Mises en échec : ça fait vraiment mal

Trois fois plus de blessures ! C’est ce que récoltent les jeunes hockeyeurs pee-wee de l’Alberta comparés à ceux du Québec, selon une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association.

La raison ? L’interdiction, au Québec, des mises en échec à ce niveau de jeu.

Carolyn Emery, de l’Université de Calgary, a comparé 2000 jeunes hockeyeurs de 11-12 ans dans les deux provinces durant la saison 2007-2008.

Toutes choses étant égales par ailleurs (notamment le temps passé sur la patinoire), elle a établi que seule l’interdiction des mises en échec pouvait expliquer pourquoi les petits Albertains avaient eu trois fois plus de blessures diverses, et trois fois plus de commotions cérébrales, que les Québécois.

Le Québec est la seule province à interdire les mises en échec chez les pee-wee. D’après la chercheure, cette mesure appliquée en Alberta pourrait éviter 400 commotions cérébrales par an chez les jeunes. Hockey Canada y réfléchit mais ne semble pas convaincu, selon CBC.

Prochaine étape de ces travaux : examiner ce qui se passe au niveau supérieur, chez les 13-14 ans, pour lequel toutes les provinces permettent les mises en échec. Carolyn Emery pourra alors vérifier l’un des principaux arguments des partisans de la mise en échec à tout âge, à savoir que les jeunes joueurs qui en ont déjà l’habitude se blessent moins par la suite. Affaire à suivre…

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Ça serait une très bonne chose d’éradiquer la mise en échec même à tous les niveaux du hockey. La violence n’a pas sa place dans le sport.

mon jeune est un late en 5ieme annee a l’ecole
et il jouait avec des secondaire 1, la difference
de grosseur entre le mien et le secondaire 1 wow !
Une bonne mise en echec et bonsoir il est parti !!
» comme disait Roger Brulotte »

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