Parcomètre intelligent : à Madrid, plus on pollue, plus on paie

À partir du 1er juillet, le prix payé par un automobiliste madrilène pour se stationner dépendra du moteur et de l’année de fabrication de son véhicule.

FouineurLa ville de Madrid se targue d’être la première au monde à mettre en place un système de parcomètres intelligents qui font payer un supplément aux utilisateurs de véhicules qui polluent, et qui réduisent les frais de stationnement pour les conducteurs de véhicules non-polluants.

À partir du 1er juillet, le prix payé par un Madrilène dépendra du moteur et de l’année de fabrication de son véhicule. Selon The Guardian, un rabais de 20 % sera accordé aux voitures hybrides, alors qu’une majoration de 20 % sera appliquée aux moteurs diesels assemblés en 2001, par exemple. Quant aux voitures électriques, elles pourront se garer gratuitement dans la capitale espagnole, où un million de véhicules circulent chaque jour.

L’achalandage des rues jouera également un rôle dans le calcul de la facture pour l’automobiliste : les quelques places restantes dans une rue prisée vaudront réellement leur pesant d’or, poussant de fait les conducteurs vers les rues désertes mais souvent plus éloignées.

Selon les fonctionnaires municipaux, trois conducteurs sur quatre ne verront pas de différence marquée avec ce nouveau système de prix, qui ira de 0,66 € à 3,29 € de l’heure (de 0,99 $ à 4,93 $). « Nous espérons qu’avoir à payer plus obligera les gens à y penser à deux fois avant d’utiliser leurs véhicules, et tout particulièrement quand ils sont polluants », a expliqué Elisa Barahona, responsable du développement durable à la ville de Madrid, au site du journal anglais.

L’installation des nouveaux parcomètres s’inscrit dans un train de mesures visant à diminuer la pollution atmosphérique à Madrid, où les émissions de dioxyde d’azote, principalement dus aux systèmes d’échappement des automobiles, ont parfois atteint un niveau cinq fois supérieure à la limite de sécurité fixée par l’Union européenne. Le centre-ville va ainsi voir débarquer des bus plus efficaces au plan énergétique et un programme de vélo en libre-service.

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5 commentaires
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Autrement dit, la voiture électrique utilise les routes et les stationnements sans jamais rien contribuer à leur construction et leur entretien. C’est un exemple flagrant d’une injustice évidente. Les taxes spéciales sur l’essence sont là pour payer la construction des routes et leur entretien. Dans la mesure où il y aura de plus en plus de voitures électriques, il faudra ajouter une taxe spéciale sur l’électricité comme contribution à la construction des routes et leur entretien.

Il est bien clair dans cet article qu’il s’agit de tarifs de stationnement… À ce que je sache, les tarifs de stationnement ne servent pas à paver les routes et les ponts mais plutôt à garnir les coffres des villes pour leurs dépenses d’infrastructures. Je suis entièrement d’accord avec cette mesure, en ce sens qu’une voiture électrique paiera un tarif minimum et qu’un gros VUS avec moteur V8 qui pollue l’atmosphère des villes paiera lui un tarif maximum. Je ne vois pas ce qu’il y a d’injuste et de révoltant dans cette politique.

C’est un début!

Je possède une petite voiture moins polluante que d’autres mais pas au niveau des électriques.
J’utilise depuis longtemps le transport en commun pour aller au centre-ville (de Montréal)en partant du nord de la ville..c’est encore moins cher que de payer pour stationner…
Malgré ma voiture moins polluante en plus très souvent ça ne prend pas plus de temps tout compte fait. Surtout l’hiver ou encore si on se trouve dans des ralentissements de la circulation, ce qui peux arriver n’importe quand, mais est aussi prévisible aux heures de pointe.

Sauf qu’avec les possibilités que nous offre l’informatique j’irais beaucoup plus loin en créant une carte à puce du citoyen responsable.
Elle contiendrait des codes qui serviraient à moduler les prix des taxes que chaque citoyen devraient payer pour tout ses achats et services selon certains barèmes établis.
Les paramètres (et les codes) tiendraient comptes des revenus et dettes envers les gouvernements, l’utilisation des produits et services des gouvernements, de la pollution que chacun produit autant par sa voiture, que par sa façon d’utiliser l’eau et l’électricité et tout ce qu’on peut imaginer.
Les codes pourraient être mise-à-jour au fur et à mesure de la vie des individus, comme par exemple après le traitement de sa déclaration d’impôts.
Un fumeur pourrait payer plus cher pour sa contribution aux services de santé par exemple. Et quoi, c’est sans limite.
Un individu possédant un VU en plus d’un revenu supérieur et célibataire paierait nettement plus cher pour son essence pour partir de Rosemont et se rendre au centre-ville de Montréal à tous les jours et plus cher pour y stationner que la mère de trois enfants, avec sa familiale. ayant des revenus annuels de $40,000. habitant Saint-Hyacinthe et ayant à se rendre aussi au centre-ville de Montréal pour que ses enfants rencontrent un médecin à l’hôpital Montréal pour enfants.
Tout ceci pouvant en même temps contribuer grandement à plus de justice sociale et un plus grand partage de la richesse collective.

Sans être totalement contre, c’est encore une fois de l’immersion sans aucune gêne d’un gouvernement dans nos vies.

Je présume Steve que vous préférez les intrusions à la APPLE ou à la GOOGLE?

En quoi l’imposition d’un coût pour l’utilisation d’une place de stationnement basée aussi et entre autres sur le degré de pollution de votre véhicule, dans les villes qui sont déjà et maintenant depuis longtemps saturées de voitures et de pollution est-il une intrusion dans nos vies?
Expliquez-moi donc ça Steve!