OGM à gènes empilés = danger?

Avec ses huit gènes modifiés, le maïs SmartStax présente-t-il un danger potentiel accru pour la santé ou pour l’environnement par rapport aux OGM «traditionnels», dans lesquels un seul gène a été inséré ?

Non, selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments qui vient, tout comme l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis, d’autoriser les compagnies Monsanto et Dow Agrosciences à commercialiser cette variété de maïs d’un nouveau genre. Peut-être, selon le Réseau canadien d’action sur les biotechnologies et Greenpeace, qui reprochent notamment au gouvernement canadien de prendre pour acquis que ce changement de technologie n’a aucun impact sur la sécurité des OGM. Les détails des arguments sont ici.

Le débat arrive malheureusement un peu tard. L’an dernier, des plantes comptant plus d’un gène inséré par génie génétique ont déjà été cultivées à grande échelle dans 10 pays à travers le monde dont le Canada. La plupart de ces OGM cumulent deux ou trois gènes de résistance à des herbicides et à des insectes. Aux États-Unis, 41% des superficies de cultures de plantes transgéniques (78% pour le maïs) sont consacrées à ces «OGM à gènes empilés», comme on les appelle.

Les superficies cultivées augmentent rapidement : pour l’industrie, l’avenir est aux gènes empilés, qui permettront de diversifier la gamme de semences en combinant de multiples manières les gènes modifiés. SmartStax contient un nombre record de six gènes de résistance aux insectes et deux de résistance aux herbicides. Dow et Monsanto, qui se sont associées pour le mettre au point, en attendent des revenus considérables.

Du point de vue réglementaire, cette seconde génération d’OGM creuse encore un peu plus le fossé entre pays pro et anti-OGM. Dans l’Union Européenne, les OGM à gènes empilés doivent par exemple obligatoirement faire l’objet d’une nouvelle évaluation complète, même si les gènes insérés ont déjà été évalués individuellement. La réglementation canadienne est moins exigeante. Voyez ici un tour d’horizon des réglements et de l’avenir des cultures d’OGM dans le monde , y compris à gènes empilés (stacked genes en anglais).

Quant aux études scientifiques indépendantes sur le sujet, elles sont encore relativement rares. En 2007, des chercheurs belges concluaient qu’une variété issue du croisement de deux OGM ne devait pas nécessairement être entièrement évaluée si ses deux «parents» ont déjà été approuvés.

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Si le sujet vous intéresse, je vous conseille de regarder le documentaire : « le monde selon Monsanto ». C’est un « violent » parti pris contre cette firme et ses méthodes. Vous y verrez notamment que le responsable de l’agence gouvernementale des USA sur la question des risques sanitaires liés aux OGM est un ancien membre de la société Monsanto…

le film : http://video.google.com/videoplay?docid=-8723985684378254371

la fiche wikipedia du film :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Monde_selon_Monsanto

et je viens de le découvrir, le blog :
http://blogs.arte.tv/LemondeselonMonsanto/frontUser.do?method=getHomePage

si ces questions vous passionnent, je peux également vous conseiller la série de documentaire de Yann Arthus Bertrand ; la terre vue du ciel. Ainsi que son film qui vient de sortir il y a un ou deux mois : « home »

Vous ne regarderez plus votre assiette de la même manière après ça. Pour ma part, cela a changé certaines de mes habitudes de consommation!

Merci à M. pascal

Laisser ces grandes et très puisantes entreprises faire les études pour nous prouver que leurs produits sont bon est complètement ridicule.

Les pharmaceutiques et plusieurs autres sont ne pas mieux.

Pourtant nous avons la preuve incontestable que tout ce beau monde nous ment à tour de bras à chaque produit qu’ils sortent. Les anti-inflammatoires, le Roundup qu’on disait biodégradable, et une multitude d’autres. On est en train de découvrir que les médicaments contre le « mauvais » cholestérol est une farce qui rapporte des milliards.

Les études devraient être faites par des organismes indépendant à but non lucratif. Moi si je faisait une étude pour prouver que mon produit est bon, vous pouvez être sûr à l’avance qu’il sera bon même si c’est du poison.

Actuellement la planète ne peut plus se passer de pesticide. Il serait grand temps de voir à ce qu’ils ne soient pas nocifs quitte à investir massivement avant qu’il soit trop tard.

Pour finir je voudrais ajouter que le succès du Roundup à coup de mensonges a probablement freiné beaucoup de recherches de la part des autres. Il en est de même pour les médicaments pour l’hypertension dont on ne peut se passer mais qui ne sont pas trop bon pour la santé. Évidemment ceux qui font des études sur ces médicaments à partir des données des entreprises ne peuvent pas les publier.

L’Industrie nous ressort les mêmes arguments qu’elle a sorti pour défendre l’emploi des insecticides, pesticides, fongicides et herbicides. POurtant 10-15-20-30 ans plus tard, plusieurs de ses produits ont été retiré car les effets pour l’envirronement et la santé étaient trop grand pour continuer à croire les études de l’industrie.

Je cite votre texte pour résumer votre article et peut-être même clore le sujet « …pour l’industrie, l’avenir est aux gènes empilés,… ». Évidemment, les mots clé sont «POUR L’INDUSTRIE» qu’on pourrait aussi traduire par «pour l’argent». La planète, les humains? Qu’ils s’adaptent ou qu’ils meurent. Les généticiens sont sans gêne.

Tout ceci me donne froid dans le dos.
Le brevetage du vivant est une abérration.
De modifier des gènes pour les rendre plus TOLÉRANTS aux INSECTICIDES et non-pas plus productifs est une sotise digne des livres d’histoire.
Comment empêcher le pollen de ces OGM des se répandre partout sur la planète et de contaminer des organismes non-transgéniques? Cela est d’autant plus important que Monsanto tente de poursuivre des cultivateurs ayant des cultures au génome altéré, leur demandant de leur débourser des redevances.
On en revient au modèle féodal mafieux.
S’approprier des redevances sur les cultures!…