Miser sur le bon embryon

Le taux de succès de la fécondation in vitro (FIV), qui plafonne actuellement autour de 35 %, pourrait s’accroître grâce à une percée scientifique réalisée à l’Université Stanford, en Californie.

Miser sur le bon embryon
Photo : iStockphoto

Les scientifiques ont mis au point une technique pour déterminer quels zygotes (œufs fécondés aux cellules non encore divisées, issus de la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde) ont les meilleures chances de se développer une fois implantés dans l’utérus.

L’équipe a filmé 242 zygotes quelques heures après la fécon­dation, jusqu’à la formation des blastocystes : un stade de développement embryonnaire qui survient vers cinq à six jours, quand des cellules périphériques forment une boule qui protège les cellules souches. « Les zygotes qui arrivent à former des blastocystes sains suivent un rythme de division cellulaire particulier », a découvert la professeure Renee Reijo Pera.

Grâce à la méthode de tri imaginée par son groupe, la chercheuse espère réduire le nombre de grossesses multiples. « Actuellement, pour compenser le faible taux de succès de la FIV, les médecins implantent souvent plus d’un embryon dans l’utérus. Ça peut mener à des complications. »

 

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