.M.Q ou est l’erreur se sont pourtant deux traitements expérimental. pourquoi payer pour un et pas pour l’autre. Mon avis est de rendre ces traitements de dernière ligne acessible à ceux qui en ont besoin sinon aussi bien légaliser l’euthanasie.