Monsieur Legault, agissez pour le climat !

« Cher Monsieur Legault, vous ne serez pas le premier à renier des promesses électorales. Mais vous pourriez passer à l’histoire comme étant de ceux qui ont eu le courage de le faire pour une bonne raison. » Valérie Borde écrit au nouveau premier ministre. 

Photo : La Presse canadienne

Cher premier ministre,

Même si vous êtes certainement très occupé ces jours-ci, vous avez sûrement entendu que le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat a publié un nouveau rapport cette semaine. Voici donc ce que vous devez en retenir et, surtout, ce que vous devez en faire.

Le titre complet de ce rapport est : « Rapport  spécial  du  GIEC  sur  les  conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels et les profils connexes d’évolution des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dans le contexte du renforcement de la parade mondiale au changement climatique, du développement durable et de la lutte contre la pauvreté. ».

Ce n’est pas un des bilans réguliers que fait le GIEC sur l’état des connaissances acquises sur l’évolution du climat et ses conséquences, mais un document spécial produit à la demande des 195 pays qui se sont entendus sur l’Accord de Paris en 2015. Il est destiné à éclairer les discussions lors de la prochaine grande rencontre internationale sur le climat qui se tiendra en Pologne en décembre.

Malheureusement, même la lecture du « Résumé à l’intention des décideurs » publié lundi risque de décourager bien des nouveaux élus peu habitués à décrypter le langage onusien et scientifique…

En voici donc un « ultrarésumé » à partager avec votre équipe, Monsieur Legault.

La température moyenne à la surface du globe a augmenté de 1 degré depuis les débuts de l’ère industrielle, à cause des activités humaines. Les conséquences en sont déjà bien visibles et touchent les écosystèmes comme les humains. On peut encore espérer limiter la hausse à 1,5 degré à condition de diminuer radicalement nos émissions de gaz à effet de serre dès maintenant, par des décisions à prendre au cours de ce mandat électoral. On ferait ainsi une grosse différence sur ce que l’humanité vivra dans 20 ou 30 ans. On sauvera potentiellement des millions de vies au cours du prochain siècle, surtout dans les pays pauvres. On diminuera les risques de multiples événements catastrophiques qui engendreront à coup sûr des crises économiques et sociales, y compris chez nous. Plus on attend, plus les conséquences seront graves et les risques d’un chaos total élevé. Il y a d’énormes différences en termes d’impacts pour l’humanité entre une hausse de 1,5 degré de la température moyenne à la surface de la Terre et une hausse de 2 degrés.

Voilà. Au cours de votre mandat, Monsieur le premier ministre, vous entendrez souvent dire que le Québec est un petit joueur dans ces grands enjeux planétaires et un coin de pays froid qui va plutôt gagner au change avec le réchauffement global. C’est faux. Cet enjeu nous concerne au premier plan. Comme le reste du monde, le Québec va devoir vivre avec une météo plus extrême, des canicules meurtrières et des inondations dévastatrices, un marché mondial de l’alimentation déstabilisé par les changements des conditions de culture (en passant, savourez donc votre café pendant qu’il est encore temps) et un afflux croissant de réfugiés climatiques qui entreront au Québec, qu’on le veuille ou non, car ils n’auront plus rien à perdre dans leur pays ravagé par le réchauffement et ses multiples conséquences. Le Québec va aussi devoir vivre dans une économie globale redessinée par les enjeux climatiques, où les mauvais élèves ne seront sûrement pas très bien vus.

Or les États-Unis, tous les pays d’Europe, la Chine et les autres grandes puissances économiques génèrent beaucoup moins de gaz à effet de serre par habitant que le Canada. Seule l’Australie et des petits pays producteurs de pétrole comme le Qatar, le Koweït ou les Émirats Arabes Unis contribuent plus au réchauffement climatique, par habitant.

Les Québécois non plus ne sont pas des anges en matière de climat. Comparés aux Albertains, ils sont juste très chanceux de vivre sur un territoire qui ne compte pas de ressources fossiles importantes mais dispose d’énormes quantités d’eau, qui ont permis le développement économique depuis les années 1970 grâce à l’hydroélectricité. Grâce à cela, ils émettent, par habitant, deux fois moins de GES que les Canadiens dans leur ensemble… mais quand même deux fois plus que la moyenne des habitants de la planète!

Notre mode de vie est excessivement polluant. Disposer d’un vaste territoire incite à le parcourir abondamment parce qu’il est encore possible, moyennant quelques kilomètres de plus à rouler par jour, de vivre loin du monde et proche de la nature, un luxe qui a disparu sur une bonne partie du globe. Le Canada, Québec compris, est le champion du monde de la vie de banlieue. Pas étonnant que les transports comptent pour une part énorme des émissions de GES des Québécois! Ce sont eux, avant tout, qui plombent leur bilan carbone.

Monsieur Legault, vous avez un rôle clé à jouer pour que le Québec respecte ses cibles de diminution des émissions de gaz à effet de serre. Nous ne devons pas nous laisser distancer par le reste du monde dans la grande transformation planétaire qu’impliquent les changements climatiques. Le prix Nobel qui vient d’être accordé à deux économistes pour leur travail sur le prix à accorder au carbone (c’est-à-dire à un certain volume d’émissions de gaz à effet de serre) illustre que, de plus en plus, émettre beaucoup de GES va coûter cher à ceux qui le font, qu’on le veuille ou non. Comme Canadiens, et comme Québécois, nous risquons d’y goûter, car un prix élevé du carbone arrivera peut-être bien plus vite qu’on ne le croit.

Signe des temps, même le président Trump n’a pas osé balayer du revers de la main le document du GIEC, lui qui qualifiait encore il y a peu le réchauffement global de canular. Peut-être a-t-il lu quelque part un résumé de cette étude qui démontre que le coût social du carbone (évaluation des dommages économiques engendrés, en fonction de la quantité de GES émise) va être extrêmement élevé aux États-Unis, à environ 50 dollars la tonne.

Monsieur Legault, vous avez la responsabilité d’agir maintenant sur le climat et de protéger la population, y compris contre elle-même (voyez ce billet à ce sujet). Vous avez la chance de disposer d’une opportunité rare de prendre des décisions possiblement impopulaires sans risquer de vous faire montrer rapidement la porte, tant votre victoire a été écrasante. N’ayez crainte, d’ici les prochaines élections, plusieurs événements catastrophiques convaincront de plus en plus d’électeurs que vous avez raison de vous préoccuper sérieusement du climat. Ce sera aussi fort difficile pour les partis d’opposition de vous critiquer si vous avancez plus vite qu’ils ne l’auraient fait.

Vous devez surtout renoncer aux gros projets d’infrastructures routières, élargissements d’autoroute et troisième lien que la Coalition Avenir Québec a défendus en campagne électorale et refuser fermement tout projet favorisant l’étalement urbain au détriment des terres agricoles et des espaces naturels. Tous ces travaux qui marqueront l’aménagement du territoire pour des décennies ne pourront faire autrement que d’accroitre les émissions de GES du Québec, émissions qui, au fil des ans, vont lui coûter de plus en plus cher. Il y a de multiples autres façons d’agir sur la congestion et d’améliorer la qualité de vies des Québécois de manière beaucoup moins destructrice pour la planète.

N’oubliez pas par ailleurs que maintenir le réseau routier actuel risque déjà d’être extrêmement difficile, car les infrastructures vieillissantes, construites en bonne partie dans les années 1970 et 1980, atteignent leur fin de vie. Le bilan publié récemment par La Presse, sur la base de documents du ministère des Transports, est très préoccupant. Ce ne sont pas les contrats de construction ni les emplois en construction qui vont manquer dans ce secteur au cours de votre mandat, mais les fonctionnaires, les ingénieurs et les dollars pour qu’on avance plus rapidement dans ces travaux de plus en plus urgents. Les détourner de cette tâche en leur imposant de nouveaux travaux est hautement risqué. Vous ne voulez pas avoir dans votre bilan un nouveau viaduc qui s’effondre.

Cher Monsieur Legault, vous ne serez pas le premier à renier des promesses électorales. Mais vous pourriez passer à l’histoire comme étant de ceux qui ont eu le courage de le faire pour une bonne raison.  La balle est dans votre camp.

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36 commentaires
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Tellement merci Mme Valérie pour votre lettre à M.Legault.
Comme citoyenne je me range totalement sur votre avis.
Vous exprimez bien ce que pense beaucoup de personnes inquiètes devant l’inertie des décideurs.
Ils ne semblent pas conscients qu’il s’agit de l’avenir de l’humanité….la planète nous survivra et ne s’en portera que beaucoup mieux.

WOW ! Tout simplement…. votre lettre devrait être lu et relu par tout les citoyens du monde…. vous simplifiez sans mettre de côté l’urgence d’agir. Personnellement je la ferai lire autour de moi…. merci

dans le but de secouer les plaques techtoniques de la paslitique, il faudrait interdire la voiture dans les grandes villes ou limiter le nombre la voiture a une par maison, reboiser la cour arriere.

JE suis bien d’accord que on doit arrêter l’étalement urbain, avant avoir sa maison et un grand terrain, la piscine et la cours avec deux ou trois autos étaient le rêve de tous les couples avec une famille, mais ça devient de moins en moins possible. Nous devons préserver nos bonnes terres et essayer par tout les moyens de relier les villes entre elles par le moyen du transport en commun. Revitaliser les villages aussi et avoir une navette qui peut transporter les employés jusqu’à la ville pour le travail, ça limiterait les autos et cette même navette pourrait transporter des gens qui voudraient aller magasiner mettons trois jours semaine, pour moi c’est une idée qui fait du sens. il y a beaucoup à faire et chaque citoyen doit y contribuer tranquillement une étape à la fois, récupérer, faire le compost, bannir le plastique même si on ne peut y arriver en voulant faire tout à la fois,étape par étape et nos enfants et petits- enfants pourront nous aider parce qu’ils auront appris à l’école. Il faut aussi s’occuper des pays pollueurs qui voudraient vivre comme nous à l’occidentale ce qui est très normal, mais des pays comme la Chine, l’Inde avec des milliard d’habitants ne peuvent pas permettre qe chacun ait une voiture, se serait suicidaire et notre puissant voisin qui se retire de tout et qui essaie de polluer comme si il était seul sur terre, nous avons du pain sur la planche et il faudra des gouvernements très fort et avec une bonne carapace pour espérer arrêter le massacre.

Je suis en voyage en Chine actuellement. Vu de là j’ai l’impression qu’un vent de panique balaie le Québec à propos de l’environnement. Regardons les faits: la quantité de GES produite par le Québec baisse d’année en année malgré l’augmentation de la population et de notre niveau de vie. Si nous étions un pays indépendant nous serions parmi les nations développées les plus vertes de la planète. Bien entendu nous devons continuer de travailler à nous améliorer encore et nous le ferons. Pas besoin par contre d’une révolution utopiste façon QS pour y arriver. Soyons humbles pour une fois: nous constituons 1/1000 de l’humanité. Quand bien même nous disparaîtrions de la surface de la Terre, ça ne changerait strictement rien. Tant que mes amis chinois, qui représentent 1/5 de l’humanité, ne s’y mettrons pas, tous nos efforts seront inutiles. Bonne nouvelle, ils s’y mettent sérieusement et ont installé la moitié des pannes solaires dans le monde l’année dernière. Continuons de progresser mais de grâce, respirez par le nez (comme disait Carey).

Contrairement à vous, je pense que les Québécois sont loin de prendre la nécessité de réduire les émissions de carbone assez au sérieux. Pendant et après l’été chaud que nous venons de passer, j’ai eu l’occasion de parler à plusieurs personnes qui se disent favorables au changement climatique « parce qu’on va moins geler ». Ça me fait croire que certains feront exprès de brûler plus de pétrole pour hâter les choses. Et puis, il y a les conservateurs provinciaux et fédéraux du reste du pays dont le cheval de bataille sera la taxe sur le carbone. Une position que je caricaturerais ainsi : nous ne faisons à peu près rien pour l’environnement, faisons maintenant moins que rien! Ce n’est pas parce que la densité de population est faible au Québec et au Canada que nous pouvons conserver l’attitude nonchalante que semblons avoir adoptée en regard de l’environnement. Suivons plutôt l’exemple des pays scandinaves.

D’accord avec vous. Je ne crois pas que nous sommes des « champions » au Québec, même loin de là. On est parmi les pires pollueurs au monde, on se fait sauver principalement par l’électricité propre. Sinon, on consomme beaucoup d’eau, on jette une quantité très importante de déchets, notre parc automobile ne cesse de grossir (en nombre et en taille), etc.
C’est vrai que tout le monde doit faire sa part et que si les États-Unis et la Chine n’embarquent pas, ça prendra plus d’efforts pour y arriver. Mais bonne nouvelle, ils embarquent parce qu’il y a un coût à l’inaction

Très juste. Je souhaite que tous ceux qui la liront la transmette à son député et lui demande de porter ce message en chambre. Merci.

Bravo et merci.
Je publie sur Facebook, et j’encourage tout le monde à faire de même.
Gardons espoir!

je résume : 1. on sort de quatre semaines de campagne électorale. 2. La CAQ s’est fait reprocher pendant au moins deux à trois semaines de ne pas avoir de plan environnemental. 3. La CAQ gagne très fortement l’élection où là tout le monde savait que la CAQ n’avait pas de plan (voir le point 2). Et là, il faut renverser le résultat des élection à cause du rapport du GIEC!!! Le même GIEC qui nous dit périodiquement depuis 20 ans qu’il faut agir maintenant sinon nous sommes foutus. Au Canada, pour respecter nos cibles de GES pour 2030, il faudrait couper de moitié nos émissions. Aussi bien cesser toute activité économique, point! Je suis d’accord qu’il faut faire quelque chose contre la vraie pollution, pour le reste, on peut passer tout droit devant les catastrophistes.

Si le rapport était sorti il y a quelques semaines, la CAQ aurait eu à prendre position et connaissant l’opportunisme de Legault, je suis assuré qu’il aurait concocté en catastrophe un plan « vert » histoire de s’acheter des votes.

Un parti politique n’est pas figé dans le temps et doit savoir évoluer avec les besoins de son époque et Dieu sait que les choses évoluent à la vitesse grand V aujourd’hui.

Hier, j’étais perplexe devant les catastrophistes mais je dois finalement admettre que la très vaste majorité des spécialistes semblent maintenant s’entendre sur le fait que nous courons vers une catastrophe si nous n’agissons pas. D’un autre côté, je crois que c’est à chacun de nous, individuellement, de faire quelque chose pour l’environnement et pour diminuer notre consommation effrénée. Avons-nous vraiment besoin de toutes ces gogosses suremballées que nous achetons fébrilement pour suivre la mode, pour paraître « in » et qui finissent souvent dans des dépotoirs?

Il faut au moins se poser la question.

La génération future doit être protégé contre des irresponsables à qui argent passe avant environnement.

Touchant. On ne peut rester neutre devant ces énoncés. Je m’interroge cependant sur les données numériques. Par exemple, la Chine, avec sa consommation excessive de charbon, n’est-t-elle pas un des plus grands pollueurs?
La France, l’Allemagne, l’Angleterre polluent moins que le Québec? … Mais ça ne m’empêche pas d’être en accord avec l’ensemble des énoncés. Et j’embarque!

Je vous suggère de lire « Le mythe du Québec vert » qui date déjà de quelques années mais qui agit comme « eye opener » sur nos croyances.

J’ajoute ma voix à celle de Mme Borde. Il est temps de prendre enfin au sérieux les changements climatiques et de tout faire pour que le climat ne s’emballe pas. C’est un enjeu absolument vital, pour nous tous, mais encore plus pour la génération de nos enfants et petits-enfants. M. Legault, je vous en prie, prenez le temps de vraiment vous informer. Prenez le temps de réfléchir sérieusement aux responsabilités qui sont les vôtres maintenant que vous dirigez le Québec. Réfléchissez, puis agissez!

Oui, climat. Cent fois oui. Ça presse. Par contre, pour ce PM urge plus encore de bonifier le climat… politique, la «fairness» en cette aire si sienne, en un mot, à l’égard desquels il n’a pas peu de rattrapage à faire…

« Le peuple ne se trompe jamais », assènent à grand renfort tout autant «monde ‘ordinaire’» qu’éminents hauts et forts ténors d’infaillibilité populaire en démocratie. «Vox populi, vox Dei». Pourtant… Dieu même aurait erré en son temps. Sinon, pourquoi se serait-il… «repenti» d’avoir créé l’Homme sur Terre et l’y aurait-il submergé ensuite?

N’est-il pas étrange qu’aussi bien le commun des mortels, considérés individuellement, que les plus géniaux d’entre eux, peuvent parfois errer; alors que lorsqu’on se prononce tous ensemble-en-même temps, là, il ne saurait jamais y avoir d’errements possibles?

Le peuple a raison. Toujours. Le peuple? Sa majorité? La majorité de la population québécoise n’ayant pas voté pour la CAQ, est-ce elle qu’il faudrait suivre, écouter?

Ah, le consensus, ça, c’est mieux. Incommensurablement. Tel le consensus Bouchard-Taylor. Méchant consensus, Taylor même n’est pas d’accord. Pas plus que Parizeau, alors. Ni même l’Assemblée nationale…

Qu’a fait l’Assemblée nationale, en effet, au pas de course endiablée, lors de la publication du rapport Bouchard-Taylor? Voter tous et toutes à l’unisson/unanimité — (100 votes pour aucun contre aucune abstention) — pour la sauvegarde et rétention du crucifix au Salon bleu, au-dessus de la Présidence, à l’encontre d’une recommandation de Bouchard-Taylor. Voilà pour le «’consensus’-Bouchard-Taylor».

Le prochain gouvernement privilégiera parfois des votes aux deux tiers de la Chambre, afin de mieux garantir l’impartialité/objectivité e.g. de nominations névralgiques. Or, qu’est-ce qui assure qu’une double majorité sera garante de crédibilité accrue, si l’unanimité (la totalité) même des membres de l’Assemblée nationale ne l’est pas? 100% des députés votant le maintien du crucifix (là où il est), il y a dix ans, et ce au nom de «l’histoire». L’histoire (du Québec) ne pouvant avoir changé, quid d’un éventuel changement de position de l’Assemblée nationale, sous peu, à cet égard? Sinon, quid d’un «enfermement» en la position antique erratique?

Erratique? Erratique. L’histoire ne pouvant que donner tort, à terme, à telle obstination. Laquelle ne ressortit pas, comme d’aucuns l’allèguent, à quelque hypocrisie. Non. Juste à un point aveugle. «On» ne voit point. Il n’y a pas là de mauvaise foi, sans jeu de mots. Simple obnubilation. Temporaire. Comme — (ou [dé]‘coulant’ de?) — celle, jadis, du tout à/pour la foi/religion catholique romaine.

Il n’en va pas ainsi d’autres «dossiers» de la même Assemblée nationale. Où celle-ci aura aussi voté à l’unanimité totale-intégrale de ses membres (présents) l’adoption de motions. Telle celle dont on célébrera le dix-huitième anniversaire dans deux mois exactement. On sait, n’est-ce pas, qu’adviennent de par le monde d’innommables-innombrables bassesses, crasses, turpitudes, saloperies ou autrement appelées écoeuranteries. Eh bien, c’est ce qui s’est fait, ce jour-là, «historique», à l’Assemblée nationale du Québec. Par l’indu blâme — (en forme d’«accusation»-‘condamnation’) — d’un non parlementaire, innocent, sans témoignage ou/ni comparution, sur la seule foi d’on-dits ou qu’en-dira-t-on.

Fait-ce sérieux, semblable agissement? Que dire, alors, du fait que, nonobstant l’incontestable de l’inapproprié de semblable agissement, «l’institution la plus noble», que se prétend être l’Assemblée nationale, ne se soit jamais rétractée ni excusée à ce propos? Et que penser, surtout, de l’actuel nouveau premier ministre, seul député survivant, encore là, ayant pris part à cet aussi scabreux que scandaleux vote, qui ouvrira la prochaine législature non pas en faisant amende honorable, en s’engageant au moins à ce que pareille imposture ne se reproduise plus jamais sous sa gouverne; mais qui persévérera à dire et faire comme si de rien n’était, comme si cela ne s’était jamais produit?

ÇA, c’en est de la mauvaise foi. Sinon, quoi? Seules la bêtise ou une inaptitude chronique au discernement, l’incapacité insurmontable à distinguer le bon du mauvais ou du malin, le bien du mal, pourraient en donner l’autre «explication» valable (ou) la plus probable. Dans un cas comme dans l’autre, «rassurant!»…

Tellement fatiguant avec vos braillagent environnemental….

C’est naturel les changements climatiques. Certaines années plus chaud, d’autre plus froid, plus de pluis etc.

Déjà eu janvier en tshirt et personne paniquait pour rien.

Génération de tout est dangereux….

Excellente lettre, Mme Borde.

Par contre, il y manque des propositions concrètes de solution au problème des émissions de CO2. On a cependant bien des suggestions qui, en fin de compte, ne seront que des gouttes d’eau dans l’océan de CO2.

Éliminer le transport léger (voitures) ne diminuerait les émissions de CO2 que d’environ 5 à 7.5%. Remplacer les voitures à essence par des voitures électriques n’aurait pas d’effet, puisque l’énergie électrique est produite à 86% par les combustibles fossiles. Diminuer le nombre de voyages en avion n’aurait qu’un effet mineur, inférieur à 1.5 %

Sources des émissions:
 industrie lourde (29%),
 bâtiments (18%),
 transport (15%),
 changement d’affectation des terres (15%)
 énergie nécessaire pour fournir de l’énergie (13%).
 L’élevage est responsable de 5,5%, principalement du méthane plutôt que du CO2, et l’aviation de 1,5%

Il faut savoir que les combustibles fossiles procurent 86% de l’énergie mondiale, et c’est là-dessus qu’on doit agir collectivement. De plus, comme nous avons absolument besoin de cette énergie, il faut y trouver des remplacements acceptables pour la vie en société.

Pourtant, Steven Pinker a suggéré quelques solutions qu’on devrait mettre en place rapidement. La première: une taxe incrémentielle sur le carbone. On ne parle pas ici d’une bourse du carbone qui ne profitera qu’aux pays qui investiront dans la réduction des émissions de CO2, mais d’une taxe. Les revenus de cette taxe pourront être investis par chaque pays pour diminuer leur empreinte carbone.

Comme la majorité de notre énergie provient des combustibles fossiles, il faut avant tout trouver des sources d’énergie qui ne produisent pas de CO2. On a donc les énergies renouvelables (solaire et éolienne) et le nucléaire. Produire des centrales nucléaires en série pourrait être la solution presqu’idéale. Ces centrales sont devenues de plus en plus sécuritaires. D’ailleurs, c’est ce qu’est en train de faire la Chine pour avoir accès à de l’énergie moins polluante.

Pour plus d’information sur ce sujet, je vous recommande de lire le chapitre 10 du dernier livre de Steven Pinker, Enlightenment now.

@ M Belley,

Vos commentaires éveillent en moi quelques questionnements, en voici un petit aperçu :

— Qui d’après vous paye cette taxe incrémentielle ou à qui est-elle refilée ? Accessoirement : quel serait le montant de l’incrément (fixe ou variable) et basé sur quelles périodes de temps (mensuel ou annuel) ?

— Que se passe-t-il si certains pays imposent cette taxe, tandis que d’autre pas ?

— Le prix de la tonne de CO2 doit-il être fixé mondialement ou localement ?

— Si le prix est mondial, comment font pour acquitter cette taxe les pays les plus pauvres dont la valeur des monnaies est parmi les plus faibles ?

— Une telle taxe doit-elle être répartie proportionnellement à la production per capita ou par secteurs économiques ou par régions (suivant qu’elles produisent plus ou moins de GES) ou un ensemble des trois ?

— Comment répartir équitablement une telle taxe, considérant que nombre de produits consommés ici ou ailleurs sont produits en Asie notamment et en Chine tout particulièrement, en sorte qu’une partie non négligeable des GES produits par ces pays le sont en raison de l’externalisation de diverses formes de productions ?

— Si le GIEC met en tout premier plan la lutte contre la pauvreté comme priorité. Pourquoi d’après vous ?

— Êtes-vous d’accord pour payer 2, 3 ou 4 fois plus pour des produits fabriqués ici avec des normes environnementales strictes ?

— Considérant qu’une part non négligeable de la population du Québec dispose d’un pouvoir d’achat limité, que fait-on pour permettre à tous d’accéder à des produits et services écologiquement responsables ?

— Avec ou sans taxe, combien de temps cela prend-il pour offrir tous les produits et services écologiquement responsables à 100% dans la population ; chez-nous et partout dans le monde ?

— À combien fixez-vous le montant perçu d’une taxe sur le CO2 ? Cela est-il suffisant pour mener à bien la transition énergétique et en combien de temps ?

Ces quelques questions offertes à titre indicatif n’étaient pas exhaustives. J’aimerais beaucoup lire vos réponses à chacune de ces questions puisque par vos propos, vous semblez être très au fait de toutes les solutions.

@ Serge Drouginsky
Vous soulevez des questions importantes reliées à la taxe sur le carbone. Malgré tout, avec ces questions, je sens poindre une critique acerbe de cette idée qui, pourtant, me semble avoir beaucoup de valeur pour tenter de diminuer les émissions de CO2, parce que ce n’est pas avec des souhaits pieux de voir disparaitre les VUS qu’on avancera. Ce n’est pas non plus en diminuant notre consommation, parce que cela nous mènera en récession, et ce sont justement les gens pauvres qui se foutent davantage de l’environnement. Voilà pourquoi la lutte contre la pauvreté est importante, et pourquoi il faut des sources d’énergie ne produisant pas de CO2.
De plus, avec une taxe sur le CO2, on prendra probablement davantage de bois dans la construction. La métallurgie et le ciment sont des sources très importantes de CO2.

On a déjà, au Canada, une taxe sur la carbone, qui est liée à la bourse du carbone, et qui ne sert qu’à nous endetter envers la Californie. Cette taxe est cachée et ne sert pas le Québec. Les revenus de la taxe sur le carbone devraient être investis dans les énergies vertes et le nucléaire, dans les pays qui justement taxent leur CO2, et celui lié aux produits importés.
L’industrie nucléaire pourrait permettre de remplacer toutes les industries productrices d’électricité qui le font à partir des combustibles fossiles. Et si toutes les voitures deviennent électriques, il faudra de l’énergie pour les recharger, et cette énergie ne doit pas provenir de la combustion du charbon.

Pour répondre à vos autres questions, je recommande fortement la lecture du livre de Steven Pinker intitulé Enlightenment now. Non seulement il faut diminuer les émissions de CO2, mais il va falloir le trapper pour limiter le réchauffement.

Merci pour votre réponse qui s’est « somme toute » faite un peu attendre. J’ai donc bien fait d’y revenir aujourd’hui. Je constate votre réelle préoccupation des questions environnementales, ce qui est tout en votre honneur.

Je note cependant que vous n’en comprenez que partiellement les enjeux. En sorte que vous envisagez des solutions difficiles à mettre en œuvre et toutes aussi difficiles à appliquer.

Ainsi par exemple, vous voyez dans le développement du nucléaire une solution visant à parer au remplacement des centrales qui utilisent encore des combustibles fossiles. Demandez aux Japonais ce qu’ils entendent faire de leurs centrales nucléaires. La France a mis en service sa première centrale nucléaire en 1962, elle est progressivement passé à 75% actuellement de sa production électrique avec pour objectif de réduire à 50% cette production d’ici 2025. La production d’électricité thermique incluant la biomasse (déchets considérés comme renouvelables) représente encore 10% de la production.

Je n’entrerais pas dans le détail ; le nucléaire n’est pas nécessairement la solution pour palier au double objectif de maintenir un niveau élevé de production d’électricité et favoriser la transition énergétique couplée à une croissance verte. Hormis les coûts élevés de cette transition, il faudra encore quelques décennies (voire plus) pour se libérer entièrement de la situation actuelle déjà redoutée voici 60 ans.

Ce qu’il faut plutôt, c’est mieux agrémenter par des solutions simples, le mode de vie des gens. Cela requière des investissements, toutes proportions gardées minimes.

Je pourrais développer d’autres points incluant le domaine de la construction. Est-ce bien nécessaire ?

Finalement, je pense que vous attribuez aux taxes, des vertus qu’elles n’ont pas. Si vraiment vous y croyez, alors c’est très simple : augmentez progressivement de 2 à 5% et la TPS et la TVQ (ce qui veut dire qu’à terme nous allons tout payer plus cher de 10%) ; dédiez ces surplus au développement de projets verts inclusivement et exclusivement. — Pourquoi d’après vous les politiciens ont-ils peur de faire cela dès maintenant ?

— PS : Connaissez-vous beaucoup de techniques de captation du CO2 qui soient actuellement au point, faciles à mettre en œuvre rapidement, peu coûteuses, accessoirement quels sont les moyens les plus efficaces de stocker ce CO2 et pour combien de temps avant de le remettre en circulation ? Peut-être pourrait-on planter plus d’arbres plutôt que de vouloir tous les exploiter bêtement dans la construction.

@Serge Drouginsky
Changer le mode de vie des gens ne changera rien à la production de CO2. Même si les pays occidentaux abaissaient leur niveau de vie, et leur production de CO2, les habitants des pays émergents, qui veulent consommer davantage pour avoir le même train de vie que les pays développés, vont avoir besoin de plus d’énergie, et la première source d’énergie des pays pauvres demeure encore le charbon. Selon Steven Pinker, on peut fabriquer des centrales nucléaires sécuritaires et peu chères. Les pays en voie de développement seraient mieux d’investir dans le nucléaire plutôt que de brûler du charbon. De plus, selon les chiffres de Pinker, il y a davantage de morts reliés à l’exploitation des combustibles fossiles, par kW d’énergie produite, qu’avec le nucléaire.

Pinker rapporte que, si on veut satisfaire les besoins mondiaux avec l’énergie renouvelable d’ici à 2050, il faudrait des éoliennes et des panneaux solaires sur une zone de la taille des États-Unis (y compris l’Alaska), plus le Mexique, l’Amérique centrale et la partie habitée du Canada. Voilà pourquoi le nucléaire semble être la meilleure solution actuellement.

Quant au trappage du CO2, il n’y a pas de solutions miracles. Il faudra des recherches supplémentaires dans ce domaine, mais il faudra y penser sérieusement, parce que le réchauffement ne s’arrêtera pas, même si demain on arrêtait complètement de brûler des combustibles fossiles.

@ M Belley,

Merci pour votre réponse, cette fois-ci rapide.

Vous faites référence sur les questions énergétiques à un seul auteur. Les avis sur le nucléaire que vous expurgez du livre de Steven Pinker (plus connu pour ses talents de psychologue que pour son expertise en énergies), ouvrage que je n’aie pas lu, tout cela ne me semble pas pertinent. C’est peut-être bon pour désangoisser les personnes anxieuses….

On peut continuer de construire des centrales nucléaires si on veut, mais ce n’est pas une solution pérenne. Les réserves connues d’uranium sont elles aussi limitées, leur recyclage et leur stockage reste problématique. De plus, il faut de l’eau, beaucoup d’eau pour assurer le refroidissement des réacteurs.

L’eau chaude rejetée peut être une source de problèmes pour les écosystèmes. De plus les fréquences émises par les lignes électriques reliées et par les centrales elles-mêmes peuvent être une nuisance pour la santé publique et pour les animaux d’élevage.

Toutes centrales ont une durée de vie limitée. Il y a un coût en émissions de gaz pour la construction et un coût encore plus élevé pour le démantèlement d’une centrale.

Alors, je ne saurais que trop vous inciter à poursuivre vos investigations sur le sujet.

Vous parlez des pays pauvres qui d’ailleurs consomment de l’énergie pour satisfaire à nos besoins de consommation à bas prix, mais vous devriez regarder ce que consomment en énergie fossile les pays riches. Plus de 50% de l’électricité produite en Allemagne est faite d’énergie fossile. Pourquoi ce pays riche avancé technologiquement qui a pourtant des centrales nucléaires ne passe pas au « tout nucléaire » et construit plutôt des centrales thermiques neuves ?

Le problème n’est pas le CO2 comme tel, nous savons que quoiqu’on fasse les émissions vont continuer d’augmenter pour quelques décennies encore probablement. La question est de savoir comment faire pour les limiter, puis pour les réduire. Et surtout comment adapter notre mode de vie au climat. Pourtant, il existe des solutions simples comme l’aménagement des plages horaires de travail, cela aura peut-être un coût social, relativement minime avec à la clef une amélioration des services rendus.

Il faut regarder les choses très simplement. Votre vision est purement Nord-américaine et complètement centrée sur vous-même. Nous ne sommes pas la référence, peu s’en faut. Nous devons apprendre des autres impérativement et faire beaucoup mieux avec ce que nous avons. Ce n’est pas si compliqué que ça !

Le Québec a parlé le premier Octobre, ça prenait du changement après 15 années économiques néo-libéral et qu’ont-ils décidé? de simplement changer d’équipe économique car tous veulent du changement mais pour ce qui est de changer ces habitudes de grands consommateurs, on repassera. Les stationnements de centres commerciaux sont à pleine capacité chaque weekend et je ne vois pas le jour bientôt ou cela va changer. Les vus sont plus populaire que jamais et durant la journée tu fais l’inventaire de tous les véhicules qui font du sur place avec seulement le conducteur comme passager et cela dit tout sur le changement que nous voulons pour les autres.

Les changement vont devoir passé par les parlements de pays ou de lois seront voter pour le climat et l’environnement ainsi qu’un contrôle de la population mondiale qui ne cesse de se multiplier. Je crois bien que dans ces conditions nous verrons des actions quand il sera trop tard car nos politiciens élu, ues ont d’autres priorités pour se maintenir au pouvoir et le citoyen aussi avec ces demandes.

La nature fait déjà ce qu’il faut et continuera malgré les tours, tours des plus »smart » » d’entre nous qui repoussent les limites comme notre lutin canadien qui court les tribunes pour parler des tites filles et »the climate change » » et de l’autre côté achète une compagnie pétrolière dans le trouble pour sortir son pétrole de l’Ouest vers l’Asie.

Hypocrisie crasse quand tu nous tient, tu lâche pas le morceau facile. Quelqu’un a été faire un tour de char autour du quartier dix 30 dernièrement, les terres en friches qui avaient été acheter par des promoteurs bien ploguer avec l’aide des lobbyistes voient leurs voeux exaucés avec le dézonage puis les condos poussent comme les légumes du temps ou la nature était favorable à de grosses récoltes puis pour accommoder tous ce beaux mondes de consommeux, bien nous allons leur bâtir un beau train pour les ramenés à Montréal pour la jobs.

Le climat, y s’en câl… tu eux autres, pis nous autres nous sommes tous complices par nos inactions lorsqu’il y a des manifestations ou l’on voit une centaine de citoyens dans la rue. Les accusateurs fanatiques sont capable de ramasser 3000 personnes pour nous traité de racistes, islamophobes et tous ces autres qualificatifs exagérés contre la population québécoise mais un rassemblement pour notre planète, on en a juste une en passant bien un rassemblement comme ça une centaine.

Quand nous entendrons MAYDAY, MAYDAY dans les micros, on se mettra à courir pour aller remplir son gros VUS pour fuir plus au nord comme ceux là qui fuient lorsque l’ours à gant de force 5 arrive dans leur direction.

Il n’y a pas de petits sujets. Ou de sujets important moins ici que là ou moins là qu’ici. Le climat, l’environnement importent partout, pour toutes, pour tous. Et pas non plus que l’Environnement avec un grand ‘E’, que le Climat avec un grand ‘C’. Tous climats, tous environnements. En tous lieux, tous temps.

‘Avez r’marqué qu’«on» parle cannabis ces temps-ci? Interdit ici, permis là, lâ, lâ, lâ. Eh bien, plût au ciel qu’on en parlât autant jadis, et non seulement qu’on en parlât mais qu’on s’en soit aussi préoccupé naguère de ces «choses». Un exemple?

Se souvient-on du «dossier ‘cigarette’», al. fumage où que ce fût, ayant couru des années 40, 50, jusqu’aux années 80, 90? Boucane partout. Chez soi, à la clinique médicale, dans l’autobus scolaire ou ‘Voyageur’, à la brasserie, au resto, au travail, à l’école, au cégep, à l’université. PARTOUT. Impossible d’y échapper. T’étais «dû»/‘pogné’ pour ‘endurer’ «ça». Point. Même la femme enceinte, chez elle, devait se la fermer; respirer les émanations de pipes, cigares, cigarettes de ces messieurs «importants».

Par quoi ne voit-on point que, maintenant, ceux et celles voulant se prémunir, prévenir semblable fléau eu égard au cannabis peuvent s’avérer fondés et justifiés de le faire et de s’y prendre à l’avance? Faudrait-il, en effet, face au dieu ‘pot’, s’incliner et se dire que ‘ça’, ben, c’est pas comme la fumée de cigarette et qu’en conséquence, faudrait bien être assez gentils pour en inspirer au moins la fumée secondaire, même en bas de 18 ans ou au-delà de 88 ans?

Bref, les GES sont une chose. Sur quoi, en raison d’un pouvoir limité, des gouvernements provinciaux peuvent n’avoir que peu de prise, tout en en ayant quand même. Et en ayant aussi quand même l’obligation morale de faire tout ce qui peut l’être, afin de prévenir, etc. Les questions environnementales ayant trait au cannabis et al. en sont une autre (chose). Sur laquelle la ‘prise’ peut être éminemment plus puissante, vaste, rapide et durable. ‘Voyez?

Concernant, enfin, mon point de ce matin, relatif au climat… poléthique, lui aussi émane d’environnements ou en crée de plus ou moins appropriés ou inappropriés. On lit aujourd’hui que l’état de santé de Bernard Landry s’avère précaire. Ne pourrait-il advenir que celui du monsieur, pas jeune, qu’a indûment «exécuté» l’ANQ, il y a dix-huit ans, en vienne à s’altérer semblablement, imminemment? Or, advenant le ‘départ’ de cet homme, de quoi, croyez-vous, les médias seront-ils remplis au lendemain dudit ‘départ’? De l’«affaire» qui porte son nom…

Déshonneur, total, alors, de l’Assemblée nationale. N’ayant pas eu la décence de ‘réparer ‘à temps’ son erreur (ou horreur).

L’Assemblée nationale bénéficie d’immunité parlementaire. Qui serait une belle et grande chose, s’il n’y avait dérive en impunité parlementaire en vertu de cette prérogative dont à l’évidence on a abusée parfois. Si bien que c’est comme si, en/pour cette institution, il n’y avait pas de code d’honneur — (comme en ont même les Hells Angels). Comme si l’on n’y avait point d’«orgueil» ou de fierté. Celui, celle du travail bien fait. Avec équité. Postulant de reconnaître avoir erré, le cas échéant, et de faire ce que doit pour y pallier.

Mme Borde,
Très beau sermon pour les adeptes de la religion climatique. J’espère que M . Legault, comme pour les signes religieux, ne cédera pas aux incantations des fanatiques du GIEC.

Oui, nous devons faire des efforts, mais il faut faire attention aux chiffres: la quantité de tonnes par an par habitant ne dit pas tout, il faut également regarder la contribution totale. Selon l’agence internationale de l’énergie, en 2017, la Chine émettait près de 25% des GES mondiaux avec une moyenne de 6,5t/an par habitant, nos voisins américains comptaient pour près de 15% des GES avec 14.95t/an par habitant, le Canada a contribué à près de 1,6% aux GES mondiaux avec 14.91 t/an par habitant et le Québec, avec 9,9 t/an par habitant pour près de 0,28% des GES mondiaux. Quant à l’Allemagne, avec 8,9 t/an par habitant elle émettait 2,25% des GES mondiaux et la France avec 4,38 t/an habitant a émis 0,9% des GES mondiaux.
Quant aux Indes, on parle de 1,57 t/an habitant et une contribution totale aux GES de 6.37%! En d’autres termes, le Québec ne pèse pas lourd dans la balance mondiale, ne paniquons pas. Nos efforts devraient aussi se tourner vers le développement de solutions pour aider les pays grands pollueurs, tout en prenant des décisions éclairées en regard de notre développement économique et urbain, en s’Attaquant non seulement à l’aspect transport mais aux conditions que nous créons dans notre organisation du travail et de la vie en générale.

M Legault
Pourquoi ne pas faire du Quebec un leader mondial en environnement.
Nous pouvons aligné l écologie et l économie. Nous avons les ressources, l intelligence et somme une plaque tournante en Amérique. Faite la demonstration que vous et votre gouvernement en soi un digne de confiance. Si rien n est fait à tres court terme vous nous ne serez plus nécessaire

Avec toute cette conscientisation climatique, on se demande bien pourquoi le parti Vert n’a jamais plus de votes et de députés lors des élections…

Les bottines ne doivent-elles pas suivre les babines?

Il faut faire des changements et ce maintenant. Pour nous tous. Merci de cette lettre et j’espère que M Legault la lira avec serieux et s’engagera pour aider la planète qui est si bonne pour nous.

Faire signer une pétition par tous ceux qui sont convaincus qu’il est plus que temps de changer le paradigme de l’économie, ainsi que la culte de l’individu qui nous mène droit vers la dénaturation de l’humain, et de la terre dont les citoyens du monde dépendent pour vivre heureux, en paix, pour moins d’immigration forcée. Le développement durable passe nécessairement par la réduction des surfaces dure, dont les routes. La coopération s’impose, non la compétition.