Mythe : le sport à l’école fait maigrir les obèses

sport

Ceux qui voudraient combattre l’obésité chez les jeunes en faisant suer les gamins grassouillets dans les gymnases d’école sont dans l’erreur. Il est certain que le le sport apporte d’innombrables bienfaits au développement des enfants,  mais pas celui de combattre l’épidémie d’obésité.

Le chercheur de Vancouver Kevin Harris et ses collègues ont analysé les résultats de 18 expériences menées dans des écoles primaires partout dans le monde au cours desquelles on a essayé de contrôler le poids des enfants du primaire par des programmes d’activité physique accrue pendant au moins six mois. Bilan : l’indice de masse corporelle des 18 000 enfants qui ont suivi ces programmes a diminué en moyenne d’un maigre 0,05. Soit un gros maximum de 100 g, pour un gamin mesurant 1,30 m et pesant 40 kg ! Les jeunes n’ont pas non plus gagné de muscles au détriment de la graisse.

Tout le monde se rallie à l’idée de mettre du sport à l’école. Elle ne demande aucun effort aux politiciens, à l’industrie alimentaire et aux parents. Seuls les gamins en arrachent au gymnase en traînant leurs kilos superflus.

Mais ce n’est certainement pas la solution miracle pour combattre l’épidémie d’obésité qui, selon les scientifiques, passe d’abord et avant tout par une meilleure alimentation. Au Québec, un enfant sur cinq accuse un excès de poids. Et si on s’attaquait sérieusement à la malbouffe ?

Photo : so.salem / Flickr

Laisser un commentaire

Le sport ne fait pas maigrir…

Mais il permet aux gens de s’amuser, de se divertir, de se défouler, d’apprendre à travailler en équipe, de travailler une autre partie du cerveau et de prendre des bonnes habitudes.

Je dis ça même si quand j’étais jeune, j’aurais préféré pas en avoir du tout.

Perdre du poids dans un cours d’éducation physique: non, je n’y aurais jamais pensé.

Par contre, une heure d’activité physique pour dépenser les surplus d’énergie des enfants et leur faciliter la tâche quand il s’agit de rester assis et de se concentrer: là, j’y crois. J’ai testé sur mon enfant et sur ceux des autres, ça fonctionne très bien.

Il n’y a pas de solution miracle qui règlerait tout, il faut savoir trouver la bonne solution à une question bien posée.

Oui, une énorme partie de la solution passe par une meilleure alimentation.

Mais si on s’attaquait à l’industrie de la transformation alimentaire? Comment se fait-il que nos aliments contiennent tant de sucre, de sel et de gras?

Effectivement, dans le monde d’aujourd’hui, penser qu’une seule solution peut résoudre un problème complexe est une illusion. Réduire la solution à « faire du sport à l’école » est une solution de facilité pour éviter de se poser trop de questions.

Il faut bien sûr faire de l’activité physique à l’école, mais pas comme une obligation sinon on tue le plaisir d’en faire et il y aura peu de sport à l’âge adulte. On peut pratiquer le sport en loisirs, que ce soit seul, en groupe ou en famille.

L’alimentation et le rôle des parents sont deux autres éléments importants de l’obésité des enfants et des jeunes. Les enfants et les jeunes ont-ils les informations de base sur la nutrition? S’ils font le choix de manger sainement, peuvent-ils l’appliquer dans leur environnement familial et scolaire ? Combien d’enfants font des activités physiques avec leurs parents (vélos, camping, skis, etc) et dans quels milieux et conditions cela se fait-il le plus, le moins ?

Il faudrait aussi comparer l’excès de poids de la population adulte à celui des enfants ainsi que les taux d’activité physique. Je connais bien des personnes qui ont un excès de poids et qui mènent par ailleurs une vie saine au plan alimentaire et activité physique. Nos enfants nous ressemblent-ils ?

Je n’en reviens pas de votre blogue. Vous promettiez rigueur scientifique, tout ce que vous diffusez est complètement à l’inverse.

Le mythe est que le sport lui-même, sans aucune modification du style de vie, peut combattre à lui seul l’obésité.

Mais il est faux de dire comme vous le faites que le sport ne contribue pas à faire maigrir les obèses!

Vous partez d’une petite étude et érigez des conclusions épaisses comme tout. Sous prétexte de combattre les mythes vous en créez de nouveaux.

Vous tombez dans le même piège que vos soi-disant collègues qui partent d’une petite étude pour ériger des conclusions se voulant inébranlables.

Allons, voire, vous croyez que la malbouffe fait engraisser les maigres et les rend obèses ? Ne s’agit-il pas d’un mythe, ça aussi ? Vous le dites pourtant en fin de billet. Comme quoi vous êtes réactionnaire, mais rigoureuse, non, pas du tout.

C’est une question d’équilibre et il est certain qu’une bonne alimentation basée sur une consommation de fruits, légumes, viandes et en quantité calorifique contrôlée allié à la pratique de sports donnent des résultats de premier ordre au niveau physique et psychologique. Un esprit sain dans un corps sain n’est pas seulement un adage mais aussi une réalité qui demande de la discipline et un suivi quotidien de son alimentation et de ses activités sportives.

Le sport à l’école ne fait certainement pas maigrir. Une heure ou deux de sport par semaine pour dépenser le bourrage de face ou d’estomac d’une semaine?
Certainement pas.

De plus la mal bouffe a le dos large, très large.

A mon avis une pomme de terre, un peu de viande de bœuf, du pain , de la laitue, une tranche de tomate, deux tranches de concombre, 30Ml d’huile végétale ce n’est pas si mal comme repas principal.

Pourtant c’est ça la mal bouffe, un hamburger et des frites. Il y a mieux oui, c’est vrai.
Ce n’est que mon avis, mais y ajouter du brocoli et des asperges ne fera qu’empirer le problème.

Nos ancêtres se nourrissaient bien plus mal et n’étaient pas gros en général, du moins, moins bien moins gros qu’aujourd’hui et ils en ont mangé de la grosse graisse épaisse comme de la graisse de lard sur du pain pis des bins au gros lard etc. Pour économiser ils mangeaient le gras eux.

Le vrai problème est que les jeunes et tous les gens aussi mangent trop et ne grouillent pas assez.

Pour ceux qui grossissent une seule solution:

Tous les jours se grouiller le cul et non pas une fois par semaine.

Tous les jours manger moins et moins riche.

De ce que j’ai appris, l’organisme de l’être humain est fait pour manger et dépenser et non pas se priver et ne pas bouger.

C’est mon avis.

Arnold S. avait un IMC d’environ 32 (donc obèse!!!). Le IMC c’est fiable seulement pour les sédentaires.

Réponse à Marc-André Tessier.

C’est fou comme parfois les yeux lisent une chose et que le cerveau en enregistre une autre!…

Dans le papier de Mme Borde, jamais que je n’ai lu que » le sport ne contribue pas à faire maigrir les obèses » comme vous le mentionnez.

J’y ai simplement lu et donc compris « qu’un programme d’éducation physique d’une heure ou deux par semaine à l’école primaire ne changeait aucunement le poids des enfants inscrits à ce programme ».

Ce qui ne remet aucunement en question le programme de sport lui-même pour tous les autres bénéfices engendrés!

Calmez-vous M. Tessier! Calmez-vous!

@André Massé:
Dans un bon article de vulgarisation scientifique, aucune phrase ne devrait être fausse si isolée du reste de l’article. Madame Borde s’appuie sur une étude qui montre qu’augmenter l’effort sportif dans les écoles ne fait pas diminuer appréciablement l’IMC global d’une classe.

Or son titre est que le sport à l’école ne fait pas maigrir les obèses. Ce titre extrapole les résultats de l’étude, car celle-ci ne compare pas une situation où les enfants font du sport avec une situation où les enfants n’en font pas.

Bref, l’étude dit : f(x+dx)=f(x)
(x étant le nombre d’heures de sport, et la fonction f est l’IMC moyen des élèves)
L’étude ne dit pas que f(x)=f(0)
(que le sport n’a aucun effet; que 0 heures ou x heures, l’IMC reste pareil)
Madame Borde, par le titre qu’elle a choisi, dit que c’est un mythe de dire que f(x)<f(0). Maigrir étant de passer d’un IMC plus grand à un IMC plus faible.

Vous comprenez ?

La rigueur scientifique consiste entre autres à ne pas sacrifier la véracité des faits pour un titre accrocheur (comme celui-ci, qui réconforte ceux qui n’aiment pas le sport). Il faudrait plutôt lire augmenter les heures de sport à l’école ne ferait pas maigrir davantage les obèses.

Je suis d’accord avec M. Massé, au sujet de la réaction « particulière » de M. Tessier quant à l’article de Mme. Borde.

Le fiel de la religion contre la science au 18e siècle n’aurait pas tordu autant le contenu de son discours! Que diable, encore faut-il savoir lire avant de critiquer le littéraire!

Qui plus est, je suis d’accord avec le sujet de l’article lui-même. Replaçons-nous 15, 20, 30 ans en arrière, dans les gymnases des petites écoles, et devoir former des équipes pour jouer au basket par exemple. Imaginons être obèse, ou porter des broches, ou avoir des lunettes! être le dernier choisi, le stress et la pression sociale de ne pas être aussi adroit, de n’être pas aussi rapide que l’athlète du groupe. Vous vous souvenez?

Ça, ça fait engraisser!!

J’ai toujours haï les cours d’éducation physique école. Perte de temps, endroit pour se faire écoeurer.
sortez ça du corpus

@ M.Marc-André Tessier

Comment voulez-vous que le titre soit : »Augmenter les heures de sport à l’école ne ferait pas davantage maigrir les obèses » si l’étude en question rapportée par Mme Borde ne portait pas sur les résultats que pourraient donner une augmentation des heures de sport à l’école mais uniquement sur les heures déjà remarquées?

Ça c’est de la spéculation! Et pas très scientifiquement rigoureux. Non?

Il me semble que le texte de Mme Valérie Borde est tellement clair qu’on ne peut pas se tromper.

@André Massé : c’est pourtant ce que dit l’article. Un programme d’activité physique accrue montre 5% de réduction de l’IMC vs un programme d’activité physique normale.

« J’ai toujours haï les cours d’éducation physique école. Perte de temps, endroit pour se faire écoeurer.
sortez ça du corpus. » (Brak)

Vous n’avez pas tort Back.

Ayant un corps d’athlète(ce n’est pas de ma faute) j’en ai écoeuré une sacré gang à l’école.

Faire maigrir et tenir en forme les gens avec seulement une heure d’activité par semaine est de la FOUTAISE.

Tout effort est bénéfique! Evitez s’il vous plait de jeter l’opprobre sur le sport à l’école. Certes, la malbouffe est le facteur principal menant à l’obésité (à l’école on sensibilise les enfants à la qualité des produits et à l’équilibre alimentaire). Mais l’activité physique, et non pas le sport à outrance à visée compétitives, est indispensable pour trouver et conserver un poids adapté. En EPS à l’école, on incite les enfants à bouger, à s’amuser, à découvrir des activités méconnues, en adaptant les enseignements aux capacités de chacun.
Modérez vos propos, et encouragez les efforts des enfants

Il faut comprendre que le sport à l’école n’est pas la pour faire maigrir ou améliorer la santé d’un élève, par contre, il peut leur donner le gout d’avoir une vie plus active et d’avoir des bonnes habitudes de vie.

Je suis très contente d’avoir pu prendre connaissance de ce blogue. Je dirai que pratiquer les activités physique a l’école régulièrement aidera certainement a la perte du poids. Pour mener a bien cela, l’Etat doit considerer le sport comme une matière tout aussi importante que les mathématiques ou langues et faire des examens pour l’éducation physique. Pour interesser les élèves a pratiqué le sport a l’école, donner une trophée au meilleur athlète a la fin de l’année si ce dernier a réussi des examens dans cle domaine sportive. Tous les pays doivent adopter cette mesure-considérer le sport comme une matière importante et examinable.