Oiseaux migrateurs : les agriculteurs passent à l’action

Pour éviter que les oies blanches ne dévorent les semences, les agriculteurs sortent l’artillerie lourde : les effaroucheurs.

oie-blanche
Volée d’oies blanches dans la région de la Côte-du-Sud. – Photo : Benoit Gendreau

Près d’un million d’oies blanches se sont posées dans les champs du Québec. Et pour éviter qu’elles ne dévorent les semences, les agriculteurs sortent l’artillerie lourde : les effaroucheurs.

Recrutés et payés par l’Union des producteurs agricoles (UPA), ces épouvantails vivants sillonnent les terres agricoles et font fuir les oiseaux qui y broutent en tirant des coups de fusil vers le ciel. En avril et en mai, ils sont une soixantaine à suivre ainsi les troupeaux à la trace.

L’an dernier, la Financière agricole, organisme public de soutien à l’agriculture, a versé 2,3 millions de dollars d’indemnisations aux agriculteurs. Un record.

Selon Yvon Simard, président de la Fédération de l’UPA du Saguenay–Lac-Saint-Jean, le Service canadien de la faune doit revoir la gestion de cette population.

« Il faudrait plus de chasseurs, augmenter le nombre de permis de prises et ramasser les œufs en période de reproduction », dit-il.

Laisser un commentaire