Pas d’éoliennes dans les Grands Lacs en Ontario

Le gouvernement de l’Ontario a annoncé vendredi qu’il interdirait l’implantation de parcs d’éoliennes en eau douce le temps que «de plus amples études scientifiques soient réalisées sur le sujet». Il met ainsi une croix sur plusieurs projets de construction dans les Grands Lacs.

Au cours des 10 dernières années, des centaines d’éoliennes ont été installées en mer, principalement dans le nord de l’Europe. Elles totalisent aujourd’hui plus de 3 gigawatts de puissance, mais de nombreux autres projets sont en développement, notamment en Chine et aux États-Unis. La technologie est connue, bien maîtrisée et de plus en plus rentable.

En mai dernier, un premier parc éolien situé en eau douce, le Vindpark Vänern, a été inauguré dans le sud de la Suède. Dix turbines de 3 mégawatts chacune ont été ancrées au fond du lac Vänern, à 7 kilomètres de la côte la plus proche et par 5 à 7 mètres de profondeur. Une technique d’ancrage spéciale a été utilisée pour minimiser l’emprise sur le roc.

Ce projet ne préoccupe pas outre mesure les autorités et les groupes environnementaux suédois. Aucune étude d’envergure n’est en cours pour surveiller de près l’impact de ces éoliennes. Leur installation n’a d’ailleurs pas empêché l’Unesco de décerner le titre de réserve mondiale de la biosphère à l’archipel du lac Vänern en juin dernier.

Un autre projet du même type devrait voir le jour l’an prochain dans le lac Erie, au large de Cleveland.

Alors pourquoi tant de timidité de la part de l’Ontario? Si la province entendait vraiment encourager l’énergie éolienne, elle aurait au moins pu mettre sur pied un projet pilote pour conduire ses propres études dans les Grands Lacs, bien plus étendus que le plan d’eau suédois, plutôt que d’annoncer laconiquement qu’elle attendait que d’autres fassent les études à sa place.

Disons que l’opposition d’une partie de la population à tout nouveau projet éolien et l’influence des lobbies d’autres formes d’énergie comme le nucléaire ont sûrement dû l’aider à prendre cette décision.

En matière d’énergie, il y a des moratoires qui se font attendre mais d’autres qui surviennent de manière bien impromptue…

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Je relève un chiffre : 3 GW = 2 centrales nucléaires de 3e génération… je suis pour les énergies renouvelables, mais il faut quand-même avouer que pour le moment ça manque un peu de crédibilité niveau puissance !

En fait seul le SOLAIRE si ce n’est pas trop cancérigène devrait être notre choix contre toutes les pollutions

H vous êtes en dessous de la réalité: la capacité de production en éolien est à diviser par 3 pour comparer proprement (une centrale nucléaire produit l’équivalent de 3 fois plus que l’éolien pour une même puissance installé).

En terme de retour sur investissement c’est encore pire: les périodes d’arrêt d’une centrale nucléaire peuvent être prévues aux moments de l’année où la demande d’électricité est la plus faible, donc son prix. Pour l’éolien quand cela produit faut le consommer… y compris à prix sacrifié si cela adonne que la demande est basse quand il y a du vent.