Par ici les déchets de Gentilly

Une vingtaine de villes canadiennes se sont portées volontaires pour accueillir — à jamais — les déchets radioactifs de Gentilly-2 et des autres centrales nucléaires canadiennes.

Photo : Hydro-Québec

En janvier, 17 de ces villes, toutes situées en Ontario et en Saskatchewan, avaient franchi l’étape de présélec-tion, toujours en cours. Le site d’enfouissement devra ouvrir au plus tard en 2035. D’ici là, les déchets de Gentilly resteront à la centrale.

On estime que les coûts liés à la cons-truction et à l’exploitation du site se situeront entre 16 et 24 milliards de dollars. Des milliers d’emplois seront créés dans la ville choisie.Pour financer le projet, les quatre sociétés d’État qui exploitent des centrales nucléaires au pays contribuent depuis 2002 à un fonds en fiducie, selon le volume de leurs déchets. Fin 2011, la valeur de ce fonds s’établissait à 2,5 milliards de dollars, dont 80 millions provenaient d’Hydro-Québec.

Aucune ville québécoise n’a manifesté d’intérêt pour les déchets nucléaires. Les municipalités auraient pu accueillir ceux de Gentilly-2, mais pas des autres centrales. Québec interdit l’enfouissement, sur son territoire, de déchets nucléaires en provenance de l’extérieur de la province.

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Un processus sévère : n’accueille pas des déchets nucléaires qui veut!

Voici les conditions à satisfaire :

  • Être situé loin des régions hautement sismiques et des failles actives
  • Avoir un sol qui permet de creuser jusqu’à 500m de profondeur
  • Disposer d’une superficie suffisante pour accueillir les installations
  • Être situé loin des zones protégées, des lieux patrimoniaux, des parcs nationaux ou provinciaux
  • Avoir un sol dépourvu de ressources minières ou hydrologiques, afin d’éviter que les générations futures ne creusent à proximité

 

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