Non aux régimes paléolithique et hypotoxique

Même si de nombreuses personnes affirment que leurs douleurs inflammatoires ont diminué après avoir adopté l’un ou l’autre de ces régimes, aucune étude n’a prouvé qu’ils sont responsables d’un tel soulagement.

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Photo : Pixabay.com

Selon de nombreuses personnes, le régime hypotoxique et la diète paléolithique — qui partagent, grosso modo, les mêmes fondements — permettraient de lutter contre la douleur et d’améliorer la santé. Vous avez d’ailleurs été nombreux à m’écrire pour me signaler que j’avais oublié d’en parler dans mon reportage sur la douleur chronique.
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L’objectif de ces régimes : privilégier une alimentation «ancestrale» en supprimant deux des quatre grands groupes alimentaires, soit les produits laitiers et la grande majorité des céréales (comme le blé, l’avoine, le seigle, l’orge…).

Sauf qu’aujourd’hui, aucun spécialiste sensé ne préconise ces régimes extrêmement restrictifs — et ce, pour plusieurs raisons.

Efficacité non prouvée

La première, c’est qu’ils n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Même si bien des hommes et des femmes affirment que leurs douleurs inflammatoires ont diminué après avoir adopté l’un ou l’autre de ces régimes, aucune étude n’a jamais prouvé qu’ils sont responsables de leur soulagement.

Pour cela, il faudrait réunir un groupe de personnes souffrant de douleurs ; séparer le groupe en deux sous-groupes équivalents (c’est-à-dire formés de gens ayant les mêmes problèmes de santé, les mêmes habitudes de vie, le même âge moyen, etc.) ; faire suivre le régime à la moitié d’entre elles et un régime placébo — oui, c’est faisable — à l’autre pendant un temps suffisamment long pour qu’on puisse éventuellement voir des différences ; puis, mesurer objectivement les symptômes, idéalement en procédant en double aveugle (c’est-à-dire que ni les personnes qui interrogent les cobayes ni celles qui colligent les données ne devraient savoir qui a suivi ou non le régime).

Malheureusement, cela n’a jamais été fait par les promoteurs de ces régimes, parmi lesquels on compte pourtant plusieurs scientifiques. Quelques noms : le Dr Jean Seignalet, qui était un spécialiste de l’histocompatibilité (soit le taux de compatibilité entre deux organes ou tissus — ce qui n’a rien à voir avec l’alimentation ou la douleur chronique), ou Jacqueline Lagacé, qui est l’auteure de plusieurs best-sellers sur l’alimentation hypotoxique et qui était microbiologiste avant de prendre sa retraite de l’Université de Montréal.

Pourquoi ? Je n’ai jamais eu la réponse à cette question.

Bien d’autres chercheurs tentent de comprendre les mécanismes inflammatoires qui pourraient faire en sorte qu’un régime particulier puisse diminuer la douleur. S’ils rechignent à étudier la fameuse diète hypotoxique, c’est avant tout parce que celle-ci repose sur des prémisses scientifiques parfaitement fantaisistes.

L’idée, par exemple, qu’il faille se priver des produits laitiers parce que nos ancêtres n’en mangeaient pas n’a tout simplement aucun sens, puisqu’au contraire, la capacité à digérer le lactose a été acquise au cours de l’évolution dans de nombreuses régions du monde. Nous ne sommes pas nos ancêtres.

Rien ne permet non plus de croire que les aliments biologiques soient plus digestes (ou nutritifs) que les autres, ou que certaines céréales soient plus toxiques que d’autres pour ceux qui ne souffrent pas de la maladie cœliaque. Quant aux suppléments de vitamines préconisés par le Dr Seignalet, non seulement ils n’ont pas grand-chose de paléolithique, mais de nombreuses études (dont celle-ci, en anglais) ont clairement démontré qu’ils sont inutiles, voire dangereux.

Cependant, plusieurs aspects de ces régimes alimentaires à la mode recoupent des recommandations nutritionnelles bien établies. Manger moins d’aliments industriels implique généralement de diminuer la consommation de sucre, dont on sait aujourd’hui qu’on en mange beaucoup trop. Le fait que les grains entiers soient bons pour la santé semble aussi clair.

Trop de restrictions

La seconde raison — tout aussi importante — pour laquelle ces régimes ne sont pas recommandés, c’est qu’ils sont extrêmement restrictifs. Or, on sait qu’en matière d’alimentation, toute restriction non clairement justifiée est potentiellement nocive, car elle perturbe le rapport à la nourriture. L’orthorexie, un vrai trouble du comportement alimentaire, fait d’ailleurs des ravages de nos jours.

Adopter ces régimes, c’est dire adieu à la convivialité d’un repas partagé avec des personnes qui ne les suivent pas. Adieu aux repas improvisés, aux voyages sans souci, aux bons restos et à une multitude de recettes succulentes… et bonjour l’épicerie casse-tête, avec bien souvent une facture plus élevée — en raison, entre autres, des aliments bios — et la constante préoccupation des repas en tête.

Autrement dit, il faut avoir une «maudite» bonne raison pour se compliquer autant la vie (et, souvent, celle de ses proches), et ainsi se priver du plaisir de manger ce qu’on aime vraiment. Tous les nutritionnistes sensés vous diront qu’une alimentation saine ne comporte AUCUN interdit.

Solution «miracle», vraiment ?

La troisième raison pour laquelle ces régimes inspirent de la méfiance, c’est que leurs promoteurs les présentent souvent comme une solution miracle, qui va notamment permettre à ceux qui souffrent de se passer de leurs médicaments.

Or, les miracles, en médecine, ça n’existe pas. AUCUN traitement ne fonctionne à 100 % pour tout le monde, tout le temps.

Sauf qu’on n’entend jamais parler des cas où ces régimes ne donnent rien. Comme je vous l’expliquais la semaine dernière, le même principe vaut pour tous les régimes alimentaires : les personnes chez qui ils ne fonctionnent pas ne s’en vantent pas, souvent parce qu’elles sont persuadées que c’est leur faute, pour ne pas avoir respecté comme il faut toutes les restrictions.

«J’ai de nouveau mal partout ? Ça doit être à cause de cette pomme pas bio que j’ai mangée l’autre jour, ou de ce dessert qui contenait peut-être du lait sans qu’on me l’ait dit.» Ce type de raisonnement — un genre d’effet nocébo ultraculpabilisant — est très courant chez les personnes qui tentent de suivre un régime restrictif, beaucoup plus que de dire «si mes douleurs reviennent, ce doit être parce que le régime n’est pas la solution».

Combien d’hommes et de femmes ce régime rend-il coupables et un peu plus malheureux ? Combien obtiennent vraiment un résultat à la hauteur de leurs attentes ? On n’en a aucune idée.

«Oui, mais ce régime a fait disparaître mes douleurs !» me direz-vous peut-être. On ne peut nier que certains en ressentent des bienfaits. Mais ceux-ci sont-ils vraiment causés par ce régime précis ? Par l’effet placébo ? On n’en sait strictement rien.

Tant qu’on nagera dans un tel flou avec ce possible traitement de la douleur chronique, il est irresponsable d’en faire la promotion.

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34 commentaires
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Quoiqu’il en soit rien n’indique que nos chers ancêtres du paléolithique ne souffraient nullement, çà et là… et en aucun cas de quelques douleurs chroniques par-ci par-là 🙂

Effet placebo et superstition permettent la relative popularité de ces régimes et l’enrichissement de leurs gourous !

Tout ce que j’ai remarqué quand à la consommation de pain, biscuits, crêpes etc. est en rapport avec la quantité. La modération est nécessaire. 200 grammes de pain par jour, c’est bien. 450 g par jour, c’est beaucoup trop. Il faut éviter les biscuits sucrés et modérer le sodium.

Il y a aussi des résidus de pesticides dans les fruits et légumes, notamment américains. Lire ceci provenant du Consumer Reports http://www.consumerreports.org/content/dam/cro/magazine-articles/2015/May/Consumer%20Reports_From%20Crop%20to%20Table%20Report_March%202015.pdf
ou le résumé http://www.consumerreports.org/cro/health/natural-health/pesticides/index.htm
Certains produits, selon leur provenance, devraient être consommés biologiques seulement.

Il faudrait mettre en garde aussi le risque de remplacer l’avoine et le blé par du riz. Encore selon les tests de CR, le riz brun et le riz étuvé converted contiennent des quantités d’arsenic pouvant causer le cancer chez ceux qui en consomment beaucoup.

Les aliments biologiques ne permettent qu’une réduction de 30% du risque de détecter des résidus de pesticides. Lorsqu’un agriculteur fait un épandage de pesticides, ils s’étendent aussi chez le voisin qui fait supposément de l’agriculture biologique. De plus, le contrôle de qualité des produits agricoles dits biologiques est à peu près inexistants. Ceux qui consomment du »biologique » n’achètent souvent que du vent.

Je suis d’accord avec cet article, si ce n’est lorsque que vous dites qu’aucun fondement scientifique ne soutient que ce régime puisse diminuer les douleurs inflammatoires. En effet, vous savez sans doute que les grains (autant entiers que dans les aliments transformés) sont la meilleure source d’acides gras Omega-6 dans l’alimentation occidentale, que ces acides gras ont une action INFLAMMATOIRE dans l’organisme, et qu’ils se retrouvent en excès dans les régime du nord-américain moyen. Le fait de retirer les grains et les aliments transformés de l’alimentation rééquilibrera inévitablement le ratio Omega-3:Omega-6 et aura plusieurs effets bénéfiques pour la santé, entre autres une réduction de l’inflammation et des douleurs inflammatoires.

Personnellement, je suis le régime GBS — ma descendance, mes parents et mes grands-parents ont toujours fait de même. Le régime du Gros Bon Sens, qui suppose que l’on ne mange pas d’aliments industriels car nous avons appris à cuisiner, et qui respecte le principe de base par lequel, comme dit ma mère qui, à 81 ans, marche encore 1 heure par jour et mène une vie saine, est parfaitement autonome : « Un petit peu de tout, c’est bon. »

Mme Borde avez-vous répondu à la réaction de Mme Jacqueline Lagacé ?

J’espère que vous avez au moins pris le temps de la lire. Ainsi que les nombreux articles scientifiques en référence.

En mars 2012, j’avais depuis plus de 2 années une nodosité de Heberden à l’index de la main gauche. J’avais consulté des docteurs de médecine traditionnelle. Il n’existe aucun traitement curatif pour l’arthrose digitale, seulement des traitements pour soulager la douleur et chirurgicaux pour reconstruire une phalange trop déformer.
À ce moment, j’ai essayé un régime sans gluten et sans caséine. Après 3 mois, la nodosité était complétement disparue de même que des douleurs que je ressentais dans d’autres articulations. Depuis maintenant plus de 3 ans, aucune nodosité n’est apparue mais la douleur revient si je fais des écarts alimentaires.

Mme Borde, avez-vous une formation en nutrition ?

Je lis sur le site de l’université Laval ou vous êtes chargée de cours et que votre formation date de 1990 Diplômée de l’École nationale supérieure de chimie de Paris DEA Information et communication scientifique et technique (Paris)
Cela remonte à plus de 25 ans, avez-vous mis votre formation à jour depuis ? Je n’ai rien trouvé sur le net à ce sujet.

Tant mieux pour vous si vous n’avez pas de maladies inflammatoires malgré votre âge. Par contre, vos articles empêchent sans doute des personnes souffrantes d’expérimenter le régime hypotoxique et d’en retirer les bienfaits associés.

Anne-Marie

Une étude à double insu ne prouverait rien par rapport à ces régimes. Les gens suivant un régime vont probablement dire qu’ils se sentent mieux que s’il n’avaient pas suivi ce régime, tout simplement parce qu’ils vont se convaincre qu’ils n’ont certainement pas suivi ce régime pour rien. Ils vont donc avoir tendance à minimiser leurs symptômes. C’est comme pour ceux qui prennent un antitoussif qui goûte mauvais: on se dit qu’il doit certainement être meilleur…

La seule façon de vraiment faire une étude valable serait si les personnes au régime ne savaient pas qu’ils le sont. On aurait ainsi une étude en double ou triple aveugle. Mais je pense que vous voyez ou est le problème… Dans les tests cliniques, les patients ne savent pas s’ils sont sur médication ou sur placébo, et les pilules qu’ils reçoivent sont visuellement identiques.

Pour la tolérance au lactose du lait, elle a été acquise surtout par les européens. Les asiatiques n’ont pas développé cette capacité de facilement digérer le lait. C’est aussi le cas des amérindiens, africains et afro-américains. Alors, avec l’immigration et le métissage racial au cours des âges, il est possible que le nombre de personnes adultes qui digèrent mal le lait ait augmenté. Mais tout dépend de la quantité ingérée. Un simple verre de lait ne donne souvent aucun effet secondaire. http://www.nationaldairycouncil.org/SiteCollectionDocuments/LI%20and%20Minorites_FINALIZED.pdf

Pour ce qui est de faire la promotion de régimes ou de remèdes miracles, eh bien, tant que ce sera payant, on en verra beaucoup. C’est souvent beaucoup plus payant de vendre du vent que de travailler en recherche ou même comme médecin.

Je souffre de douleurs chroniques et une amie qui suit le régime hypotoxique m’en avait parlé
Elle je ne l’ai pas vu avoir moins d’arthrite rumathoide et moi pas moins de douleurs inflammatoires ou neurologiques
Mais est ce un hasard , des problèmes gastriques sont disparus chez moi juste en enlevant le lait et le blé
Aucune autre restriction pour moi mais pour ces deux là ce fut bon
Ce n’est pas devenu une croyance juste un constat

L auteur de cet article n’a certainement pas pu lire beaucoup d etudes ….. Trop subjectif

Pourquoi s’acharner sur ce qui foncitonne pour certains ? Si quelqu’un souffre moins, je ne vois pas pourquoi elle devrait continuer à absorber des médicaments pour atténuer les douleurs plutôt que de modifier son alimentation. La meilleure preuve scientifique est la personne elle même de part les résultats obtenus. Les: ON NE SAIT PAS SI LES DOULEURS QUI DISPARAISSENT SONT CAUSÉS PAR CE RÉGIME….Je trouve ce raisonnement limité. Si vous souffrez, allez-vous attendre des années pour ne pas tenter de réduire la souffrance avant que les scientifiques vous disent que c’était valable ou pas ? Personnellement, la science peut aussi se tromper jusqu’à preuve du contraire !
Chose certaine c’est que nous avons une problématique et peu de solutions de rechangent. Alors, svp, votre prétendue science me semble une insulte à l’Intelligence humaine. La science s’est vue modifiée par des penseurs différents et des époques différentes. La science aussi peut induire en erreur car les preuves ne sont jamais démontrées avant de longue période de temps voir des siècles de contradiction et encore, elle risquent de se voir contrariées par d’autres scientifiques. Les gens devraient d’abord se fier à eux mêmes pour retrouver la santé ! Attention à vos propos qui sèment des doutes et soutient l’illusion que tout est correct avec le blé etc… Si cela était, pourquoi les gens souffrent-ils d’arthrite ? Étant donné que vous n’avez pas de solution, n’enlever pas l’espoir de ceux et celles qui s’adonne à ces régimes. Votre article joue la carte de la science pour mieux donner l’impression de crédibilité mais à mes yeux, vous contredisez les principes mêmes de la science en jouant la carte du FLOU. Il est irresponsable de s’y opposer quand on nage dans un tel flou !.

Tellement d’accord avec vous !! Et j’ajouterais que, la médecine traditionelle traite le symptôme et non la cause du problème, nous prescrive des médicaments pour « patcher » la douleurs, médicaments qui sont fabriqué par des compagnies pharmaceutique très lucrative ! Pour ne citer qu’un exemple, la grippe h1n1, il ont « créé » un vaccin en 3 semaines ? Un mois pê ? Et qu’ils ont vendu en quantité mirobolante créé par la peur et la panique au public ! et on entendait pas trop parlé des effets secondaires quand mm assez important chez certaines personne ! ÇA je trouve ça inconcevable ! Alors un régime prônant la bonne alimentation, jvois pas ou est le problème. Et oui ces personnes qui ont écrit des livres à ce sujet dans le but d’informer la population sur les bienfaits de leurs connaissances, sont payés pour ça ! Et oui et c’est normal ! Je connais pas grand monde qui irait travailler pour zéro cennes !! Alors les sceptiques et les défendeurs des cie pharmaceutiques et leurs accolites peuvent bien essayer de rendre ces régimes « sans preuves » banales et sans fondements, il n’en tient qu’à nous et notre intelligence et bon jugement, de l’essayer et d’en conclure par nous même !

Après des années de recherche sur l’alimentation afin de trouver une solution durable et sans effect secondaire à mes problèmes de santé, j’en suis venue à éliminer les produits cérialiers de mon alimentation. Je découvert une panoplie d’autres aliments que je pouvais manger sans me sentir privée. Si les résultats que j’ai obtenus étaient dûs à l’effet placebo, alors j’aurais dû les obtenir avec tout ce que j’ai essayé avant d’en arriver là. Des études scientifiques sur le sujet, il y en a. Pour ceux qui ont une sincère volonté d’apprendre je vous recommande de lire: « Pourquoi le blé nuit à votre santé » de William Davis. Le livre cite de nombreuses études scientifiques, il ne s’agit aucunement d’histoire de gouroux.

Finallement, ce n’est pas parce que quelque chose n’a pas encore été démontré scientifiquement que cette chose n’existe pas. La meilleure preuve, c’est mon corps qui me l’a donnée. J’encourage tous ceux qui hésitent, d’éliminer les produits céréaliers pendant 3-4 semaines, vous verrez bien par vous même ce qui est bon pour vous.

D’accord, dans l’ensemble, avec votre argumentation. Par contre, je ne comprends pas votre réticence, voire votre opposition, relativement aux aliments bios. C’est toute une nouvelle conception de l’agriculture qui est en jeu ici : il ne s’agit pas seulement d’offrir des aliments plus sains (sans pesticides, sans engrais chimiques, etc.) mais de changer notre rapport à l’environnement en adoptant des modes de culture plus durables (« sustainable »), réduisant les impacts néfastes sur l’environnement naturel, et cela, en amont et en aval.

Depuis quand faut-il attendre après la science pour se faire du bien?
Les nombreuses personnes que je connais qui ont vu leur vie changer, qui ont retrouvé leur bien-être au niveau des articulations, du système digestif et qui ont vécu la fin de leurs douleurs, sont-elles toutes folles? Pourquoi se donneraient-elles autant de mal pour ne pas être mieux et bien?
Ce que vous leur dites à ces personnes, Madame Forgue, c’est de continuer à prendre leurs pilules, de continuer de souffrir et d’attendre que la SCIENCE prouve ce que ces personnes se sont déjà prouvées par leur initiative propre.
Des preuves scientifiques de vos avancées, et non des boutades, seraient à la hauteur de votre réputation et respecteraient vos lecteurs.
Chromosomes, gènes, protéines, enzymes, HLA, etc… À quand remonte votre dernière formation de biologie moléculaire? Une intolérance n’est pas une réaction immunogénique. Le lactose est un sucre; la caséine est une protéine.
Je vous invite à consulter le site français de l’INRA (Institut national de recherches agronomiques); vous y trouverez des recherches sur le microbiome humain et son influence sur la muqueuse intestinale et le cerveau, etc…

Quel article décevant. Une scientifique dites-vous? Dans ce cas, j’espère que vous vous donnerez la peine de lire la réponse de madame Jacqueline Lagacé et en même temps prendre note de ce qu’est réellement un article scientifique.

Madame Borde, je ne pouvait pas recourber mes doigts autour du volant de la voiture. Je ne dormait pas plus de deux heures sans deux Tylenol Fort. Je n’avait plus rien à perdre quand j’ai essayé de manger sans pain de blé et sans laitages. 15 jours après je pouvais de nouveau conduire et les douleurs avaient cessées. Cette diète n’en est pas une, ni pour moi ni pour beaucoup de mes amis. C’est un mode de vie qui nous sauve des douleurs et de la perspective d’être des éclopés. Elle n’est pas compliquée, et cela nous redonne la mobilité et le sourire. C’est si bon de ne plus avoir mal, de bouger, de dormir sans se réveiller en pleurs à cause des douleurs lancinantes.

Il est possible que votre article détourne des gens malades d’une possibilité d’améliorer leur qualité de vie. Ceci ne vous fait pas honneur et c’est un triste résultat vu votre influence de journaliste d’un magazine de prestige. Je suis sidérée par votre inculture «scientifiques». Vous êtes la preuve que vos prix ne veulent rien dire. S’il vous plaît, refaites vos devoirs, et si possible, ajoutez une mea culpa basée sur une bibliographie scientifique réelle et réellement lue.

En espérant retrouver ma confiance, votre, Irina Covaliu

Voilà une étude intéressante double blind comparant le blé avec le kamut (une forme ancestrale du blé).

Effect of Triticum turgidum subsp. turanicum wheat on irritable bowel syndrome: a double-blinded randomised dietary intervention trial.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24521561
» Interestingly, the inflammatory profile showed a significant reduction in the circulating levels of pro-inflammatory cytokines, including IL-6, IL-17, interferon-γ, monocyte chemotactic protein-1 and vascular endothelial growth factor after the intervention period with ancient wheat products, but not after the control period. In conclusion, significant improvements in both IBS symptoms and the inflammatory profile were reported after the ingestion of ancient wheat products. »

Une autre étude intéerssante sur l’impact de la protéine de blé sur la perméabilité de l’intestin (liée à la plupart des maladies inflammatoires)

Effect of gliadin on permeability of intestinal biopsy explants from celiac disease patients and patients with non-celiac gluten sensitivity.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25734566
« Increased intestinal permeability after gliadin exposure occurs in all individuals. Following gliadin exposure, both patients with gluten sensitivity and those with active celiac disease demonstrate a greater increase in intestinal permeability than celiacs in disease remission. A higher concentration of IL-10 was measured in the media exposed to control explants compared to celiac disease in remission or gluten sensitivity »

Metabolic and physiologic effects from consuming a hunter-gatherer (Paleolithic)-type diet in type 2 diabetes.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25828624
« Even short-term consumption of a Paleolithic-type diet improved glucose control and lipid profiles in people with type 2 diabetes compared with a conventional diet containing moderate salt intake, low-fat dairy, whole grains and legumes. »

Mon cas personnel: maladie de Crohn depuis 20 ans. Je controle très bien la maladie sans médicaments biologiques ou stéoridiens. J’ai une digestion plutôt normale (une selle à chaque matin). Mon CRP (indice d’inflammation) est consistant à 0. Ma glycémie à jeun est au taux de base d’environ 4. Ma pression est aussi basse que l’on peut espérer. Mon focus a jamais été aussi bon (j’étais sur le ritalin plus jeune).

Personnellement, c’est votre article que je trouve fantaisiste. C’est à peine s’il laisse la place au doute.
Vous seriez bien inspirée de mener une vraie enquête sur ces questions au lieu de culpabiliser les personnes qui s’intéressent à leur santé (« complique la vie de ses proches » « impossible de partager un repas convivial’).

Ce n’est parce qu’on est malade que l’on souscrit naïvement à tout par ailleurs.

J’ai démarré ce régime pour une polyarthrite rhumatoïde que je porte depuis 24 ans et qui était devenue agressive au point de m’empêcher de marcher. Je vous précise que comme vous, mais la culture scientifique en moins, j’étais totalement incrédule.

Trois mois plus tard, j’ai repris le sport, je marche normalement et même si j’étais une gourmande convaincue fan de pâtisserie et de beurre, ma rémission vaut toutes les « privations ». Je mets des guillemets car il suffit d’un peu d’imagination et de recherche pour découvrir de nouvelles saveurs et se faire plaisir. Mon entourage qui a vu l’évolution, totalement incrédule lui aussi, est le premier à me proposer des alternatives et à trouver qu’au final, ce n’est pas si restrictif que ça : viande, poisson, fruits et légumes sont autorisés. Il existe du pain à la farine de riz et de sarrasin et de nombreux gâteau ou dessert.

Tout dépend également dans quel pays vous vous trouvez pour trouver ça restrictif.

Ma gourmandise et mes réticences de départ m’ont amenée à commettre des écarts que j’ai amèrement regrettés : retour immédiat des douleurs. Curieux comme coïncidence.

Enfin, mes maux de tête ont disparu (ce qui n’était pas un effet recherché).

Pour terminer, je trouve votre manière d’aborder le sujet extrêmement légère et très méprisante vis à vis des personnes qui font ce régime. Evidemment je ne le conseille pas pour une simple perte de poids mais il vaut la peine d’être tenté si l’on est atteint d’une des maladies concernées. Le Dr Seignalet n’a jamais prétendu l’arrêt total des médications, il est donc possible de faire le test en continuant son traitement.

Pour les personnes qui liraient mon commentaire et seraient convaincues, je précise que j’ai eu des résultats très bons, très rapidement mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Initialement je m’étais prévu 6 mois de test.

Oufffffffff , je suis pas le seul a vous avoir entendu a la radio au sujet de votre article … et surtout en lisant les commentaires, je ne suis pas le seul a pensé que vous êtes simplement pathétique et ridicule, associé végétarien a orthorexique !! quelle horreur !!! la diète poutine est donc a l’autre extrémité …n’y a t il donc pas de pathologie mentale pour ce mode alimentaire ?? Faire attention à ce que l’on mange est devenu une maladie mentale, c’est du grand n’importe quoi !! Pour ce qui est de la convivialité, je vous invite et ceux qui le souhaitent à un végé potluck à Quebec ( http://www.veganquebec.net/spip.php?article340 ) qui se tient 1 fois par mois, vous y verrez si l’ambiance est morose de ne manger que végétal !!!

Non, pas d’étude scientifique sur le sujet. Mais savez-vous combien coûte une étude scientifique? Qui paierait? L’industrie du lait ou l’industrie céréalière? Je connais deux cas où le régime de Mme Lagacé a été bénéfique (même si cette auteure aurait grandement besoin des conseils de faiseurs d’image et de spécialistes en communication). Les deux cas en question : 1) ma conjointe, qui supportait des problèmes d’arthrose depuis des années (20-30 ans) grâce à sa résilience à la douleur et périodiquement grâce au Celebrex (tiens, un autre qui ne financera pas de recherches sur le sujet) et 2) une collègue de chorale, qui avait arrêté de chanter parce qu’elle ne pouvait plus tenir sa partition; incidemment, elle est médecin et avait aussi arrêté de travailler. Dans les deux cas, ça a été le retour à une vie normale, avec, sinon un miracle (on n’en demande pas tant), du moins une énorme amélioration de la qualité de vie. Ma conjointe court maintenant des 5 et des 10 km dans ses moments de loisirs. Placebo et superstition? Il faudrait nuancer. Mais quand il n’y a rien à vendre, sinon un changement d’habitudes, qui va payer la recherche?

Tellement d’accord avec vous, Jacques! Si un jour Mme Borde souffre d’arthrose, elle attendra bien sagement la pilule miracle. De mon côté je jubile d’avoir découvert le régime hypotoxique. Mais comme je ne fais partie d’aucune étude, mon témoignage ne vaut vraisemblablement rien.

Malheureusement à notre époque c’est le seul régime qui conviennent aux personnes comme moi qui son atteintent d’une stateose hepatique diffuse héréditaires ,car n’étant ni grosse (1m78 pour 62 kilos) ni alcoolique il est très difficile de trouver des recettes pour rendre la diète obligatoire supportable et au moin avec ce livre on ressent moin la maladie comme une punition .

Proposez des solutions plutôt que de critiquer ceux qui cherchent … l’alimentation hypotoxique n’a rien de drastique alors parlez de ce que vous connaissez

… Juste de la manipulation par les médias
Combien les lobbys pharmaceutiques et aggro-alimentaires vous ont payés pour discréditer une alimentation saine et non industriel ?

Je suis de votre avis. C’est triste à dire mais les médias, les industries pharmaceutiques et le gouvernement sont tous dans le même bateau tant qu’à moi. Il ont tous un seul but: vider nos poches en nous jetant de la poudre aux yeux.

Page non nécessaire à lire… sert seulement à diriger les personnes souffrantes vers les médicaments… je suis un peu ce régime et je n’ai pas d’effet secondaire comme les cochonneries de cortisone, remicade (qui est LA PIRE SOLUTION) et d’autres que j’ai déja essayé.

Les personnes qui se disent bien en ingérant leur médication, ne font que patcher leurs problèmes. D’une manière c’est une solution temporaire, plus tard peut-être bien que d’autres effets vont ressortir en raison de leur intolérance. Exemple: un mauvais aliment ne donne pas seulement de problème aux intestins. Il peut avoir des problèmes ailleurs. Avec ma colite ulcéreuse, j’ai du couper le gluten, le sucre et la friture. Au début de ma rémission, j’avais seulement retiré le sucre. Ça m’a aidé pour ma colite mais mon acné est disparu. Donc les médicaments pharmaceutiques, je m’en passerais n’importe quand. Surtout en sachant que ça fait un grand plaisir à l’industrie pharmaceutique et au gouvernement de gobber leur cochonnerie.