Les vrais chiffres de la pandémie

Les États-Unis sont pour l’instant les seuls à avancer des chiffres, même approximatifs, sur le nombre de gens qui ont été contaminés par le virus A (H1N1).

Voilà les dernières estimations des Centers for Disease Control (CDC) :

Nombre d’Américains qui ont contracté le virus d’avril 2009 au 14 janvier 2010 : entre 41 et 84 millions, soit entre 13,4 et 27,4 % de la population.

Nombre de personnes hospitalisées aux États-Unis à cause de ce virus : de 183 000 à 378 000.

Nombre de décès dus au virus aux États-Unis : de 8 330 à 17 160.

Selon les CDC, une saison grippale «normale» ferait en moyenne 36 171 morts aux États-Unis, le pic de la saison survenant selon les années en janvier, février ou mars.

Le A (H1N1), lui, a surtout frappé au printemps et en octobre, ce qui fait dire aux chercheurs qu’il est encore trop tôt pour comparer ses répercussions à celles des virus habituels.

Vous trouverez sans doute que les fourchettes de ces estimations sont fort larges. Normal : il est impossible d’estimer précisément le nombre de cas, puisqu’un grand nombre de malades ne consultent pas de médecins et que tous les malades vus par des médecins pour la grippe ne sont pas forcément comptabilisés.

Pour leurs calculs, les Centers for Disease Control s’appuient sur une méthode statistique qui permet d’estimer le nombre réel de cas de grippe survenus dans la population à partir de divers indices, dont le nombre de tests positifs effectués dans les hôpitaux, le nombre d’hospitalisations et bien d’autres facteurs, comme la disponibilité des médecins aux États-Unis.

Le Canada, tout comme l’Organisation mondiale de la santé, ne fait pas ce type d’estimation.

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Je me demande quel a été l’impact de cet hiver un peu particulier sur les épidémies de grippe. Quid des chiffres pour la grippe saisonnière « normale » par rapport aux années précédentes ?

Le nombre de tests positifs effectués dans les hôpitaux ?

En France, j’ai entendu deux personnes du corps médical dire qu’il n’y avait pas de tests et que le diagnostic se faisait par élimination. Dans ces conditions comment parler de « vrais chiffres » ?

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