Mystère résolu

Ian Lancashire, professeur d’anglais à l’Université de Toronto, et son collègue Graeme Hirst, de la Faculté des sciences informatiques, ont passé les romans d’Agatha Christie sous la loupe d’un logiciel d’analyse linguistique. Conclusion de l’enquête : la grande dame du crime aurait souffert d’alzheimer à la fin de sa vie.

On savait déjà que ses derniers récits étaient tissés d’intrigues malhabiles. Les chercheurs ont montré qu’ils recèlent un nombre important de mots imprécis ou indéfinis.

Une mémoire d’éléphant, par exemple, écrit à l’âge de 81 ans, contient 30 % moins de mots et 18 % plus de redites que Destination inconnue, pondu à 63 ans. Les conclusions des chercheurs canadiens rejoignent celles du neurologue britannique Peter Garrard, qui avait déjà montré, en analysant les romans de l’écrivaine Iris Murdoch, que les écrits peuvent révéler des signes précoces d’alzheimer bien avant que les proches soupçonnent quoi que ce soit.