Où est le cerveau reptilien de Clotaire Rapaille ?

Que renferme le cerveau reptilien des gens de Québec que sonde à grand bruit le publicitaire français Clotaire Rapaille ? Des pensées sadomasochistes ? Un complexe d’infériorité ? J’ai un scoop pour vous et je ne vous demanderai même pas 250 000 dollars ni une paire de lunettes de soleil pour vous le révéler. Vous êtes prêts ?

Rien. La réponse est rien. Pour la simple et unique raison que le cerveau reptilien n’existe pas.

Ce concept a été inventé dans les années 1960 par un médecin américain spécialiste du cerveau, le Dr Paul MacLean (document pdf), pour expliquer l’organisation cérébrale. Selon son modèle dit « du cerveau triunique », le cerveau humain serait en réalité formé de trois cerveaux apparus les uns après les autres au cours de l’évolution des espèces :  le cerveau reptilien, le système limbique et le néocortex.

Sauf que la recherche a montré depuis que ce modèle n’est confirmé par aucune preuve scientifique, comme l’explique notamment cet article du magazine français Cerveau & Psycho. Si le modèle du cerveau triunique a eu son utilité, il a maintenant vécu.

D’ailleurs, les cerveaux des animaux qui sont apparus avant l’humain ne correspondent pas à des stades « primitifs » du cerveau humain. L’intelligence animale est beaucoup plus complexe que ce que l’on s’imagine. Et l’espèce humaine n’est pas au sommet de l’évolution ! Voyez cet article passionnant de Scientific American à ce sujet.

L’analyse du cerveau reptilien (tout comme la psychanalyse, d’ailleurs) fournit en revanche d’excellents ingrédients pseudo-scientifiques pour justifier de coûteux mandats de marketing ou de publicité.

Clotaire Rapaille est peut-être un génie de la pub, mais disons qu’il s’y entend surtout pour emballer son savoir-faire dans du blabla qui impressionne fort les gogos.

Et son diagnostic ? Ordinaire, à mon avis de résidente de Québec depuis 17 ans. Des gros mots pour faire jaser sur des évidences que tout le monde connaît. Et après ?

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je suis de Québec et j’ai hônte de ce charlatan de Rapaille, dire qu’on donne $ 300 000 à cet escroc, moi ma vision des gens de Québec, est simple, on ce pose des questions, c’est tout, on ne prend pas pour acquit ce qui est dit dans les médias , on pousse la question plus loin, voilà coment les gens de Québec sont, je peux me tromper mais je ne suis pas loin, pour dire cela, je me base sur mon expérience de travail pendant 3 ans à Montréal, ce qui m’a faciné de Mourial, c’est le manque de questionnements des gens de Montréal, , alors le complex d’infériotrité ne fitte pas trop avec ce que j’ai vue, oui je peux me tromper, ça doit être mon cerveau reptilien.

Le choix de M. Rapaille est conforme à l’esprit de celui qui l’a engagé. Il pratique l’esbrouffe, l’improvisation et réagit impulsivement. La seule chose peut-être qui le différencie de son employeur est que ses interventions verbales sont dépourvues de toute vulgarité. Finalement, les fumistes et les charlatans finissent toujours par se retrouver. Ceci étant dit, Si on veut savoir quelle est l’image projetée par une ville auprès des visiteurs et des candidats à l’immigration, ce ne sont pas les autochtones qu’il faut interroger, mais plutôt les visiteurs et les candidats à l’immigration ou aux nouveaux arrivés.

300,000 pour Clotaire Rapaille, si c’est pour faire du bien aux citoyens de Québec, une petite visite chez le doc, il est ou le problème? a 25 cents par tete de pipe c’est une bonne affaire, le diagnostic ne peut pas faire de torts.
je comprends pas que vous vous acharner autant que ça sur lui, il n’est pas assé libéral? Aller voir, pour aujourd’hui uniquement, combien en dizaines de millier de $$ en contract d’études de toute sorte les institutions public ont distribué aux amis libéraux. vous m’en donnerai des nouvelles.
Vous-avez tous peur de lui, parce qu’il est libre penseur. On est pas habitué a ça au Québec par les temps qui cour. cour-suprème, tant a y etre.

Gna, gna, gna, je suis bien content. Bye, bye, cerveau reptilien. Merci pour cette info, citoyenne Laborde.

Ajoutons ceci : que les tentatives innombrables et opiniâtres de certains scientifiques pour expliquer l’Homme uniquement à partir de critères naturels-biologiques vont toujours échouer, non sans causer de terribles dégâts sur leur passage. Comme le dit bien Darwin dans le seul ouvrage qu’il consacre spécifiquement à l’Homme, « The Descent of Man » (pas son meilleur livre d’ailleurs, mais qu’importe) nous sommes la seule bibitte chez qui l’acquis prend le dessus sur l’inné (sauf en cas de nazisme, bien entendu, mais ça, il ne pouvait pas le prévoir). D’où l’appellation SAPIENS. La sapienza étant par définition immatérielle, le naturalisme va toujours rater sa cible.

En judéo-espagnol – langue géniale qui est en voie de disparition – il y a non pas un mais deux deux termes pour dire l’Homme : umbri et benadam. Umbri désigne l’Homme-en-tant-que mammifère, benadam au contraire l’Homme-en-tant-qu’homme. On peut d’ailleurs dire que ce qui se passe dans un camp de concentration nazi, c’est l’immonde tentative d’un gigantesque laboratoire parascientifique pour éliminer Benadam en chacun de nous par l’usage systématique de la terreur afin de le réduire à être seulement Umbri. Autrement dit c’est seulement dans un camp de concentration nazi que l’Homme n’est qu’un animal. Et pourquoi pas, citons Hannah Arendt dont le puissant esprit saisit l’essence de la chose dont je parle dans le passage suivant :

« L’expérience des camps de concentration montre bien que des êtres humains peuvent être transformés en des spécimens de l’animal humain et que la « nature » de l’Homme n’est humaine que dans la mesure où elle ouvre à l’homme la possibilité de devenir QUELQUE CHOSE DE NON-NATUREL PAR EXCELLENCE, à savoir un homme. » (C’est moi qui souligne)

La tendance d’une certaine psychanalyse contemporaine pour se marier à la neurobiologie fait partie des (nombreux) symptômes du phénomène que je traque. Aussi d’apprendre que cette histoire de « cerveau reptilien », qu’on m’a déjà servie, est une pure affabulation, c’est une info que j’accueille comme une petite mais réelle victoire.

« Les DIPLOMATES trouvent que la notion de cerveau reptilien demeure une allégorie bien imagée pour souligner que l’humanité est souvent victime de ses pulsions primitives. »

Vu comme ça, évidemment, je suis bien d’accord. Mais imaginons maintenant qu’un puissant naturalisme (déguisé) court actuellement le monde des idées, s’attaquant à tout ce qui est une construction spécifiquement humaine, à toutes les oppositions nécessaires à la pensée (comme culture/nature, par exemple). Pour le coup ça nous enfoncerait-tu rien qu’un peu dans les pulsions primitives… ! Mais pardonnez, chers Diplomates, cette petite plaisanterie qui j’en suis sûr ne vous derride pas du tout.

Allez juste faire un tour sur le site web de Clotaire Rapaille: http://www.rapailleinstitute.com/

Son site web est d’un amateurisme crasse qui n’a rien a voir avec celui qui représenterait un génie du marketing…..

Rapaille est un escroc, un rapailleur d’argent….

Clotaire Racaille, il sort d’où? Supposément grand expert mondial en faiseur d’image!!! Il ne peux même pas faire la sienne. C’est tout simplement un ami du bon maire de Québec. On voit tout de suite que ce gars est un escroc, un charlatant de la pire espèce. Il vient nous dire ce que tout le monde connaît. C’est certainement son ami qui lui rapporte quoi dire.

Rapaille nous promet de faire de Québec une ville «WOW». Mais si le cerveau reptilien n’existe pas… BOF !

Je viens tout juste de m’informer sur ce Rapaille et j’en ai assez pour très bien percevoir que c’est un charlatan.

Pourquoi pas y mettre de la macrobiotique en plus!

Le reptile voleur d’oeufs c’est lui.

Pauvre M. Labeaume vous auriez intérêt à écouter et consulter un peu plus les gens qui vous entourent afin d’éviter des bavures considérables et d’ajouter un peu de crédibilité à votre statut d’homme publique…

Bonjour Mme Borde! À la suite de la lecture de votre article paru dans L’actualité du mois de mai 2010 et qui est modifié ici sur votre blog, je n’ai pu m’empêcher de répondre à votre soi-disant « Pour un point de vue scientifique sur l’actualité » qui est si bien inscrit en dessous de votre article dans la revue et qui m’a fait sursauté de ma chaise! Cette référence « scientifique » n’est cependant point sur votre blog à mon grand soulagement!

Premièrement j’aimerais vous instruire sur ce qu’est une démarche scientifique, qui est tout le contraire de votre présente démarche. Selon la définition d’une démarche scientifique, la publication des sources des informations qui soutiennent vos affirmations est primordiale mais aussi la recherche d’un point vue, autre que celui que vous voulez entretenir personnellement! Ce qui est totalement inexistant dans votre article, ce qui en fait donc seulement un simple texte d’opinion, sans plus.

Deuxièmement, en réponse à votre affirmation selon laquelle le cerveau reptilien n’existe pas, affirmation que vous avez basée en passant sur une simple recherche sur le web. Il est facile de trouver vos source avec une simple recherche sur Google, Wikipédia, les sceptiques du Québec et une page reliée au site de l’Université McGill qui n’a par ailleurs rien de scientifique et ne repose sur les informations misent en ligne par à peu près n’importe qui, ce qui démontre l’ardeur de votre travail de recherche et l’objectivité de votre démarche.

Il est aussi facile que de citer seulement les sources allant dans la direction de votre opinion personnelle qui est en total contradiction avec une démarche scientifique qui se doit être objective!

En réalité, le «concept» du cerveau reptilien remonte bien avant vous, moi et Paul MacLean et sans vouloir perturber votre existence tout n’est pas indexé sur Google. La base de certains arts martiaux ancestraux par exemple repose sur l’existence de cette partie du cerveau dont vous pouvez lui donner le nom que vous voulez.

Troisièmement, j’aimerais répondre de la façon la plus objective à votre affirmation sur la psychanalyse que vous qualifiez de pseudoscience, basée sur une page du site des sceptiques du Québec. Cela prend vraiment beaucoup d’audace pour publier une affirmation aussi sans fondement que le restant de votre article, qui vient gratuitement en contradiction avec les recherches non seulement de Freud, Gustave Le Bon mais de milliers d’autres personnes qui ont travaillés toutes leur vie à faire de la vrai recherche sur les mécanisme du cerveau humain et non pas à faire de la simple spéculation sans fondement réel comme vous l’avez si bien fait.

D’ailleurs la publicité faite dans la revue pour laquelle vous travaillez est basée sur la psychanalyse et donc sert à vous payer! Pour finir j’aimerais vous laisser en vous informant sur la base même de la logique scientifique dans notre Univers qui est que la seule chose qui est impossible de prouver scientifiquement, c’est l’inexistence!

Sans prétention scientifique,

Giancarlo

p.s. merci de ne pas demander d’argent pour vous lire car ca ne vaut pas plus que de ce que vous en demandez!

Bonjour madame Borde,

J’aimerais particulièrement revenir sur une phrase de votre texte: »L’analyse du cerveau reptilien (tout comme la psychanalyse, d’ailleurs)fournit en revanche d’excellents ingrédients pseudoscientifques… ». Bien que je ne sois pas un fervent de la psychanalyse, il n’en demeure pas moins que votre affirmation est tout de même saugrenue et extravagante. Cette affirmation est loin d »être scientifique et engendre par le fait même une perte de crédibilité de votre texte, mais aussi de votre plume. La psychanalyse est établie depuis fort longtemps et lorsqu’elle est pratiquée dans un contexte approprié et ce par une personne compétente, cette école de pensée à plus que sa place! Ne croyez vous pas que de s’attaquer à Freud par cette affirmation est quelque peu irrationnel et téméraire??? Par ailleurs, l’idée de votre texte me semblait intéressante, je crois – en toute humilité – que vous auriez eu avantage à l’amener via d’autres voies que celle choisie, qui malencontreusement semble être la voie à ne pas emprunter…

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