Nos amies les bactéries

Asthme, allergies, maladies auto-immunes, obésité… Une nouvelle arme pourrait s’ajouter à celles dont disposent les médecins pour traiter ces pathologies : les bactéries ou, plus précisément, l’inventaire de ces micro-organismes qui vivent dans notre corps.

Les bactéries sont des centaines de milliards à peupler notre peau, notre bouche, nos poumons, notre appareil digestif et nos organes génitaux. Elles assument une grande variété de fonctions, pour la plupart bénéfiques : régulation, protection, assimilation des nutriments, etc. Les scientifiques n’en savent malheureusement guère plus sur elles, la médecine et la biologie moléculaire s’étant principalement concentrées, ces dernières années, sur l’étude des cellules et du génome humains. Toutefois, des chercheurs ont récemment manifesté un nouvel intérêt pour ces micro-organismes et découvert avec étonnement qu’ils pourraient jouer un rôle clé dans certaines pathologies, dont l’asthme et les allergies.

Un peu partout dans le monde, des scientifiques ont donc commencé à se rassembler pour faire le recensement des milliers d’espèces de bactéries qui nous habitent et ainsi établir notre « microbiome ». De ces organismes, ils veulent tout savoir : leur génome, leur nombre, leur rôle, leur emplacement et ainsi de suite. La tâche est évidemment colossale, comparable à celle du séquençage du génome humain. Déjà, en avril, les Européens ont lancé MetaHIT, programme de recherche sur les bactéries du tube digestif. De leur côté, les Américains prévoient démarrer l’an prochain le Human Microbiome Project, qui étudiera les bactéries de la peau, de la bouche, de la gorge, des poumons, des intestins et du vagin.

Certains rêvent qu’une fois ce travail terminé, dans quatre ans environ, on sera en mesure de tracer le profil bactérien de chaque patient, comme on peut connaître son génome. Et qu’alors on pourra modifier sa flore bactérienne pour influer sur sa santé.

Génération malbouffe
Des chercheurs de l’Université de Calgary ont examiné 367 aliments destinés aux enfants. Résultats :
• 70 % des produits examinés contenaient trop de sucre ;
• 23 %, trop de gras ;
• 17 %, trop de sel ;
• 89 %, en tout, contenaient trop de sucre, de gras ou de sel ;
• 63 % vantaient pourtant leur valeur nutritionnelle sur l’emballage.

Hadronthérapie
Il y a du nouveau dans l’arsenal thérapeutique contre le cancer. Des scientifiques d’un peu partout dans le monde planchent sur un successeur à la radiothérapie : l’hadronthérapie. La technique est semblable, mais au lieu de bombarder les tumeurs de rayons X, on projette des faisceaux de particules — protons, neutrons ou ions — qui provoquent la mort des cellules touchées. Les essais révèlent une plus grande précision, de sorte que les cellules saines entourant les tumeurs ne sont pas endommagées. On peut ainsi augmenter les doses de radiation et, du coup, accélérer les traitements. Il n’existe encore que quelques appareils d’hadronthérapie, qui se trouvent tous dans des laboratoires de recherche en physique des particules. Une vingtaine d’autres sont en construction, dont plusieurs seront destinés à des centres médicaux.

Un accent d’ailleurs
Rose Doré a passé sa vie dans le sud de l’Ontario. Mais depuis qu’elle a été victime d’un accident vasculaire cérébral, il y a deux ans, elle s’est mise à parler avec l’accent terre-neuvien. C’est le premier cas canadien répertorié d’une affection neurologique rare appelée « syndrome de l’accent étranger ». Seulement une vingtaine d’autres cas ont été signalés dans le monde, dont celui d’une femme vivant au Royaume-Uni qui a pris l’accent jamaïcain.

Ailleurs dans le monde
Un an seulement après avoir interdit la cigarette dans les lieux publics, l’Écosse voit d’importants changements dans ses hôpitaux. Le nombre de crises cardiaques a chuté de 17 % et, selon les médecins, ce seraient les non-fumeurs qui bénéficieraient le plus de la nouvelle politique.

Horloge biologique masculine
Avis à ceux qui planifient de fonder une famille : il n’y a pas que l’âge de la femme qui compte, celui de l’homme aussi. Une récente étude menée en France sur plus de 12 200 couples révèle que les chances de procréer chutent lorsque l’homme est âgé de plus de 35 ans, tandis que les risques de fausse couche augmenteraient en flèche. Les auteurs de l’étude supposent que le matériel génétique contenu dans le sperme des hommes plus âgés serait de moindre qualité, ce qui pourrait provoquer des fausses couches.

La pilule de l’exercice
Perdez du poids sans vous lever de votre fauteuil ! Ce n’est pas la promesse d’une publicité de télé-achat, mais l’espoir des scientifiques de l’Institut Salk,en Californie.Ils pensent avoir mis au point un médicament capable de reproduire les effets de l’exercice physique… sans exercice physique. Des souris qui ont pris le médicament pendant quatre semaines ont accru de 44 % leur endurance physique et développé leurs fibres musculaires. Cette pilule donnerait au corps l’impression qu’il s’entraîne quotidiennement en trompant des enzymes qui régulent le métabolisme des cellules. Bien sûr, il reste encore au moins une décennie de recherche pour comprendre les effets secondaires sur l’humain avant que les gens puissent rester au lit une heure de plus au lieu de faire leur jogging matinal. Espérance pour une population obèse ou nouvelles possibilités de dopage ?

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