Santé et Science

Internet contre le cancer

Après avoir servi des charlatans en mal de malades à berner, Internet semble inciter de vrais scientifiques en manque de fonds à poursuivre leurs recherches ! Depuis que le Dr Evangelos Michelakis, de l’Université de l’Alberta, a publié en janvier les résultats des premiers essais cliniques d’un médicament pour combattre le cancer, des milliers de personnes lui écrivent pour se proposer comme cobayes. Et grâce à différents donateurs, l’Université de l’Alberta a amassé 1,5 million de dollars pour mener, plus tard cette année, des essais cliniques à petite échelle.

Mes aïeux dans ma salive

Exit les traditionnels arbres généalogiques: pour débusquer vos plus lointains ancêtres, rien de tel qu’une goutte de votre salive. Bienvenue dans le nouveau monde de la généalogie génétique!

Cousins génétiques

Fernand Mireault a été, dès 2001, l’un des tout premiers Canadiens à utiliser l’analyse de l’ADN à des fins généalogiques. L’objectif de ce généalogiste amateur de Windsor (Ontario) : découvrir l’origine d’un de ses aïeuls, un certain François Amirault, dit Tourangeau, arrivé en Acadie vers 1680. « Son surnom laisse penser qu’il venait de la Touraine, en France, dit-il. Mais aucun document le confirmant n’a été retrouvé. »

Comment ça marche ?

La trousse d’analyse d’ADN comprend généralement un petit tube rempli d’une solution antibactérienne et un écouvillon muni d’une tête en coton rigide dentelé. Il suffit de se frotter énergiquement l’intérieur de la joue avec ce petit grattoir pour recueillir un échantillon de salive. Une fois prélevé, on le place dans le tube, qu’on envoie au laboratoire dans l’enveloppe matelassée fournie à cet effet.

Précieux comme un bleuet

Les biochimistes saluent ses vertus anticancéreuses et les consommateurs l’adorent. Poussé par la forte demande mondiale, le prix moyen du bleuet a presque doublé de 2004 à 2006, passant de 75 ¢ à 1,34 $ la livre.