Nos assureurs aiment le « fast-food »

Les compagnies d’assurance médicale disent avoir à cœur la santé de leurs clients, mais elles sont aussi d’importants actionnaires de l’industrie du fast-food, selon une étude (pdf et en anglais) publiée le 15 avril dans l’American Journal of Public Health par des chercheurs en éthique de la Harvard Medical School, qui enjoignent les compagnies à se comporter de manière plus responsable.

Selon Jon Wesley Boyd et ses collègues, les principaux assureurs détenaient, en date du 11 juin dernier, 1,88 milliard de dollars d’actions des cinq plus grands groupes de restauration rapide cotés en bourse, soit 2,2 % de leur capital.

La compagnie hollandaise ING, par exemple, détient 311 millions de dollars d’actions de McDonald’s.  La Financière Manuvie, une firme canadienne, a quant à elle 146 millions de dollars dans trois des cinq compagnies, dont 53 millions dans Yum !, qui exploite entre autres les bannières Poulet Frit du Kentucky, Pizza Hut et Taco Bell.

« C’est votre intérêt qui compte », dit la pub ING. C’est à voir.

Les chercheurs estiment que la participation des assureurs au capital des chaînes de restauration rapide pose un problème d’éthique puisqu’ils ne peuvent pas, d’un côté, prétendre encourager les bonnes habitudes de vie de leurs clients et de l’autre, financer une industrie dont les effets délétères sur la santé sont bien connus.

Jon W. Boyd, qui avait déjà dénoncé la participation des assureurs au capital des compagnies de tabac, estime que les compagnies d’assurance devraient soit revoir leurs politiques d’investissements pour choisir des secteurs d’activité qui n’ont pas un impact sur la santé aussi nuisible, soit profiter de leur poids au sein des géants de la malbouffe pour faire évoluer leurs pratiques.

Si les assureurs privés sont amenés à jouer un rôle de plus en plus important dans le système de santé, comme cela risque fort d’être le cas dans les prochaines années, ils devraient commencer par se montrer irréprochables sur le plan éthique, dit-il.

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Ils vous répondront: ce sont les lois du marché (c’est sûrement rentable après tout!). Il ne faut pas s’attendre à autre chose d’une société où prime l’intérêt immédiat et où la signification du mot éthique semble oubliée par la très grande majorité des gens depuis belle lurette (l’éthique, ça ne rapporte pas!).

Peut-être est-ce seulement un moyen de diversifier leur risque.

Si la population mange mieux, elles perdent au niveau de leur placements mais diminuent ou retardent leurs paiements.

À l’inverse, si la santé de leur clientèle se déteriore à cause de la malbouffe, elles sont regagnantes sur leurs placements.

« Peut-être est-ce seulement un moyen de diversifier leur risque. « (Sébastien)

Au contraire, plus la population mange plus elle est malade et plus les compagnies d’assurances santé font de l’argent.

Plus la population mange plus les compagnies d’assurance santé encaissent pour la bouffe vendue.

Plus il y a d’accidents, de vols et d’incendie, plus les compagnies d’assurances font de l’argent.

Autrement dit plus le chiffre d’affaire est gros plus il y a de l’argent à faire.

Plus de vol plus de prime.

Plus de primes plus d’argent.

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