Modifier l’humain pour l’adapter au climat?

L’idée que l’on transforme la planète par géoingénierie pour limiter l’impact des changements climatiques  vous inquiète ? Vous n’avez rien vu ! Matthew Liao, professeur en bioéthique à la New York University, ainsi que Anders Sandberg et Rebecca Roache, du Future of Humanity Institute de l’université d’Oxford, proposent d’étudier une autre piste qui leur semble moins dangereuse : modifier plutôt… les humains!

Dans un article à paraître dans la revue Ethics, Policy and Environment, les chercheurs dressent une liste de technologies qui permettraient aux humains de continuer à profiter de la planète tout en diminuant leur impact sur le climat, mais sans avoir à faire les efforts de changements de mode de vie qu’implique la diminution des émissions de gaz à effet de serre.

Voici quelques pistes à étudier :

– induire une légère intolérance aux protéines bovines pour dégouter les humains de la viande;

– rendre les humains plus petits par des traitements hormonaux, pour diminuer leurs besoins alimentaires;

– «booster» les capacités cognitives, pour faciliter l’éducation qui fait baisser le taux de fécondité;

– rendre les gens plus empathiques avec des médicaments comme l’oxytocine, pour les rendre plus sensibles au sort de l’espèce humaine et de la planète.

Tout cela semble complètement fou, mais il faut y réfléchir sérieusement, arguent les chercheurs, parce que ces technologies existent et qu’elles pourraient être potentiellement plus efficaces et moins dangereuses que les alternatives à l’étude.

Ça fait quand même froid dans le dos, non ?

PS : Je vous promets que ce n’est pas un poisson d’avril même si ça y ressemble…

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Très intéressant, car en fait, par ironie, ils pointent tous les problèmes de l’humain (par son incapacité à s’adapter et sa folie à tout adapter à lui) en donnant comme solution la seule chose inacceptable, soit changer de façon permanente l’humain.

Mais ce faisant, ils ne font que tourner le miroir, car l’humain change irrémédiablement tout ce qui l’entoure sans se poser de question.

Bref, ils appliquent à l’humain ce que l’humain applique à tout et s’attendent évidement à une réaction de l’auditoire. Une belle façon de sensibiliser. Parce qu’en fait, c’est totalement impossible à appliquer ces transformations, il faudrait faire de la biogénétique sur tous les humains en même temps pour s’assurer d’une application uniforme des modifications, ce qui est en soi impossible.

Par contre, effet pervers, en faisant de la publicité sur ce projet digne d’un savant fou, cela pourrait discréditer encore plus les scientifiques qui jouissent d’une très mauvaise presse par les milieux religieux et économiques, les gens instruits étant de facto dangereux pour ces deux empires…

«induire une légère intolérance aux protéines bovines pour dégouter les humains de la viande»

Petit clin d’œil en passant: dans «Tintin et les Picaros», le professeur Tournesol avait déjà conçu l’idée afin de régler les problèmes d’alcoolisme de ceux-ci… et à leur insu. C’est vrai que ce n’est «que de la BD», mais il me semble que cela avait fait sourire heureusement plutôt que de soulever une question éthique…

C,est parfaitement en ligne avec la pensée écofasciste : forcer des changements pour « fitter » leur pensée, même si elle a maintes fois été prouvée fausse

La seule adaptation durable et écologique, c’est la baisse de la natalité dans les pays pauvres.
Les changements apportés aux comportements négatifs des humains ne changeront rien si la population continue d’augmenter.
Meme si chaque humain réduit sa pollution de 20%, il n’y aura pas d’amélioration de l’environnement si 4 ans plus tard la population a augmenté de 10%.
Comme disait un humoriste: Si on n’était que 100 millions sur la planète, on pourrait tous avoir un Hummer sans nuire à l’environnement.
Vivons moins nombreux, Vivons plus heureux